Agenda des luttes 10 septembre

jeudi 10 septembre 2020
par  Julie agenda

Et aujourd’hui on sera avec Alix de la Revue PD qui organise ce soir une rencontre autour de la parution de son troisième numéro
rdv ce soir, à 18h, à coté du Bar à la Folie, au 26 avenue Corentin Cariou, métro porte de la villette
https://pdlarevue.wordpress.com/

Agenda_2020.09.10

Après des semaines de mobilisation et alors qu’hier encore le comité de soutien à Anthony Smith organisait un rassemblement pour protester contre les sanctions prises à son encontre, la ministre du Travail a annoncé un aménagement de ces sanctions.
Après avoir été suspendu pour avoir défendu le port du masque au travail quand il n’était pas encore de rigueur, Anthony Smith avait été muté à Melun, soit à 200km de son domicile.
C’est finalement dans la Meuse, proche de son ancien département de la Marne, qu’il sera muté. Par ailleurs, il pourra conserver son mandat de représentant syndical de la région.
Si on peut difficilement parler de victoire, cette annonce montre en tout cas qu’il est nécessaire de maintenir un rapport de force et une défense collective.
Je rappelle d’ailleurs au passage que pour maintenir cette solidarité et ce rapport de force contre la répression syndicale, un meeting interpro est organisé mercredi prochain à la BDT de Paris, et le comité de soutien à Anthony Smith sera présent, aux côtés de représentants syndicaux qui ont affaire à la même répression, comme Gael Quirante de la Poste ou encore Alexandre el-Gammal de la Ratp

Répression toujours : A Nice, des magistrats ont distribué de lourdes amendes et de la prison avec sursis pour des slogans : « Ils tuent, ils blessent, à bas les CRS ! », ou encore « ils tirent au LBD, à bas les condés ! »
en Mai 2019, dans une manifestation organisée à Nice pour la défense de la fonction publique, ces slogans contre les violences policières sont entonnés, ce qui n’est pas du goût du syndicat de police Alliance qui porte plainte. Deux étudiants, un professeur syndicaliste et une autre manifestante sont arrêtés brutalement avant d’être convoqués en justice et poursuivis pour « outrage ».
Parmi les prévenus, un professeur d’histoire était aussi poursuivi pour « rébellion ». Lors de son arrestation, il avait été étranglé et écrasé au sol par des agents. Il avait déposé plainte suite à ces violences, mais Les policiers ont aussi porté plainte pour « rébellion », comme c’est devenu habituel dans le régime d’inversion permanente qui s’est installé.
Les peines vont de 2 à 6 mois de sursis et 7000 euros de « dommages et intérêt » pour les policiers. Une fois de plus, la répression judiciaire accompagne la répression policière....

on poursuit avec cette Tribune parue dans la revue Diacritik et signée par les enseignants du lycée Mozart du Blanc-Mesnil, qui alertent sur les problèmes sanitaires au sein de l’établissement, alors que le ministre de l’Éducation nationale se targue de gérer la situation sanitaire
dans ce communiqué, les enseignants rapportent que :
– Dans toutes les salles de classe les fenêtres sont oscillo-battantes et ne s’ouvrent qu’avec un angle restreint ce qui empêche toute aération des salles.
– Le lycée ne dispose que de dix blocs sanitaires soit un total de 20 toilettes et de 10 lavabos pour 1200 élèves. Le lavage des mains considéré comme essentiel par les autorités sanitaires ne sera donc pas réalisable dans ces conditions.
– Contrairement à ce qu’indique la campagne d’information gouvernementale, aucune organisation compatible avec « le fonctionnement normal » de l’établissement n’est possible pour la cantine.
– Les mesures prises pour nettoyer le matériel sont là encore très insuffisantes. Il est prévu un nettoyage des salles une fois par jour, comme dans des circonstances normales.
– Les règles de distanciation seront impossibles à respecter pendant les cours. Comme dans la quasi-totalité des lycées, la grande majorité des classes sont à 35 élèves voire au-delà dans certains établissements et sont entassés dans des salles d’une trentaine de mètres carrés à peine, sans tables individuelles.
– L’absence de mesures sérieuses pour les établissements scolaires apparaît également dans les carences par rapport à la question du masque. Alors même qu’il a été annoncé que les enseignants pourraient avoir deux masques par jour de travail, il s’agit en réalité de deux masques pour l’année.
Autrement dit, La politique actuelle du gouvernement consiste à rejeter la diffusion du virus sur la responsabilité des individus, qui seront accusés de ne pas avoir respecté des gestes barrières, ce qui permet à l’institution et au pouvoir public de se défausser de toute responsabilité, alors qu’ils n’ont rien organisé, et n’ont donné aucun moyen supplémentaire pour garantir des conditions matérielles et d’organisation permettant d’assurer la sécurité des élèves et des personnels.
et si vous voulez retrouver la tribune intégrale publiée par les enseignants du lycée Mozart du Blanc-Mesnil, rdv sur Diacritik  : https://diacritik.com/2020/09/07/tribune-des-conditions-sanitaires-impossibles-pour-une-rentree-pandemique/

les contractuel.le.s au Service d’Accueil, de bulletinage et de rangement de la Bibliothèque publique d’information se mettent en grève pour exiger une amélioration des conditions de travail au sein de la BPI
après une première mobilisation fin juillet et une discussion engagée avec la direction de la BPI en août, le collectif des précaires de la BPI demande toujours :

  • un allongement de la durée des contrats (actuellement de 6 mois, non renouvelables et avec un plafond d’heures ne permettant pas, ou très difficilement, l’accès aux allocations chômage)
  • une revalorisation des salaires (payés au smic) justifiée notamment par la pénibilité physique des vacations de rangement, et par le niveau d’études exigé (master) pour postuler au poste de vacataire d’accueil
  • et la délivrance d’un protocole Covid pour les vacataires (toujours pas effective, 2 mois après la réouverture de l’établissement, et alors que certain-e-s d’entre nous, tombé-e-s malades, ont dû se résoudre, attendant de passer un test, à perdre plusieurs jours de salaire, voire à démissionner, du fait d’être ainsi exposé-e-s)
    Aussi, pour se faire entendre, le Collectif des contractuel.les précaires de la BPI a décidé de se mettre en grève depuis 11h ce matin.

Le Mouvement national des Chômeurs et précaires rouvre sa perm téléphonique de défense des droits
Animée par des associations locales, par des militants, volontaires engagés dans la défense des droits des chômeurs, mais qui ne sont pas des juristes professionnels, cette perm est destinée à vous accompagner au mieux dans l’exercice de vos droits.
Si vous avez besoin, de conseils, vous pouvez donc appeler, du mardi au vendredi, de 10h à 17h, au : 01 40 03 90 66

Les brigades de solidarité populaire maintiennent certaines de leurs permanences où elles distribuent encore des colis alimentaires et produits d’hygiène, des masques et du gel hydroalcoolique qu’elles produisent : alors voici les points de collecte et de distribution qui seront ouverts aujourd’hui à Paris et en banlieue :

  • dans le 14ème, une perm est ouverte de 14h à 18h au 9 place de la garenne
  • à Saint Ouen, la perm est ouverte toute la journée jusqu’à 19h et c’est à l’épicerie les 3 poireaux qui se trouve au 21 rue Saint-Denis
  • enfin, à Montreuil, la perm de chez Natalia est ouverte de 11h à 14h et c’est au 68 rue des Ramenas et demain matin, à Montreuil, la perm de l’AERI sera ouverte à partir de 10h au 57 rue Etienne Marcel

de 12h à 14h, la cantine syrienne de Montreuil ouvre ses portes
Rdv donc ce midi dans le local de l’AERI qui se trouve au 57 rue Etienne Marcel à Montreuil, métro Croix de Chavaux.

à 13h, une AG est organisée à l’Hôpital Casanova de Saint-Denis pour revenir sur le Segur de la Santé et les conditions de travail qui restent catastrophiques à l’hôpital public
pour y participer, rdv donc à 13h devant l’hôpital Casanova qui se trouve rue Danielle Casanova, à Saint-Denis, métro Porte de Paris.

jusqu’à 16h, le Collectif Inter-Urgences organise son AG de rentrée pour préparer l’année qui s’ouvre
pour y participer, rdv donc jusqu’à 16h, à la BDT de Paris rue du château d’eau, métro République.

jusqu’à 17h, l’Union départementale CGT 92 organise un rassemblement en ligne de soutien aux salarié.e.s de la Fondation La Vie au grand air qui accompagne les enfants et les parents confrontés à des difficultés familiales
A travers ce rassemblement de soutien en ligne, la CGT entend aussi dénoncer les méthodes de management très dures et inacceptables à l’égard des salarie.e.s avec des mises à pied conservatoires et des licenciements abusifs, ainsi que le le mépris et la stigmatisation des élus syndicaux dont fait preuve la direction de la Fondation.
Pour les soutenir, rdv donc en ligne sur : https://www.facebook.com/events/762854487870106/

À partir de 17h45, le Cercle Universitaire d’Études Marxistes et les ÉDITIONS DELGA organisent une conférence sur la Biélorussie post-soviétique, avec l’historien Bruno DRWESKI
pour y assister, il faut s’inscrire en envoyant un mail à : cercle.univ.etud.marxiste@gmail.com
puis rdv à partir de 17h45 à la Sorbonne-Université, campus P. et M. Curie, place Jussieu, tour 65/66, 5ème étage, salle 504, Métro Jussieu

à partir de 18h, le collectif Inter-Urgences et la Base organisent un vernissage de l’exposition consacrée au mouvement de lutte du CIU
Pour retracer avec eux, les mois de lutte du collectif, rdv donc à partir de 18h ce soir à la Base, 31 rue Bichat, métro Goncourt

a partir de 18h et jusqu’à 20h, Les Désobéissants et les Jardinières masquées Ile de France/Paris organisent une action plantation pour se réapproprier les espaces délaissés à Montreuil et y cultiver des fruits et légumes afin de les mettre à la disposition de toutes et tous.
Pour participer à cette action, et connaitre l’endroit exact, il faut envoyer un mail à : jardinieres.paris@protonmail.com

à partir de 18h, le Saint-Sauveur ouvre ses portes pour une vente de tee-shirt proposée par à la Sauvette qui reverse une partie des sous récoltés à une caisse de grève et qui vient de sortir une belle collection clin d’œil à l’ensauvagement
ça commence donc à 18h et c’est au 11 rue des Panoyaux, métro Ménilmontant

à partir de 18h30, plusieurs organisations militantes locales, parmi lesquelles le CNL la Courtille, le Collectif Les Dionysiennes, le DAL St-Denis, les Femmes de Franc-Moisin, RESF Saint Denis, et les organisations syndicales locales de la CGT Territoriaux Ville de St Denis, CNT Educ 93, Union syndicale Sud-Solidaires St-Denis, Solidaires RATP Pleyel, Sud Education St-Denis, Sud Mairie de St-Denis, et SUD Plaine Commune organisent un rassemblement pour protester contre et la surenchère sécuritaire et la volonté de la mairie d’armer sa Police Municipale
Dans une période marquée par une offensive sécuritaire à l’extrême droite et au gouvernement, la nouvelle majorité PS et Génération.s élue à la ville de Saint-Denis a choisi son camp : ce sera celui de l’escalade de la répression déjà bien engagée avec un arrêté d’expulsion des migrants de la porte de paris, un arrêté anti-chicha ou encore les interpellations de vendeurs à la sauvette.
Alors que la crise économique touche déjà durement les quartiers populaires, que des centaines de migrant.es n’ont d’autres choix que d’occuper des tentes à la Porte de Paris, la Mairie de Saint-Denis veut armer sa Police Municipale de Flashball et d’armes de poing de catégorie B, créer une brigade cynophile et faire l’acquisition d’un drone de surveillance. Et ce jeudi, le Conseil Municipal soumettra au vote ces délibérations.
Alors pour protester contre cette politique répressive qui n’aura pour conséquence que de brutaliser encore plus les rapports entre la police et les habitant.es des quartiers, un rassemblement est organisé à 18h30.
Le rdv est donné devant l’hôtel de ville de Saint-Denis, au métro Saint-Denis Basilique.

À partir de 18h30, Alternatiba et ANV Action non-violente COP21 organisent une conférence en ligne autour de l’avenir de l’aviation face à la crise climatique et sociale.
La crise du Covid-19 a cloué les avions au sol comme jamais auparavant. Cette situation, imposée pour stopper la propagation du virus, a provoqué une onde de choc dans le secteur aéronautique… et questionné notre rapport à la mobilité. mais À l’heure où la crise sanitaire devrait nous permettre de prendre un virage vers une société décarbonée, plus solidaire et soutenable, le gouvernement s’entête à soutenir des entreprises polluantes qui nous mènent vers le chaos climatique.
L’objectif de cette conférence en ligne est de revenir sur l’avenir souhaitable de l’aviation et sur les moyens de soutenir les travailleur·ses de ce secteur pour organiser avec elles et eux la reconversion de cette industrie vers des transports décarbonés,
pour rejoindre la discussion en ligne avec un membre du bureau national Sud Aérien, un membre du Réseau Action Climat et des représentants d’Alternatiba et d’ANV-COP21, rdv donc à 18h30 sur : https://www.facebook.com/events/2754960578123077/

enfin, à 18h30 aussi, Alternatiba Paris organise son AG de rentrée
pour y participer, c’est à 18h30 donc et c’est au TEP Ménilmontant qui se trouve au 49 bvd Ménilmontant, métro Ménilmontant

infos et rdv culturels

à 19h30, la Librairie Quilombo, les Éditions Rue de l’échiquier et Zero Waste France organisent une Rencontre avec Flore Berlingen autour de son livre sur le Recyclage : le grand enfumage
Dans un contexte de surconsommation des ressources et d’explosion de la quantité de nos déchets, le recyclage apparaît telle la panacée face à l’hérésie de la mise en décharge ou de l’incinération. Nous voudrions croire aux vertus d’un système qui nous permettrait de continuer à consommer « comme si de rien n’était », en faisant juste l’effort de trier. Les campagnes de communication émanant d’acteurs publics ou privés entretiennent ce mirage, en faisant l’impasse sur les limites du recyclage.
En tant qu’Observatrice privilégiée de la gestion des déchets, Flore Berlingen décrypte les promesses de cette économie faussement circulaire, qui entretient le mythe de produits recyclables à l’infini. Elle démontre comment ses caractéristiques, dans la lignée du productivisme et du capitalisme, contribuent à perpétuer l’utilisation du jetable.
À l’heure où la crise sanitaire du Covid-19 favorise un retour en force des produits à usage unique, menaçant les timides avancées de ces dernières années, n’est-il pas urgent de réfléchir au modèle industrialo-économique que nous souhaitons voir advenir ? De rééquilibrer les efforts, moyens et financements investis en faveur d’une gestion des ressources véritablement pérenne ?
Pour en discuter avec Flore Berlingen, rdv donc à partir de 19h30 à la librairie Quilombo, au 23 rue Voltaire

à 19h30, les Éditions Libertalia organisent une rencontre avec Mathieu et Loriane Bellahsen et Rachel Knaebel pour une discussion autour de leur ouvrage La Révolte de la psychiatrie, publié aux éditions la découverte
Entre grèves et mobilisations multiples, un mouvement social inédit a remué la psychiatrie française, révélant les effets dévastateurs des restrictions budgétaires et de la rationalisation managériale imposées aux soignants et aux soignés depuis trente ans. Cet essai montre comment la psychiatrie de secteur, promouvant des soins tournés vers l’émancipation des patients, a été étouffée au profit de la gestion normalisante de la « santé mentale ». De l’autisme à la schizophrénie, le patient comme être humain n’est plus au centre du soin, sont surtout pris en compte les troubles de son cerveau. Ce qui a facilité une attaque en profondeur du service public, cantonné à la gestion des urgences et des plus précaires, au profit d’acteurs privés qui prospèrent sur le marché des prises en charge réputées « scientifiques ». Mais, partout, les ripostes s’organisent.
Pour en discuter avec les auteurs, rdv donc à partir de 19h30 aux éditions Libertalia, dont les locaux sont au 12 Rue Marcelin Berthelot, à Montreuil

à 20h, l’Atelier organise une rencontre avec les editions Macula
depuis 40 ans : Les Éditions Macula sont attentives à toutes les formes de l’art et à la diversité de la recherche en histoire de l’art dont elles se veulent le reflet. Cet objectif les conduit à publier les grands classiques de la discipline et les travaux de chercheurs contemporains. La plupart des ouvrages de leur catalogue sont accompagnés d’un important appareil critique ; certains sont le fruit d’une ambitieuse politique de traductions.
Pour revenir sur ces 40 années de publications avec les Editions Macula, rdv à partir de 20h à la librairie l’Atelier, 2 bis rue du Jourdain

Quelques parutions :

aujourd’hui Natacha Michel sort son Roman de la politique aux éditions La Fabrique
dans cet ouvrage, elle décrit, Comment pendant quarante années, au travers de deux organisations, avec Sylvain Lazarus, Alain Badiou et d’autres camarades, ils ont voulu rendre justice à leur temps, celui de ceux que l’on nomma les Maos, ceux qui, devant la catastrophe que fut l’URSS, cherchèrent une autre voie pour la justice et l’égalité.

Jean-Luc Sahagian vient de publier L’éblouissement de la révolte aux éditions CMDE
En Arménie, au printemps 2018, c’est la révolution. L’ensemble du pays est sorti dans les rues pour déloger le pouvoir corrompu, en place depuis des lustres. Dans un récit enlevé, incarné, tout à la fois drôle et poétique, Jean-Luc Sahagian raconte de l’intérieur ce mouvement populaire auquel il participe et qui se dévoile dans toute sa puissance. C’est aussi un voyage mental auquel nous convie le narrateur, nous exposant ses doutes et ses espoirs face à un changement qui vient bouleverser ses certitudes.
Lorsque l’obéissance meurt devant les yeux effarés des chefs, lorsque tout le monde veut changer de système et qu’il y parvient, l’espoir renaît. Quelle qu’en soit l’issue, personne ne sort indemne de l’éblouissement de la révolte.

Musique : Thomasa Del Real-Perra del Futuro

Agenda_2020.09.10

Documents joints

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