Agenda Fpp 30 novembre

mardi 30 novembre 2021
par  Julie agenda

Agenda du 30/11/2021

RDV MILITANTS

le collectif soutien exil Pantin organise une collecte pour les exilé.e.s qui ont été refoulés dans les tunnels à Pantin et au Pré-Saint-Gervais
et ielles ont besoin en particulier de vêtements chauds, de produits d’hygiène, d’eau, de jouets et livres pour enfants, et de téléphones
si vous voulez déposer vos dons, il faut contacter Yazid au : 06.48.41.41.66

En ce moment, un rassemblement de soutien est organisé sur le piquet de grève des salariés sans papiers de l’entreprise DPD au Coudray Montceaux, alors que la direction les a assignés en référé pour tenter d’obtenir la levée du piquet de grève.
Depuis le 15 novembre, environ 70 travailleurs sans-papiers tiennent deux piquets de grève : Un situé à l’extérieur du site au niveau de l’entrée du personnel, l’autre situé à l’intérieur du site qui rassemble une trentaine de personnes. c’est pour obtenir la levée de ce piquet de grève que la direction a assigné en référé les grévistes sans-papiers au tribunal judiciaire d’Évry.
Le Collectif de Travailleurs Sans Papiers de Vitry, à l’origine du mouvement, réclame toujours : la délivrance par La Poste et Derichebourg Intérim (société partenaire de DPD) des formulaires cerfa et des documents d’entreprise nécessaires à la demande de régularisation ainsi que des conditions de travail décentes, alors que la plupart d’entre eux, sans titre de séjour, travaillent depuis plusieurs années pour DPD et son partenaire Derichebourg Intérim, sous alias, c’est-à-dire avec l’identité d’une autre personne qui, elle, est en situation régulière.
Le délibéré est attendu aujourd’hui, aussi un rassemblement de soutien est organisé en ce moment sur le piquet de grève et c’est sur la rue du Bois de l’écu, au Coudray-Monceau

de 12h à 14h, l’Atelier d’Économie Politique du CEPN propose une séance autour de Pierre-Yves Hénin, de l’Université Paris 1, & Ahmet Insel, de l’Université de Galatasaray, qui présenteront leur essai intitulé : Le national-capitalisme autoritaire : une menacepour la démocratie
Le modèle occidental du capitalisme libéral, considéré comme le plus compatible avec la démocratie, paraissait victorieux à la chute du communisme. Mais il est aujourd’hui contesté par un capitalisme autoritaire et nationaliste qui est à l’œuvre de la Chine au Brésil, en passant par la Russie, la Turquie et plusieurs pays d’Europe centrale à régime « populiste ». Sous des modalités variées, ce national-capitalisme autoritaire tend à associer l’efficacité des économies de marché à l’exercice autoritaire, voire dictatorial, du pouvoir. Il est d’autant plus menaçant que le modèle occidental –crise de la Covid aidant– présente des fragilités économiques, sociales et politiques qui le font douter de ses propres valeurs. En témoignent le soutien populaire dont Donald Trump continue de bénéficier ou le tropisme chinois de la Hongrie de Victor Orbán.
Et si vous voulez en discuter avec Pierre-Yves hénin et Ahmet Insel, rdv donc jusqu’à 14h sur le Campus Condorcet, bâtiment de recherche Sud 4eme étage salle 4.023, et c’est au métro Front populaire à Aubervilliers
Et vous pouvez aussi suivre l’atelier sur la plateforme de visio Zoom :
Lien de réunion : https://cnrs.zoom.us/j/99399290037?pwd=cDcxV2xDbkd3aWFyQTE4ZW42VjZwdz09
ID de réunion : 993 9929 0037
Code secret : qMVj57

A 12h30, l’Iremmo - Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient organise une visio-conférence autour du politiste Laurent Bonnefoy qui reviendra sur le Yémen, récits de guerre, perspectives de paix
Et si vous voulez revenir sur le Yémen avec laurent Bonnefoy, auteur notamment de Yémen : de l’Arabie heureuse à la guerre (Fayard) ainsi que de nombreux articles sur la péninsule Arabique, notamment pour la revue Orient XXI, rdv à 12h30 sur : [https://www.helloasso.com/.../yemen-recits-de-guerre...-]

Depuis 9h ce matin, et toute la journée aujourd’hui encore, la Société d’Ethnologie Française poursuit son Colloque sur Les Institutions totales : évolutions et usages du concept au XXIe siècle
Cet aprem, les discussions reprendront à 13h30 avec le sociologue Ivan Sainsaulieu (Université de Lille) qui reviendra sur L’institution totale : comme oubli dans la sociologie du travail soignant à l’hôpital et introduira ainsi la session de discussion sur les Problématiques médicales et hospitalières
Delphine Moreau (EHESP) parlera de Détotalisation ou persistance d’une prise institutionnelle après l’asile ; Clément Cormi et Nicolas El Haik-Wagner (Hôpital Paul Brousse) qui reviendront sur la „détotalisation“ Au bloc opératoire, une « détotalisation » poussée par une bascule générationnelle et sociologique des équipes soignantes ? ; et Tonya Tartour (IFRIS) qui parlera des Emprises et déprises institutionnelles en psychiatrie. Quand les neuroleptiques à action prolongée interrogent les jeux d’échelle de l’institution totale
Et si vous voulez assister à ce colloque, rdv à 13h30 au Campus Condorcet, à Aubervilliers, métro Front populaire

De 14h à 16h, dans le cadre du cycle sur « L’approche décoloniale, un renouvellement des enjeux Nord-Sud » proposé par le centre Tricontinetal, Cédric Leterme, chercheur au CETRI, proposera une conférence sur les nouveaux colonialismes numériques
Aujourd’hui, le « numérique » est partout. Du transport à l’alimentation en passant par la santé ou le logement, difficile de trouver une sphère d’activité qui échappe encore à son emprise. Du moins dans les pays du Nord. Au Sud, les progrès de la numérisation restent plus inégaux. Ils n’en posent pas moins question.
D’abord, parce que les technologies numériques reposent sur un extractivisme et une fuite en avant écologique dont le Sud est la première victime à l’échelle mondiale. Ensuite, parce que leur déploiement profite avant tout à une poignée de multinationales qui concentrent un pouvoir inédit grâce à l’exploitation de quantité toujours croissante de « données ». Enfin, parce que la gouvernance et l’infrastructure globales du numérique sont aujourd’hui dominées par le Nord et le secteur privé, avec à la clé de nouvelles formes de dépendance et d’exploitation.
Mais les résistances s’organisent. Des États cherchent à promouvoir leur « industrialisation numérique » ou plus largement leur « souveraineté technologique ». En parallèle, des mouvements sociaux défendent un usage démocratique, écologique et émancipateur du numérique, face aux instrumentalisations du capitalisme de plateforme, mais aussi de la surveillance étatique.
Et si vous voulez suivre cette visioconférence, rdv à 14h sur : https://www.uda-uclouvain.be/page3.asp?CodeInterne=&Search=&ProfID=&CategorieEvenement=Cours&EvenementPeriodeID=958&EvenementLieuID=1&ActiviteSelection

A 14h, Laura Guérin soutien sa thèse de doctorat en sociologie, intitulée : L’appropriation spatiale comme résistance habitante. Ethnographie de résidences sociales issues de foyers de travailleurs migrants
Depuis 1997, les foyers de travailleurs migrants sont inscrits au Plan de Traitement les transformant en résidences sociales. Ces transformations visent, d’une part, une mise aux normes de salubrité et de sécurité des bâtiments construits dans les années 1960 et 1970 devenus vétustes et d’autre part, la transformation de leurs espaces de vie. Au travers d’une ethnographie réalisée auprès d’habitants originaires de la vallée du Fleuve Sénégal de trois résidences franciliennes à Paris, Saint-Denis et Stains, entre 2016 et 2020, cette thèse se propose d’analyser les processus d’appropriation des nouveaux espaces de la résidence post-résidentialisation. Elle met en lumière la réorganisation du quotidien par les habitants et la réappropriation de leurs espaces de vie face aux gestionnaires. En effet, au coeur des espaces individualisés, le quotidien habité devient résistant lorsqu’il tente de maintenir la visibilité voire l’existence des collectifs habitants entre les murs de la nouvelle résidence sociale. C’est cette permanence du collectif malgré la résidentialisation, sa diffraction au fil des espaces (individuel, collectif et intermédiaire) et sa régulation par la pluralité des entrepreneurs de morale (gestionnaires et habitants) que cette thèse analyse. Pluriel, ces collectifs laissent apparaître les nombreuses relations de pouvoir qui traversent la résidence, entre résidents et gestionnaires, mais également au sein du groupe résident qui semble alors bien plus hétérogène que les discours officiels semblent le présenter.
Et si vous voulez assister à cette soutenance de thèse, rdv à 14 heures dans la Salle A2-217, de l’Université Paris 8 dont l’entrée se fait par le 2 rue de la Liberté, à Saint-Denis, métro St-Denis Université ; et vous pouvez également la suivre en visio, et pour cela il faut demander le lien en envoyant un mail à Laura Guérin : lauraguerin00@gmail.com

Comme tous les mardis, Le collectif solidarité migrants Wilson lance un appel à bénévoles
il y a besoin de monde en cuisine et pour la distribution de ce soir
et si vous voulez y participer, le rendez-vous est donné à 14h pour la cuisine, et à 18h30 pour la distribution, au théâtre de la belle étoile qui se trouve au 14 rue Saint-Just, à Saint-Denis, RER Stade de France

Jusqu’ à 14h30, la Coordination syndicale départementale CGT des services publics territoriaux du Val-de-Marne organise un rassemblement pour s’opposer à l’application de la loi de transformation de la fonction publique
Et le rdv est donné devant le pavillon nord de Choisy le roi

à 17h, le Collectif sans papiers Montreuil organise un rassemblement pour réclamer les salaires des travailleurs sans papiers du chantier de la résidence étudiante.
Le patron de la boîte de construction, Fortis construction, avait pour habitude d’aller chercher des Sans papiers pour travailler au noir sur ce chantier en les payant à la journée. Mais après avoir gagné la confiance de ses employés sans papiers, il leur promettait un salaire hebdomadaire puis mensuel.
Finalement, après plusieurs semaines, ce patron voyou n’a toujours pas payé les travailleurs pour leurs semaines de travail sur le chantier.
Aussi, les travailleurs sans papiers du chantier ont décidé d’afficher des pancartes pour réclamer leur salaire et de se rassembler devant le chantier aujourd’hui à 17h pour dénoncer la situation de sur-exploitation des sans papiers, et le rdv est donné à 17h devant le chantier qui se trouve rue Parmentier à Montreuil

à 18h, la CGT Santé Action sociale, de SUD Santé Sociaux, d’Attac, du collectif « Brevets sur les vaccins anti-Covid, stop. Réquisition ! », de l’Association des médecins urgentistes de France, de la Ligue des droits de l’Homme organisent un rassemblement est organisé pour exiger la levée des brevets des vaccins
et le rdv est donné à 18h sur la place de la bourse

A 18h30, la Commission de Mobilisation du Travail Social Ile-de-France organise une Assemblée générale des professionnel.le.s et étudiant.e.s du travail social pour préparer la grève du secteur social et médico social du 7 décembre prochain
Exclusion du SEGUR et de la mission Laforcade, remise en cause de leurs statuts, de leurs conventions collectives et de leurs conditions de travail, galère pour trouver un stage, perte de sens lié à des politiques publiques qui ne répondent pas aux besoins de la population... les raisons de la colère dans le secteur social et médico-social, public comme privé, sont nombreuses.
C’est pourquoi, une nouvelle journée de mobilisation nationale est prévue mardi prochain, et pour la préparer une Ag est donc organisée ce soir à 18h30, à la bourse du travail de Paris, dans la salle Varlin, et l’entrée se fait par le 3 rue du château d’eau, Métro république

à 18h30, la Coordination contre la répression et les violences policières propose sa réunion hebdomadaire pour renforcer les solidarités et les soutiens contre la répression et les violences, dans les quartiers et les manifs.
Et si vous voulez y participer, c’est à partir de 18h30 à la Bourse du travail de Paris, 3 rue du Château d’eau, métro République

de 18h30 à 20h, les Baladantes proposent un atelier d’écriture créative au féminin, en non mixité
et si vous voulez y participer, rdv à partir de 18h30 à la Cité audacieuse, c’est au 9 rue de Vaugirard, métro Odéon

à 18h30, le séminaire sur les transformations de la structure sociale contemporaine proposé par la Fondation Gabriel Péri se poursuit avec une séance autour des politistes Catherine Wihtol de Wenden et Daniel Gaxie qui proposeront quelques repères sur les immigrations d’aujourd’hui
Alors que la question de l’immigration, objet de nombreuses idées reçues et contre-vérités, est au cœur des luttes politiques actuelles, il est urgent de faire le point sur la morphologie du phénomène migratoire : qu’est-ce qu’un « immigré » ? Combien sont-ils ? De quels pays viennent-ils ? Que sait-on de leurs parcours ? Quelle est l’évolution du phénomène en longue période ? Où vivent les immigrés ? Dans quels secteurs économiques sont-ils actifs ? Peut-on évaluer leurs apports à la société française ?
Et si vous voulez revenir sur toutes ces questions avec Catherine Withol de Wenden et Daniel Gaxie, rdv à 18h30 à la Fondation Gabriel Péri, c’est au 22ème étage de la Tour Essor, 14 rue Scandicci, à Pantin ; ou en visio, via : https://us02web.zoom.us/.../reg.../WN_oY-W5ZOXT8Sz6qFm7F18ow

A 19h, une délégation de l’Unef-Tacle de Nanterre s’invite au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche pour porter la proposition de compromis des sans-facs et exiger l’ouverture de négociations avec la présidence de l’université de Nanterre
Et si vous voulez les soutenir, le rdv est donné à 19h au ministère de l’ESR qui se trouve au 1 rue Descartes, métro cardinal Lemoine

A 19h, les association CARRé GEO & ENVIRONNEMENT, CARE et La base organisent une conférence pour faire le point sur la COP26
Du 31 octobre au 13 novembre dernier, s’est tenue à Glasgow en Ecosse la 26ème édition des négociations de l’ONU sur le climat.
Et si vous voulez faire un point sur les discussions qui ont été menées lors de cette COP26, avec : Marine POUGET, du Réseau Action Climat – France ; Inma FERRIZ, de Carré Géo & Environnement ; Fanny PETITBON, de CARE France et Ibrahim MBAMOKO de Carré Géo & Environnement, rdv à 19h à la Base, c’est au 31 rue Bichat, métro Goncourt
Et il faut vous inscrire au préalable, via : https://www.carregeo.org/d%C3.../n%C3%A9gociations-climat/

A 19h : La commission Transnationale organise une visio-conférence sur la situation en Tunisie
avec Layla Riahi, du réseau d’Afrique du nord pour la souveraineté alimentaire et Mouheddine Cherbib du comité pour le respect des droits de l’homme en Tunisie ;
Et si vous voulez suivre cette visioconférence rdv à 19h sur : https://us02web.zoom.us/j/87571467296?pwd=eUxoa0ZJb2VYVkEyYmdlL2VXKzAxdz09

à 20h30, le collectif Feminist in the City propose une visioconférence avec Joohee Bourgain qui reviendra sur le « panasiaféminisme ».
Elle évoquera les origines de ce mouvement féministe et en retracera la genèse en l’inscrivant dans l’histoire des résistances panasiatiques. Elle abordera son actualité notamment dans l’espace hexagonal français d’où émergent une parole politique portée par des organisations comme le collectif PAAF (PanAsiaFéministe).
Et si vous voulez suivre cette visioconférence sur le panasiaféminisme, rdv donc à 20h30 sur le site : www.feministsinthecity.com

Demain matin, à 8h30, l’Université Paris 1 La Sorbonne organise une Conférence autour de Cécile Asanuma-Brice (CNRS) qui reviendra sur La reconstruction à Fukushima et ses conséquences socio-spatiales
Le 11 mars 2011, un important séisme doublé d’un tsunami provoque la fonte de trois des six réacteurs de la centrale de Fukushima Daïchi au Japon. Dix ans après, les conséquences sociales de la gestion de l’accident sont en cause, malgré une reconstruction offensive de la zone évacuée autour de la centrale nucléaire. Cécile Asanuma-Brice reviendra sur le déroulé d’un désastre qui se poursuit jusqu’à nos jours en abordant les différents enjeux de l’administration post-accidentelle : refuge, incitation au retour, décontamination, répercussions sanitaires, communication du risque et résilience. Autant d’enjeux cruciaux pour une reconstruction en débat.
Et si vous voulez en discuter avec l’autrice de Fukushima, 10 ans après. Sociologie d’un désastre, paru aux éditions de la Maison des Sciences de l’Homme, rdv demain matin à 8h30, sur le lien teams : https://msteams.link/S0X0 

Enfin demain matin à partir de 10h, les juristes anarchistes de Science Po organisent une journée d’étude pour une pratique anarchiste du droit
Et si vous voulez retrouver le programme complet de cette journée d’étude, et vous y inscrire rdv sur : https://www.sciencespo.fr/ecole-de-droit/fr/actualites/journee-detude-des-juristes-anarchistes.html
Et ça se passe donc demain à partir de 10h à Sciences Po, salle Jeannie de Clarens, 27 rue Saint Guillaume, métro saint-Germain-des-Prés

RDV CULTURELS

Pour clôturer la 26ème édition des rencontres documentaires, le cinéma le Méliès propose à 18H, la projection du film ’Of Land and Bread’ réalisé en 2019 par Ehab Tarabieh 
En 2007, B’Tselem – le centre israélien d’information pour les droits de l’homme dans les territoires occupés – a promu un projet qui consistait à donner des caméras vidéo aux Palestinien.ne.s en Cisjordanie afin qu’ils/elles puissent documenter les violations des droits de l’homme qu’ils étaient contraint.e.s de subir sous l’occupation israélienne. Ces enregistrements vidéo bruts capturent de la manière la plus simple et la plus efficace les abus quotidiens et implacables commis à répétition par les colons illégaux et l’armée contre les Palestinien.ne.s. Au fil des ans, tous ces films sont devenus des archives vivantes et malheureusement en constante expansion des abus incessants et de la violence dont souffre la population palestinienne et avec lesquels elle doit vivre. Of Land and Bread rassemble certains de ces courts métrages dans un long métrage documentaire qui montre que la brutalité des colons et de l’armée n’épargne personne, et permet ainsi de saisir l’ampleur du cycle sans fin des violations des droits de l’homme auxquelles les Palestinien.ne.s sont confronté.e.s, alors que le monde regarde obstinément de l’autre côté.
Et si vous voulez découvrir ce film, rdv à 18h au ciné le Méliès qui se trouve sur la place Jean Jaurès à Montreuil, métro Croix de Chavaux

A 18h30, le Centre arabe de Recherches et d’études politiques de paris organise une conférence sur L’art public en Algérie : un outil de requalification urbaine et de réhabilitation citoyenne
Pour expliquer le renouveau des formes et lieux d’expression de la société civile algérienne, il est nécessaire de questionner le rapport étroit liant l’espace à ce que l’on nomme “art public”. Ayant observé la scène artistique urbaine algérienne à partir du milieu des années 2010, et plus récemment à travers les manifestations du Hirak (depuis février 2019), Gaëlle Hemeury de l’université de Tours, aborde la ville comme lieu témoin et terrain d’expression de la société civile. Dans cette conférence, elle montrera comment l’art public contribue à la (ré)appropriation, à la (ré)esthétisation et à la (re)politisation de l’espace public en Algérie au regard des requalifications urbaines et des réhabilitations citoyennes perceptibles.
Et si vous voulez suivre cette conférence, rdv à 18h30 dans les locaux du CAREP qui se trouvent au 12 rue Raymond Aron, métro Quai de la gare ; ou en visio, via : https://us06web.zoom.us/.../reg.../WN_EIW4DovfTzSG1VJ9SW-HhQ

A 19h, la Librairie De beaux lendemains organise une soirée pour le lancement du n°4 de la revue La Déferlante
« La Déferlante » est la première revue trimestrielle post #metoo consacrée aux féminismes et au genre. Tous les trois mois, en librairie et sur abonnement, elle raconte les luttes et les débats qui secouent notre société.
Créée et dirigée par des femmes, « La Déferlante » donne la parole aux femmes et aux minorités de genre et visibilise leurs vécus et leurs combats.
Pour le lancement de ce quatrième numéro qui a pour thème « S’aimer », la librairie de beaux lendemains recevra deux des cofondatrices Marie Barbier et Emmanuelle Josse, accompagnée par l’autrice Elise Thiebaut.
Et si vous voulez participer à cette soirée de lancement, c’est à partir de 19h à la librairie de beaux lendemains qui se trouve au 8 allée Rosa parks, à Bagnolet

à 19h, le Doc propose la projection du film Un dessert pour constance de Sarah Maldoror
Paris des années 70. Bokolo et Mamadou, balayeurs de la ville de Paris, cherchent un moyen pour payer le retour au pays d’un de leur camarade malade. Ils découvrent un jour dans les poubelles un vieux livre de recettes de cuisine. Leur vient alors l’idée de participer à un jeu télévisé qui consiste à décliner avec précision les ingrédients des meilleurs plats de la cuisine française. Ils apprennent alors par cœur les recettes des sauces, entremets et desserts.
Et si vous voulez découvrir ce film, rdv à19h au Doc c’est au 26 rue du docteur Potain, métro Télégraphe

Au ciné la Clef ce soir, l’association Home Cinema propose la projection de THE APPLAUSE MAN, en présence du réalisateur Ruben Vermeersch
Chacun.e son quart d’heure de célébrité mondiale - sauf pour Antoon De Pauw. Une véritable success story des années 90, autour d’une passion assez bizarre : s’inviter sur scène à la fin des grandes représentations théâtrales ou musicales belges, au moment des applaudissements de la foule enthousiaste, afin de les récolter à la place des artistes. Après son intervention spontanée dans le cadre de l’émission Soundmixshow, Antoon est devenu une figure culte en Belgique. D’où vient ce désir qui le pousse à se faire voir, même le jour de l’investiture de Barack Obama à Washington DC ? Ruben Vermeersch rend hommage à Antoon De Pauw à travers sa biographie extravagante.
Et si vous voulez la découvrir et en discuter avec le réalisateur, rdv à 19h30 au ciné la Clef, 34 rue Daubenton, métro Censier-Daubenton

A 20h la librairie l’Atelier organise une rencontre croisée autour d’Aurélia Michel et de son livre ’Un monde en nègre et blanc’ paru aux éditions du Seuil, et de Sarah Mazouz et de son livre « Race », paru aux éditions Anamosa
Dans « Un monde en nègre et blanc - Enquête historique sur l’ordre racial », l’historienne Aurélia Michel entreprend de relater et de clarifier, à destination d’un large public, le poids encore très actif de l’esclavage dans nos sociétés. Reprenant les grandes étapes qui ont mené de l’esclavage méditerranéen puis africain et atlantique aux processus de colonisation européenne dans trois continents (Afrique, Amérique et Asie), ce livre donne les clés historiques de la définition de la race et dévoile ses fondements économiques, anthropologiques et politiques.
Dans son livre intitulé « Race », la sociologue Sarah Mazouz montre qu’il est utile de défendre un usage critique du mot race, celui qui permet de désigner et par là de déjouer les actualisations contemporaines de l’assignation raciale. User de manière critique de la notion de race, c’est, en effet, décider de regarder au-delà de l’expression manifeste et facilement décelable du racisme assumé. C’est saisir la forme sédimentée, ordinaire et banalisée de l’assignation raciale et la désigner comme telle, quand elle s’exprime dans une blague ou un compliment, dans une manière de se croire attentif ou au contraire de laisser glisser le lapsus, dans le regard que l’on porte ou la compétence particulière que l’on attribue. C’est ainsi expliciter et problématiser la manière dont selon les époques et les contextes, une société construit du racial. Si le mot a changé d’usage et de camp, il demeure cependant tributaire de son histoire et y recourir de manière critique fait facilement l’objet d’un retournement de discrédit. Celles et ceux qui dénoncent les logiques de racialisation sont traité·es de racistes. Celles et ceux qui mettent en lumière l’expérience minoritaire en la rapportant à celle des discriminations raciales sont accusé·es d’avoir des vues hégémoniques. Dans le même temps, les discours racialisants continuent de prospérer sous le regard indifférent de la majorité.
Et si vous voulez rencontrer ces deux autrices, rdv à 20h à la librairie L’Atelier, c’est au 2 bis rue du Jourdain, métro Jourdain

A 20h, Les Mutins de Pangée et l’espace Saint-Michel propose une projection autour du film Hacking Justice réalisé par Clara López Rubio et Juan Pancorbo, suivi d’un débat avec des représentants de syndicats de journalisme français
Julian Assange a créé WikiLeaks en 2006, outil de publication crypté ayant permis la fuite de millions de documents secrets. Ceux-ci ont dévoilé les pratiques de corruption ordinaire des multinationales et celles d’espionnage, de propagande, d’assassinat et de torture des États.
Les documents transmis à WikiLeaks en 2010 par l’analyste de l’US Army Chelsea Manning constituent les révélations les plus importantes de l’histoire des crimes de guerre. Dès lors, Assange est devenu une cible à abattre. Suivant pas à pas la défense du fondateur de WikiLeaks coordonnée par le célèbre avocat espagnol Baltasar Garzón, les réalisateurs ont parcouru le monde pendant neuf ans pour retisser cette histoire aux implications politiques profondes pour la justice et la liberté d’informer.
Et si vous voulez découvrir ce film et en discuter avec Dominique Pradalié (SNJ), Emmanuel Vire (SNJ-CGT), et Anthony Bellanger de la Fédération internationale des journalistes (signataires de la lettre ouverte en soutien à Julian Assange), Rdv à 20h à l’espace Saint-Michel, 7 place St-Michel, métro St-Michel

Dans le cadre du Festival des Solidarités, la mairie de Sceaux accueille une expo photo intitulée BIRMANIE : LA FRAGILITE DE LA DEMOCRATIE proposée par La Communauté Birmane de France
Après presque 10 ans de transition démocratique, un coup d’état de la junte militaire frappe la Birmanie en Février 2021. Bien décidé à résister et ne pas voir la même issue que lors des évènements de 1988, le peuple Birman se soulève et envahit les rues du pays, avec une volonté d’abord, pacifique et qui se mue peu à peu en conflit violent devant la répression sanglante de l’armée.
Deux artistes Birmanes et 8 photographes Birmans et Français proposent avec cette exposition de découvrir ce pays au travers de scènes de vie précédant le coup d’état, de mettre en avant la petite communauté birmane de France, mobilisée pour soutenir le combat depuis la France, et enfin de vivre la ’résistance’ à travers une série de photos réalisées au cœur des manifestations à Rangoun la capitale.
Et si vous voulez découvrir cette expo, c’est toute la journée, et jusqu’au 11 décembre, à la mairie de Sceaux qui se trouve au 122 rue de Houdan, à Sceaux

Et dans le même cadre du festival des solidarités, le Cinéma Trianon de Sceaux propose un ciné-débat autour du film Padauk : Printemps birman, Un documentaire de Jeanne Hallacey et Rares Michael Ghilezan qui nous plonge dans les rues birmanes pendant les jours sombres qui ont suivi le coup d’État militaire du 1er février dernier.
A travers Nant, une jeune femme qui manifeste pour la première fois, la caméra suit trois militants des droits humains dont la vie est bouleversée par le coup d’État. Alors que les manifestations se poursuivent, Nant en vient à comprendre la vérité d’un régime brutal qui a continué à faire la guerre à son propre peuple pendant des décennies. Dans un contexte inquiétant, le réveil politique de Nant concernant le sort des groupes ethniques en Birmanie – un pays qui se caractérise par sa grande diversité – donne de l’espoir pour l’avenir.
Magnifiquement agrémenté de poésie et d’art, « Padauk : Le printemps birman » montre la résilience et la détermination du peuple birman, ainsi que ses sacrifices.
Et si vous voulez découvrir ce film-documentaire et en discuter avec : Tin Tin Htar Myint : Présidente de l’association ’La Communauté Birmane de France’ et Sophie Brondel : Coordinatrice de l’association ’Info-Birmanie’, rdv à 20h30 au cinéma le Trianon, qui se trouve au 3bis Rue Marguerite Renaudin - à Sceaux

Musique : Dr SCHULTZ - What a Wonderful World

Agenda du 30/11/2021