Agenda Fpp 13 octobre

mercredi 13 octobre 2021
par  Julie agenda

aujourd’hui on sera au téléphone avec Nicolas pour parler du film La bataille de la plaine qui sort aujourd’hui, un filme qui retrace la bataille qui a opposé, entre 2016 et 2019, les services de la municipalité qui voulaient imposer un programme de "requalification" du quartier, et les habitant.e.s et collectifs locaux qui s’opposaient à la gentrification du quartier et demandaient à être intégré.e.s au processus décisionnel
https://www.primitivi.org/La-Bataille-de-la-Plaine

AGENDA-2021.10.13

Rdv Militants

depuis 9h30 ce matin, l’association Ressources Alternatives propose une formation de 3 jours pour découvrir l’éducation populaire politique
L’éducation populaire qui inspire l’assoc Resources Alternatives, est celle héritée des pratiques culturelles du mouvement ouvrier. Son but est d’œuvrer pour une éducation de tous et par tous, qui vise tant l’émancipation individuelle et collective des individus, que le progrès social. Cela passe notamment par la lutte contre toutes les formes d’oppressions, ainsi que par la déconstruction des cadres et des habitudes qui nous aliènent, restreignent notre façon d’agir et de penser. Son ambition est aussi de favoriser l’émergence de dynamiques collectives qui permettent aux dominés de développer ensemble une compréhension critique de la société afin de mieux la transformer.
Cette formation est pensée comme une découverte et une mise-en-discussion des idées de l’éducation populaire, mais aussi comme une initiation à des méthodes qui permettent de libérer l’expression populaire, de confronter les points de vue, de partager les expériences et les analyser. Il s’agira de présenter et d’expérimenter également plusieurs outils qui permettent de réintroduire du politique dans ces pratiques : théâtre-forum, arpentage, groupes d’interview mutuelles, conférence gesticulée, porteur de parole, enquête conscientisante, débat mouvant…
et si vous voulez participer à cette formation de 3 jours, il faut vous inscrire en envoyant un mail à : formation@ressources-alternatives.org
et ça se passe à la Maison ouverte qui se trouve au 17 rue Hoche, à Montreuil, métro Croix de Chavaux

depuis 11h ce matin, le Collectif unitaire du 17 octobre 1961organise une conférence de presse pour présenter les événements autour du 60è anniversaire du ’jeudi noir’ du 17 octobre 1961.
Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur avait été imposé par le gouvernement de l’époque dont le Premier
ministre, Michel Debré, était hostile à l’indépendance de l’Algérie, et
le Préfet de Police Maurice Papon sous ses ordres.
Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et
le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants
furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de
police auxiliaire » – ou, pour nombre d’entre eux, refoulés en Algérie.
Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une
brutalité extrêmes des forces de police parisiennes, qui les jetèrent
vivants dans la Seine.
Afin de présenter l’Appel national (signé par plus de 110 associations,
syndicats et partis politiques) et les initiatives que prendront les
organisateurs de la manifestation du dimanche 17 octobre pour la
reconnaissance des massacres, le collectif organise donc cette conférence de presse en ce moment et si vous voulez la suivre c’est dans les locaux de Solidaires au 31 rue de la Grange aux belles Paris 10éme.

les Brigades de solidarité populaire d’Aubervilliers poursuivent leur collecte de produits de première nécessité pour les 120 familles que les Brigades soutiennent sur Pantin et Aubervilliers, et il y a toujours besoin en particulier de couches taille 3,4 et 5, de lait maternelle n°2 et 3 et de fournitures scolaires
et vous pouvez déposer vos dons :
à Aubervilliers dans le quartier mairie : à la librairie Les mots passants et au café culturel La collective qui se trouvent rue du Moutier ; et à Pantin dans le quartier Canal : au restaurant Chez Agnès qui se trouve au 21 rue Délisy

entre 12h et 14h la Cantine des Pyrénées sera ouverte
et si vous voulez y aller c’est au 77 rue de la mare, métro Jourdain

de 12h30 à 14h30, les GJ de Montreuil poursuivent leur cantine solidaire avec au programme des discussions sur la mobilisation pour soutenir la maison de l’Ermitage
et si vous voulez aller à la cantine des GJ de Montreuil, rdv de 12h30 à 14h30 à l’Aeri, c’est au 57 rue Étienne Marcel, à Montreuil, métro Croix de Chavaux

à 16h30 le squat du Marbré propose un atelier réparation vélo sans mec cis
et si vous voulez y participer, rdv à 16h30 au 39 rue des deux communes, à Montreuil, métro Robespierre

à 17h30, heure de Paris, le Collectif de recherche Action Politique et Démocratie de l’Université de Montréal organise une visioconférence avec Jérémy Louis qui reviendra sur L’expérimentation des tables de quartier en France : une tentative d’importation des pratiques communautaires québécoises.
Entre 2014 et 2017, se met en place, dans une dizaine de quartiers populaires en France, une expérimentation de « Tables de Quartier » d’inspiration montréalaise. L’objectif : rassembler habitants et collectifs à l’échelle de leur quartier, soulever des problématiques communes et agir pour les résoudre.
Dans cette visioconférence, le sociologue, Jérémy Louis reviendra sur les raisons de cette tentative d’importation de pratiques propres au mouvement communautaire québecois, avant d’aborder certaines caractéristiques de ces tables dans leur rapport au politique. Enfin, il abordera quelques unes des tensions entre cette expérimentation et la réalité des tables de quartier au Québec, qui sont le point de départ de l’enquête qu’il effectue à Montréal depuis Septembre.
Et si vous voulez suivre cette visioconférence de Jérémy Louis sur l’expérimentation des tables de quartier en France, rdv à 17h30 sur le lien zoom : https://umontreal.zoom.us/.../tZwvcumtrzIuHtZgnaDDgU3zP8I...

à 18h, le comité de soutien à la maison de l’ermitage organise un rassemblement devant la mairie de Montreuil au moment du conseil municipal pour exiger :

  • la réintégration de la maison de l’ermitage par ses occupant.e.s et la signature d’une convention d’usage
  • la réparation des dégâts causés par le départ de feu pour permettre la reprise des activités d’accueil et d’hébergement solidaires
  • et exiger une prise de position claire de la part d’une municipalité qui se revendique de gauche contre les expulsions locatives et contre la gentrification
    et si vous voulez soutenir le comité de soutien de la maison de l’ermitage, rdv à 18h devant la mairie de Montreuil

de 18h30 à 20h30, l’atelier sur les Fascismes, antifascismes, néofascismes, historiographies, enjeux et actualité des concepts organisé par l’EHESS fait sa rentrée !
Et pour cette première séance l’historienne Marie-Anne Matard Bonucci, de l’Université Paris 8, présentera ses dernières recherches autour des fascismes, en s’appuyant notamment sur son dernier livre intitulé : Totalitarisme fasciste (et paru en 2018 chez CNRS Éditions).
Cette séance introductive permettra d’entrer dans le vif du sujet et de discuter des définitions et délimitations du concept de fascisme. Est-il pertinent d’employer le terme au pluriel ? Le concept de fascisme permet-il d’englober des mouvements et régimes politiques divers, au-delà du seul cas italien ? Quelles seraient alors les caractéristiques communes aux fascismes ? C’est autour de ces questions que l’historienne Marie-Anne Matard Bonucci introduira ce séminaire
et si vous voulez y participer, rdv à 18h30 dans la Salle 50, Bâtiment EHESS, sur le Campus Condorcet, dont l’entrée se fait par la Cour des Humanités à Aubervilliers, métro : Front populaire
vous pouvez aussi le suivre en visio via le lien Zoom : https://sciencespo.zoom.us/j/91674810704?pwd=UHBjZklEUHFWL2dRR3VGNzFLY0VQdz09
s’inscrire : pierre.millet@ehess.fr .

De 18h30 à 20h30 aussi, l’Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient propose une table-ronde sur la ’Tunisie : une démocratie en péril ?’
et si vous voulez en discuter avec :

  • Nadia Chaabane, docteure en sciences du langage, militante associative féministe et femme politique tunisienne. Élue du camp progressiste à l’Assemblée nationale constituante tunisienne en 2011, membre du bureau politique d’Al Massar (la voie démocratique et sociale), elle est en première ligne pour la bataille pour l’égalité en Tunisie depuis 2011. Elle milite également dans le Collectif national pour les droits des femmes.
  • Khadija Mohsen-Finan, politologue, enseignante et chercheure en relations internationales à l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste du Maghreb et des questions méditerranéennes.
  • Hatem Nafti, essayiste, auteur de Tunisie, dessine-moi une révolution (L’Harmattan, 2015) et De la révolution à la restauration, où va la Tunisie ? (Riveneuve, 2019). Il écrit actuellement un livre sur le « coup de force » de Kaïs Saïed, dont la parution est prévue pour mars prochain (Riveneuve).
  • Et le politologue Jérôme Heurtaux
    rdv donc à 18h30 dans les locaux de l’Iremmo, c’est au 7 rue des Carmes, métro Maubert-Mutualité et il faut vous inscrire via : https://www.linscription.com/pro/activite.php?P1=77457

à 18h45, XR Paris IDF propose une réunion d’accueil des nouvelles militantes et nouveaux militants
et si vous voulez rejoindre XR Paris IDF, rdv à 18h45 à la fondation leopold meyer, qui se trouve au 38 rue Saint-Sabin

À 20h30, le séminaire « Comprendre et agir dans la complexité » proposé par le Collectif Malgré Tout reprend
L’année précédente, le collectif a approfondi l’étude de la complexité avec l’hypothèse centrale que celle-ci est le nom d’un changement objectif et matériel du monde et non une simple méthode d’analyse. Il a ainsi développé son point de vue qui repose sur une phénoménologie radicale pour laquelle si connaître est agir, on ne peut plus penser et agir dans le schéma cartésien de la séparation sujet-objet.
Dès lors, si l’humain ne fait pas l’histoire, la question est désormais de savoir ce que l’humain peut faire dans l’histoire et dans les situations qu’il habite et le constitue. Durant au moins quatre siècles, l’hypothèse téléologique et historiciste a offert une grille de lecture et d’action pour toute situation. La rupture du mythe du progrès laisse désormais notre postmodernité déboussolée face à une perte de sens qui tombe soit dans un pur subjectivisme sans sujet, soit dans l’illusion du retour possible de l’humain comme sujet de l’histoire. En considérant L’organicité comme principe d’action, le collectif Malgré tout propose dans ce séminaire d’essayer de comprendre sous quelles conditions il est possible de construire les multiples « machines de guerre » capables d’affronter la destruction néolibérale sans céder à la nostalgie du Grand soir qui casserait l’histoire en deux, ni croire que la multiplication des petites actions morales pourrait changer le monde. Ce séminaire accompagnera des expériences pratiques menées par le Collectif Malgré Tout en Amérique du Sud comme en France.
Et si vous voulez y participer, rdv à 20 h 30 au CICP, dans la grande salle, c’est au 21 ter rue Voltaire – métro Re des Boulets ou Nation

demain matin, à 9h, un rassemblement de soutien à deux inculpés suite à une action d’autoréduction est organisé au tribunal de Paris alors que s’ouvre leur procès
Suite à une action d’autoréduction menée en janvier dernier à Paris dans un Carrefour Market de la rue Nationale, dans le 13e arrondissement de Paris : Il leur est reproché d’avoir « frauduleusement soustrait des biens de consommation (denrées alimentaires, alcool, hi-fi etc…) pour un montant total estimé à 16 449,75 euros au préjudice de Carrefour Market, avec cette circonstance que les faits ont été commis en réunion ». Au-delà de ce montant fantasque, il est important de rappeler ce qu’il s’est passé.
Le 30 janvier dernier, une soixantaine de militant·e·s s’est introduit dans le carrefour Market pour remplir des caddies de produits alimentaires et hygiéniques. Après avoir distribué des tracts tant aux salarié·e·s qu’aux client·e·s, déployé deux banderoles, bloqué les caisses et expliqué au mégaphone les raisons de cette action, une négociation a été entamée avec le directeur du supermarché. Contacté par le directeur, le siège de Carrefour a accepté de céder la marchandise s’il s’agissait, selon leurs critères, de produits de première nécessité. Au bout d’une heure et demie d’une discussion qui a principalement porté sur la qualité et la nature des produits que la direction les autorisait à emporter, ils et elles sont parti·e·s avec donc l’accord de la direction.
Dans les jours qui ont suivi cette autoréduction, différents collectifs de la région parisienne engagés dans des actions de lutte contre la précarité ont redistribué les produits alimentaires et hygiéniques. Ce sont les liens tissés depuis le premier confinement qui ont permis à des cantines populaires, des réseaux de maraude, des associations de femmes, des collectifs de travailleur·euse·s sans papiers, mais aussi à des mères isolées de récupérer ces produits.
En mars 2020, alors que l’État abandonnait les plus précaires et que les structures associatives fermaient,de nombreux collectifs se sont mobilisés en distribuant nourriture et produits d’hygiène, partout en France : les brigades de solidarité populaire dans différentes villes, la Casa de Toulouse, l’Île Égalité de Cusset à Villeurbanne, le McDo autogéré de Saint-Barthélémy à Marseille, parmi tant d’autres exemples.
Avec la crise sanitaire, Carrefour, comme toutes les enseignes de la grande distribution, s’est considérablement enrichi sur le dos de ses salarié·e·s. Selon un rapport d’Oxfam de juin dernier : « En France en 2020, le secteur de la grande distribution alimentaire enregistre une croissance de 6,3% du chiffre d’affaires alors qu’en 2019 les ventes avaient progressé de moins de 1%. Le groupe Carrefour, coté en bourse, a ainsi vu ses bénéfices augmenter de 107% entre 2019 et 2020 et a augmenté ses dividendes de 114% ».
Ainsi, La crise sanitaire a fortement accentué des inégalités déjà existantes et en a révélé d’autres. Les mesures d’aides de l’État telles que le chômage partiel a surtout bénéficié aux salarié·e·s ayant déjà un emploi stable, laissant de côté les travailleur·euse·s précaires et les étudiant·e·s.
Les associations caritatives traditionnelles rapportent de très fortes hausses des demandes alimentaires depuis mars 2020 : +45% pour le Secours populaire et +30% pour les Restos du Coeur par exemple. De plus, la souffrance psychologique liée à l’isolement faisant suite aux confinements successifs a laissé des traces chez les personnes les plus vulnérables. Enfin, l’explosion du télétravail et d’une manière générale de la numérisation de nos vies, notamment dans l’accès aux services publics, a renforcé le clivage entre celleux qui possèdent un ordinateur, une connexion internet rapide et qui maitrisent parfaitement ces outils, et les autres.
Les actions d’autoréduction ont une longue histoire derrière elles. En Italie dans les années 70, de multiples collectifs de base organisaient des autoréductions dans les différents aspects de leur vie tels que les transports, les supermarchés, l’accès à l’électricité, les sorties culturelles. Ces actions « d’achats politiques » étaient l’occasion de ne pas limiter la lutte à l’usine mais de la porter au quotidien et dans l’ensemble de la société. Depuis cette époque, de nombreux mouvements se sont réapproprié ce type d’actions, par exemple des dizaines d’autoréduction ont eu lieu lors du mouvement des chômeur·euse·s de l’hiver 97/98. et Plus récemment, les Gilets jaunes en ont tenté plusieurs. Ces exemples ne se réduisent bien sûr pas qu’à la France, et le grand soulèvement d’octobre 2019 au Chili a démarré suite à l’augmentation du prix du ticket de métro et à des actions d’autoréduction d’étudiant·e·s décidant de ne plus payer le métro.
Aujourd’hui, alors que la crise économique liée à la crise sanitaire n’en est qu’à ses débuts, de nombreux collectifs choisissent d’agir par l’autoréduction et la solidarité offensive car ils ne veulent pas de la charité.
Aussi pour les soutenir, et soutenir les deux inculpés suite à l’action d’autoréduction du 30 janvier dernier, rdv demain matin à 9h devant le tribunal judiciaire de Paris a la porte de Clichy
et si vous voulez contacter le collectif, vous pouvez leur écrire à : contact14octobre@riseup.net

RDV Culturels

restez branchés sur le 106.3, Fpp poursuit la diffusion d’archives à l’occasion du 60 ème anniversaire du 17 octobre 1961
avec à 16h : la diffusion d’une archive d’octobre 1999 avec Jean-Luc Einaudi

à 17h, la Librairie l ’Atelier organise une rencontre sans tabou avec parents et enfants autour du nouveau livre d’Anna Roy et de Mademoiselle Caroline intitulé : Tout sur les règles ! Et paru aux éditions Flammarion
Ce livre est fait pour répondre à toutes les questions que peuvent se poser les jeunes filles, les femmes mais aussi les garçons et les hommes, car les règles, c’est un sujet de société.
Et si vous voulez en discuter avec les autrices, rdv à 17h à la librairie l’Atelier, c’est au 2 bis rue du Jourdain, métro Jourdain

à 19h, le Centre Culturel Algérien de Paris propose une Projection-débat autour de « Regards croisés sur la guerre d’Algérie’, réalisé par Dominique Montagu et Jean Noël Pillet
Regards croisés sur la guerre d’Algérie, s’inscrit dans une démarche mémorielle plurielle, dans une perspective de collecte de témoignages singuliers relatifs à la guerre d’Algérie.
A ce titre, il fait la part belle au vécu et à la vérité de deux hommes : l’un membre du FLN, le moudjahid Mouloud Louhi, l’autre membre du PCF, Marcel Yanelli, ainsi qu’aux enfants de ces deux protagonistes. il traite des traces de cette guerre, laissées aux générations suivantes.
La projection sera suivie d’un débat avec Marcel Yanelli, le Moudjahid Arezki Ait Ouazou, membre de la Fédération de France du FLN, et la réalisatrice Dominique Montagu
et si vous voulez y participer, rdv à 19h au centre culturel Algérien de Paris qui se trouve au 171 rue de la Croix Nivert, dans le 15ème

à 19h aussi, le Bar 61 propose une projection-débat autour du documentaire ’Syrie, les enfants sacrifiés de l’or noir’, en présence des réalisateursFrédéric Lafargue et Christophe Barreyre
Dans la province autonome du Nord est de la Syrie, est exploitée la quasi totalité des ressources pétrolières du pays. Mais les moyens de raffiner ce pétrole ont été détruits par près de 10 ans de guerre. Tout autour du village d’Abou Kadir, une cinquantaine de raffineries artisanales obscurcissent le ciel, polluent les champs, les sources, dans des explosions silencieuses aussi meurtrières que les bombes. Le carburant, vital pour les autorités kurdes du PYD, qui administrent la région, doit être raffiné par tous les moyens.
À Abou Kadir, ce sont des enfants, réfugiés syriens d’Alep et d’Idlib, âgés de 7 à 15 ans qui travaillent cette tache périlleuse.
Ces enfants forçats n’ont que cette option pour survivre, celle là, ou l’exil. Brahim, 15 ans, nous guide dans cet enfer où lui, ses frères et leur ami Ahmad gâchent leur enfance, rêvent d’école et de migration dans un décor et des conditions d’un autre temps.
Et si vous voulez découvrir ce docu et en discuter avec les réalisateurs, rdv à 19h au bar 61 qui se trouve au 3 rue de l’Oise, métro Crimée

à 19h30, la Librairie Le Merle moqueur organise une rencontre avec David Hury autour de son roman ’Mustapha s’en va-t-en guerre’ publié aux éditions Riveneuve.
Un grand roman d’amour, d’amitié et de trahison, inspiré de faits réels, qui court sur trois décennie, depuis le Maroc colonial jusqu’à la guerre d’Algérie au lendemain de l’Occupation de la France, entre résistance et collaboration. Ce livre retrace Le parcours d’un Franco-Marocain aux multiples identités qui se débat au nom de la liberté dans nos multiples contradictions et conflits partagés.
Et si vous voulez en discuter avec l’auteur, rdv à 19h30 à la librairie le Merle moqueur, c’est au 51 rue de Bagnolet, métro Alexandre Dumas

à 19h30, la librairie Libertalia accueille le collectif antifasciste La Horde pour une présentation de son jeu de société antifasciste coopératif qui est sorti le 1er octobre
et si vous voulez découvrir ce jeu avec le collectif La Horde, rdv dnc à 19h30, à la librairie Libertalia qui se trouve au 12 Rue Marcelin Berthelot, à Montreuil, métro Croix de Chavaux
En savoir plus sur le jeu : https://lahorde.samizdat.net/Antifa-le-jeu
le commander : https://lahorde.samizdat.net/materiel/
ou sur : https://www.editionslibertalia.com/catalogue/coeditions/antifa-le-jeu

cet aprem et demain encore, l’Ecole des Beaux-Arts poursuit son colloque international de 3 jours intitulé Désœuvrer qui propose de renouveler les discours sur l’oisiveté en art, en prenant pour objet toutes les formes artistiques du désœuvrement (volontaire mais aussi, parfois, subi) du milieu des années 1940 à nos jours, et en interrogeant le refus de faire œuvre et les stratégies anti-productivistes.
Aux dires d’André Breton, Saint-Pol-Roux faisait poser à l’entrée de son manoir un écritoire indiquant « Le poète travaille » lorsqu’il allait se coucher. Depuis, le capitalisme est parti à l’assaut du sommeil et digère jusqu’à l’improductivité. Car si le monde de l’art contemporain est hanté par des figures tutélaires enclines à l’oisiveté, ce sont désormais les médias et les « communicant·e·s » qui font de l’apologie du temps suspendu un leitmotiv. Celui-ci devient un argument de vente tout autant qu’une manière de se laver des accusations de frénésie capitaliste et de participation aux crises écologiques, sociales et financières. Au-delà de l’effet de mode, la mise à l’arrêt soudaine de la plupart des activités pendant le confinement d’ampleur mondiale a permis d’interroger dans des proportions nouvelles un modèle de société fondé sur l’accumulation, ouvrant des champs de réflexion et de création jusque-là marginaux et peu explorés.
Les artistes s’interrogent et nous interrogent : faire ou ne pas faire ? Produire ou ne pas produire ? Créer ou ne pas créer ? Faire, produire et créer, mais moins ? Depuis les années 1950, des poètes, peintres, sculpteurs·rices, performeur·euses, cinéastes et chorégraphes ont choisi de désoeuvrer, au sens actif et transitif du verbe. Ces artistes ont pris le parti de faire œuvre tout en faisant moins, en ne faisant pas, ou en faisant autre chose, privilégiant le voyage, la fête, l’ennui… Ils et elles ont inventé des gestes et des opérations capables de déjouer toute attente vis-à-vis de leur statut d’artiste.
Au programme cet aprem, les discussions porteront sur les Sabotages et détournements dans les années 1960 – 1980
Et si vous voulez suivre ce colloque, rdv à l‘Ecole des Beaux Arts, 14 Rue Bonaparte ; ou en visio via : informations.
Pour assister au colloque sur place, inscription obligatoire en ligne.

Musique : La compagnie du Lamparo - Libertat, extrait de l’album collectif La Commune refleurira, label Irfan

AGENDA-2021.10.13

Documents joints

Salut à toutes et à tous et bienvenue dans (...)