Agenda Fpp 12 avril

lundi 12 avril 2021
par  Julie agenda

Aujourd’hui, on sera au téléphone avec Yves de l’association amicalement vôtre, pour parler des activités de cette association qui aide les sans-abris
à suivre sur : https://www.facebook.com/amicalement.votre.39794
pour soutenir l’association, rdv sur la cagnotte en ligne : https://www.leetchi.com/c/collecte-sans-abris-hiver-2020?fbclid=IwAR0abSAzYY8MuEpSzsQx9yMhV9ND7xItMEuJtKhb0i1igppk3yggBtGqXqw

AGENDA DU 2021-04-12

Depuis 10h, Assa Traoré est convoquée pour une mise en examen pour avoir nommer les gendarmes mis en cause dans la mort de son frère, Adama Traoré et voici son communiqué :
Voilà où nous en sommes... Bientôt cinq ans que mon frère Adama est mort sur le sol de la gendarmerie de persan. Mort, entre les mains des gendarmes. Ces hommes ont été entendus. Une fois. Ils ont expliqué avoir écrasé mon frère, de tout leur poids. Longtemps, et avec force... Parce qu’il faut du temps pour étouffer quelqu’un, il faut peser lourd pour lui couper le souffle. Les gendarmes sont libres, mon frère est mort. Nous réclamons la vérité, dans un combat de tous les instants, nous tenons bon, grâce à tous, grâce aux nombreux soutiens, grâce à cette France qui croit encore en la justice, qui croit que la vérité vaincra. La justice française ne mérite pas son nom, quand c’est encore nous, les membres de la famille Traoré, qu’elle continue de prendre pour cible, en multipliant les procédures contre mes frères, contre moi. Je suis poursuivie parce que j’ose dire que mon frère est mort entre les mains de quatre gendarmes qui ne sont toujours pas mis en examen, pas même inquiétés. Trois gendarmes qui eux-mêmes ont expliqué avoir écrasé mon frère. Trois gendarmes qui l’ont vu mourir, le jour de son anniversaire. Trois gendarmes qui l’ont gardé menotté sur le sol brûlant de la gendarmerie alors que son coeur cessait de battre. Trois gendarmes dont les multiples expertises prouvent qu’ils ont joué un rôle dans le processus qui a conduit à la mort de mon frère. La justice n’est pas pressé de les entendre. Ni de les mettre en examen. Elle se hâte pourtant de me poursuivre quand je parle, quand je dis haut et fort que mon frère n’aurait pas dû mourir, quand j’explique qu’il est mort violenté par les forces de l’ordre. La justice ne poursuit pas les mains entre lesquelles mon frère est mort, la justice poursuit les mots que je prononce. La justice de ce pays, aujourd’hui, me met en examen, comme si j’étais une cible, comme si c’était la quête de justice et de vérité qu’il fallait réprimer, comme s’il fallait protéger ceux qui ont commis des gestes mortels, ceux sans qui mon frère ne serait pas mort. Je ne suis pas une victime, je ne le serai jamais, je suis une cible, et sachez que les coups glissent sur moi. Je ne baisserai jamais les bras, rien ne m’arrêtera sur le chemin de la vérité et de la justice.
Et si vous voulez la soutenir, rdv en ce moment sur le parvis du TGI, métro porte de Clichy

à partir d’aujourd’hui et toute la semaine, le collectif des Fermes d’Avenir propose une Formation en ligne pour ’Créer sa microferme agroécologique’
Et si le modèle de la microferme inspirée de l’agroécologie représentait pour nos sociétés industrialisées l’une ses solutions à la transition agricole à laquelle nous aspirons, et par là-même, celle de la société toute entière ?
Les projets d’installation en microferme agroécologique attirent chaque année de nombreuses personnes en quête de sens, notamment dans le cadre d’une reconversion professionnelle. Comme pour tout projet agricole, la viabilité économique du modèle de microferme reste un défi et la réussite d’un tel projet implique des compétences multiples : agronomique, entreprenarial, gestion de projet…
Cette formation permet donc aux personnes “en questionnement” de découvrir la réalité d’un projet d’entreprise, de disposer des clefs de réussite, de valider leur intérêt pour un tel projet et de construire leur parcours d’installation.
Accompagnés par des spécialistes du sujet, cette formation propose d’expliciter :
- Comment intégrer l’agroécologie au sein d’une ferme ?
- Comment une microferme peut être viable ?
- Quelles compétences mobiliser pour lancer ma ferme ?
- Quelles sont les étapes clefs pour bien préparer mon projet ?
Et si vous voulez avoir plus d’informations sur cette formation et éventuellement vous inscrire, rdv sur : https://fermesdavenir.org/.../creer-sa-microferme...

à 12h30, l’Iremmo - Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient organise un webinaire autour d’Ali Lmrabet qui reviendra sur la Normalisation entre le Maroc et Israël : quel avenir pour le Sahara Occidental ?
Et si vous voulez en discuter avec le journaliste marocain et membre de l’Association marocaine pour les Droits de l’Homme, il faut vous inscrire sur : https://bit.ly/3180Uk8
vous pourrez aussi suivre la conférence, sans interagir, sur le lien Youtube : https://www.youtube.com/watch ?v=OKPvafbBGiE

à 12h30 aussi,le Réseau de solidarité des prisonniers palestiniens Samidoun, propose une discussion collective, en anglais, autour du mouvement des prisonniers américains et palestiniens
En Palestine et au-delà, l’emprisonnement est utilisé comme un outil de répression, une méthode pour réduire les minorités au silence. Mais face à cette répression, le combat à l’intérieur s’organise et s’enracine. Ce sont celles et ceux qui portent ce combat qui ouvrent la voie à l’abolition, ou en tout cas à une remise en cause de la logique carcérale pour mettre fin à ces systèmes de répression.
Et si vous voulez discuter, en anglais, de ces luttes menées en Palestine et aux USA, avec : Charlotte Kates, du Samidoun Prisoners Solidarity Network, Amith Gupta, de la Coalition for Civil Freedoms et Hamzah Raza, de la Free Imam Jamil Coalition, rdv à 12h30 sur la page Facebook de Samidoun : https://www.facebook.com/SamidounPrisonerSolidarity

entre 13h et 18h, le collectif de la place Sainte-Marthe qui lutte contre la gentrification du quartier ouvre son point de collecte et de distributions et demain matin, à partir de 11h, ils ont besoin de monde en cuisine
et si vous voulez y participer, c’est au local du H qui se trouve au 18 de la rue Jean et Marie Moinon, métro Colonel Fabien

à 20h, l’association Bi’Cause organise une discussion en ligne avec le collectif pour la liberté d’expression des personnes autistes CLE-Autistes
Ce collectif qui lutte pour les droits des personnes autistes, leur dignité et leur qualité de vie et qui s’inscrit dans une vision politique du handicap, inspirée par la neurodiversité et les disabilitystudies*, indépendante des visions apolitiques, aliénantes et validistes du handicap, nourrit une réflexion systémique et intersectionnelle.
Et si vous voulez revenir avec eux sur leur lutte pour L’auto-défense et la représentation de toutes les personnes autistes dans tout ce qui les concerne, L’acceptation des personnes autistes et de toutes les neurodiversités sans conditions, Les droits, l’égalité et l’émancipation des personnes autistes, L’abolition du capacitisme et de la psychophobie sur toutes leurs formes, La vie autonome, l’auto-détermination et l’accès à la vie ordinaire avec le soutien nécessaire, ou encore sur La valorisation de la culture autiste comme autre socialisation et autre communication, rdv donc à 20h sur la page Facebook de Bi’Cause : https://www.facebook.com/AssoBiCause

à partir de 23h, le Réseau inter-universitaire québécois- propose un webinaire autour de l’anthropologue, Julie Gauthier, qui partagera son expérience personnelle pour apprivoiser la décolonisation. 
L’objectif de ce partage est de permettre aux participant.e.s d’explorer des notions conceptuelles d’autochtonisation et de décolonisation, d’une manière accessible, ouverte et plus intime à travers le récit du « chemin de décolonisation » d’une personne allochtone y œuvrant depuis longtemps.
Et si vous voulez suivre cette visioconférence, rdv à 23h sur : https://www.eventbrite.com/e/145103962859/

Demain matin, à partir de 8h30, le département de sociologie de l’université de Nanterre organise une journée d’étude sur les IDENTITÉS MIGRANTES DÉFINITIONS, REPRÉSENTATIONS ET LUTTES INTERNES
Depuis la Deuxième guerre mondiale, les phénomènes migratoires semblent s’être accélérés, et à partir de la fin des années 1960, la question migratoire est devenue centrale en Europe, dans nombre de travaux littéraires, scientifiques et politiques. Selon l’Organisation Internationale pour les Migrations, les études sur la migration et la mobilité « montrent que la migration est en grande partie liée aux transformations économiques, sociales, politiques et technologiques mondiales qui affectent un large éventail des questions politiques hautement prioritaires ».
Aujourd’hui, le total des migrants internationaux est estimé à 272 millions (3,5% d’une population mondiale de 7,7 milliards, c’est-à-dire, 1 personne sur 30 : d’après l’OIM).
Dans ce contexte, cette journée d’étude entend s’intéresser à l’évolution des politiques migratoires au sein des Etats qui attirent un grand nombre de migrants et de demandeurs d’asile ainsi que les institutions nationales et supranationales, en questionnant l’hétérogénéité de la catégorie ’migrant’.
Il s’agira aussi de s’intéresser à La question de l’immigration qui s’est imposée ces dernières années avec force dans le débat public....à grand renfort de théories nauséabondes comme celle « du grand remplacement » (élaborée par l’idéologue d’extrême droite Renaud Camus). Cette journée d’étude analysera la manière dont les migrants s’emparent de ces propos à leurs égards et construisent de nouveaux discours les concernant.
Au programme demain matin, les discussions porteront sur : les POLITIQUES ET l’IMMIGRATION, ENTRE IDEOLOGIES ET LUTTES INTERNES et sur LES TRAJECTOIRES (MIGRATOIRES ET D’INSTALLATION) DES MIGRANTS : en s’interessant aux MISES EN RECIT , et AUX FORMES DE RESISTANCE ET de MOBILISATIONS
et si vous voulez suivre cette journée d’étude, il faut vous inscrire avant ce soir en envoyant un mail à : orgaconf.projet.tut.parisnanterre@gmail.com

demain matin, à partir de 9h30, l’intersyndicale CGT/UNSA/UCP/SUPAP-FSU/FO/CFTC des agents municipaux de la Ville de Paris en lutte organise une manifestation pour dénoncer leur précarisation 
En pleine crise sanitaire, Anne Hidalgo remercie les personnels de la Ville pour leur engagement depuis plus d’un an…et tente de leur imposer une augmentation du temps de travail !
Suppression des 8 jours de congés et/ou augmentation du temps de travail au quotidien,
Réduction à 30mn la durée de pause repas et suppression du temps de trajet additionnel,
Élargissement des plages variables pour que des agent.es puissent arriver dès 7h ou partir jusqu’à 20h,
Des règles de prise de congés plus contraignantes pour inciter les agents à y renoncer / à les épargner / à les racheter,
Élargissement du badgeage unique (forfait cadre) sans décompte des horaires et donc travail supplémentaire non reconnu pour de nombreux agents,
Cycles de travail revus à partir de critères de pénibilité revisités.
En résumé : moins de jours de congés, augmentation quotidienne du temps de travail, incitations réglementaire et financière à prendre moins de congés, horaires plus variables, heures supplémentaires cachées / non reconnues et pouvoir accru de la hiérarchie.
La cohérence globale de ces mesures est d’augmenter et de flexibiliser le temps de travail, et de ne pas créer de postes !
Alors pour dénoncer cette précarisation au moment du Conseil de Paris, les agents municipaux de la ville de Paris manifestent demain matin à l’appel de l’intersyndicale, et le rdv est donné à 9h30 à la Gare de Lyon, au pied de la Tour Mattei, au niveau du 207 rue de Bercy, pour une manifestation jusqu’à l’Hôtel de Ville

demain matin à partir de 11h, le séminaire sur « Les territoires de la santé » organisé dans le cadre du projet Epidaure-Territoires propose une séance autour de l’articulation du sanitaire et du social.
Mauricio Aranda (de Sciences Po) reviendra sur ’Le traitement du ‘social’ dans les centres de santé. Et sur les Divisions du travail et d’accès aux soins des patients précaires’ ; et Céline Gabarro (de l’Institut La Personne en médecine) montrera comment ’le statut administratif limite l’accès aux droits et aux soins : en revenant sur les usages de l’aide médicale d’État par les étrangers en situation irrégulière, et leur relations avec les agents de l’Assurance maladie et les assistantes sociales de l’hôpital’
et si vous voulez suivre cette séance consacrée à l’articulation du sanitaire et du social, il faut vous inscrire via le formulaire : https://docs.google.com/forms/d/1ZuT0NK07C0Y0sxC97lIE_wNxIwmf7CGyr4rwKSndvpU/viewform?edit_requested=true

RDV CULTURELS

de 12h30 à 14h30, le Centre d’études sur les relations internationales de Science Po Paris propose un webinaire de présentation du dernier numéro de la revue Politique africaine, consacrée au Rwanda : et à l’Etat depuis le génocide
Ce dossier interroge la multiplicité des ressorts sociaux et politiques à l’œuvre dans la transformation de l’État rwandais depuis 1994. Il cherche ainsi à se libérer de l’intentionnalisme dont beaucoup d’analyses de l’appareil étatique depuis le génocide restent encore prisonnières. Si le volontarisme du Front patriotique rwandais au pouvoir est envisagé, c’est à travers la manière dont il a pu être filtré par un ensemble de contraintes. Dans cette optique, les articles proposent un éclairage empirique sur des aspects relativement peu explorés de l’État et du pouvoir rwandais, tels que l’administration locale des campagnes, la corruption dans les transports urbains, le maintien de l’ordre au quotidien dans les quartiers urbains, le fonctionnement du système pénitentiaire, les luttes de pouvoir au sein du Front patriotique rwandais et les influences historiques dont celui-ci est tributaire. Le dossier montre ainsi comment l’État est sans cesse retravaillé de l’intérieur et à ses marges, tout en invitant à se détacher d’une analyse téléologique de sa trajectoire depuis le génocide.
et si vous voulez en discuter avec Benjamin Chemouni, de l’Université Catholique de Louvain ; Guillaume Nicaise, de l’U4 Anti-Corruption Resource Centre ; Violaine Baraduc, de l’ EHESS. Et Aymar Nyenyezi Bisoka, de l’Université de Mons, Belgique ; Il faut vous inscrire sur :
Inscription – Registration
et le lien vers le numéro de la Revue Politique africaine : Rwanda, L’État depuis le génocidePolitique africaine 2020/4 (n° 160), Karthala, 2020.

de 15h à 17h, l’université de Bretagne propose une visioconférence autour de Sergio Dalla Bernardina qui reviendra sur La noblesse du prédateur et la vulgarité de la proie, un thème qu’il traite dans son ouvrage Faut qu’ça saigne, Écologie, religion, sacrifice, paru aux Éd. Dépaysage, 2020
La « lycolatrie » est à la mode. On loue la prestance des grands prédateurs, leur utilité, leur savoir-faire. On s’identifie à ces garants des écosystèmes, on justifie leurs incursions dans la sphère domestique, on pardonne leurs « bavures ». Dans ses travaux, Sergio Dalla Bernardina illustre le regain dintérêt pour les trophées de chasse et les animaux naturalisés dans l’art contemporain et la décoration d’intérieur. Il exprimeaussi son étonnement pour la désinvolture avec laquelle notre société, de plus en plus sensible à la cause animale, accroche à tous les murs ces restes inanimés. L’explication de cette contradiction apparente est surtout d’ordre religieux : dans une société qui se laïcise, les animaux sauvages sont associés à la sphère du sacré.
L’ethnographie des bêtes taxidermisées fournit à l’auteur le prétexte pour analyser l’évolution du statut de l’animal et pour aborder le thème de la violence.
Et si vous voulez en discuter avec lui, rdv à 15h sur : 

https://webinaire2.ehess.fr/b/gui-zas-zrq

à 18h30, Médecins Sans Frontières propose une visioconférence autour de la politiste et sociologue Karen Akoka, et de son ouvrage publié en novembre, L’Asile et l’exil. Une histoire de la distinction réfugiés / migrants (La découverte, 2020).
Dans ce livre, L’autrice décrit et analyse la trajectoire de l’OFPRA, l’institution française fondée en 1952 chargée de la reconnaissance du statut de réfugié ; elle donne ainsi à voir comment s’est établi, dans le cas français, l’histoire de la distinction migrants / réfugiés.
Depuis 2015, le débat public sur les mouvements migratoires observés aux frontières de l’Europe s’ancre sur la question de la meilleure façon de qualifier les personnes migrantes : sont-elles des réfugiés éligibles à la protection assurée par les conventions internationales et les lois européennes, ou bien des migrants économiques qui n’auraient pas vocation à rester en Europe ?
Alors que nous sommes nombreux à voir ces catégories comme venant de soi, Karen Akoka montre, par sa plongée au cœur de l’OFPRA, à quel point ces définitions sont des constructions relatives à des rapports de force politiques et diplomatiques. Ainsi, pour l’autrice, la baisse actuelle du taux de reconnaissance du statut de réfugié est moins liée à la transformation du profil des migrants qu’aux politiques d’asile dans un contexte où la migration est perçue comme un problème.
Karen Akoka s’intéresse également au rôle des individus qui compose l’OFPRA, de ses premiers employés, eux-mêmes ressortissants des pays d’origine des personnes sur lesquelles ils leur revenaient de statuer, jusqu’aux générations suivantes de fonctionnaires et contractuels, plus ou moins militants, diplômés et bureaucrates soucieux des indicateurs. Au-delà de son propos central, « L’asile et l’exil » permet de comprendre comment les politiques publiques, notamment avec l’émergence du ’new public management’ ont contribué à façonner le « réfugié » tel que nous le connaissons, en France, aujourd’hui.
Et si vous voulez en discuter avec la politiste et sociologue Karen Akoka, rdv à 18h30 sur : https://www.msf-crash.org/.../lasile-et-lexil-une...

à 20h, La Cinémathèque du documentaire à la Bpi poursuit son Cycle Pasolini, avec la projection virtuelle de L’Été de Giacomo d’Alessandro Comodin (2010, 1 h 18 min)
L’éveil aux sens et aux sensations de Giacomo, adolescent malentendant, le temps d’un été. La mise en scène de Comodin remplit les plans d’une sensualité saisissante, comme palpable sur l’écran. De nombreuses séquences se déroulent au bord du fleuve Tagliamento, théâtre privilégié des poèmes de jeunesse de Pasolini, écrit en dialecte frioulan.
Et si vous voulez voir ou revoir l’été de Giacomo, rdv : www.eventbrite.fr/e/billets-cycle-pasolini-dedicace-a-cecilia-mangini-courts-metrages-145530125523

demain matin, à partir de 8h30, le média QG recevra en live François Boulo, avocat des GJ, pour une discussion en ligne autour de son dernier livre : reprendre le pouvoir – Manuel d’émancipation politique » paru aux éditions Les Liens qui libèrent
et si vous voulez suivre ce live facebook, rdv demain à 8h30 sur : https://www.facebook.com/quartiergeneralmedia

demain matin de 10h à 12h, le séminaire ’Ancrages politiques et territoires’ organisé par l’université Paris 1 proposera une séance virtuelle autour de Michel Peraldi et Michel Samson qui présenteront leur livre Marseille en résistance. Fin de règnes et luttes urbaines, paru aux éditions La Découverte, 2020.
Lorsque le 5 novembre 2018 deux immeubles s’effondrent rue d’Aubagne à Marseille, tuant huit personnes et provoquant la colère des voisins, c’est tout un appareil politique qui se trouve mis en faillite. Celui d’abord de la municipalité en place, dont le drame révèle l’incapacité à construire durant son long « règne » une politique du logement et de lutte contre la pauvreté. Mais aussi celui de la vieille gauche institutionnelle dont les appareils ont été dissous dans trois élections successives perdues. Quant aux nouveaux acteurs portés par des vagues nationales, La France insoumise et LRM, ils peinent à s’ancrer localement, tandis que le Rassemblement national, comme une maladie endémique, semble tirer profit de la faiblesse des autres.
Cet ouvrage est d’abord une chronique sans équivalent de cette décomposition et de ses effets à la veille de nouvelles élections municipales. Marseille y apparaît comme une ville sous tutelle, où les services de l’État assument le quotidien d’une gouvernance à laquelle les acteurs politiques locaux et les petites bourgeoisies qu’ils représentent semblent avoir renoncé. Mais à cette léthargie s’oppose une révolte populaire qui vient de loin, ancrée dans l’humus social d’une jeunesse précarisée mais créative, portée par le dynamisme des industries culturelles et les solidarités populaires, soutenue enfin par une expérience militante acquise de longue date. La résistance s’organise comme l’utopie d’une ville où les mondes populaires n’ont pas encore renoncé à l’urbanité.
Et si vous voulez en discuter avec ses auteurs, Michel peraldi et Michel Samson, rdv demain à 10h sur :
https://zoom.univ-paris1.fr/j/93657868361?pwd=Nm9NeXB3a0plWUltUUxIdHBDV3oyUT09

parutions :
Aujourd’hui, Amnesty International France publie son rapport sur les attaques ciblées de logiciels espions contre les défenseurs des droits humains au Togo.
Et si vous voulez consulter ce rapport, il est disponible sur le site d’AIF, à l’adresse : https://www.amnesty.fr/

Pierre Dardot, Haud Guéguen, Christian Laval et Pierre Sauvêtre viennent de signer Le choix de la guerre civile. Une autre histoire du néolibéralisme  paru chez Lux
Cet ouvrage aborde le néolibéralisme sur le terrain qui, dès ses origines, fut le sien : le choix de la guerre civile en vue de réaliser le projet d’une pure société de marché. Une guerre de domination polymorphe qui sait parfois se doter des moyens de la coercition militaire et policière, mais qui se confond souvent avec l’exercice du pouvoir gouvernemental et qui se mène dans et par les institutions de l’État. De Hayek à Thatcher et Pinochet, de Mises à Trump et Bolsonaro et de Lippmann à Biden et Macron, le néolibéralisme a pris et prend des formes diverses selon ce que commandent les circonstances. Et ce qui apparaît, dans cette perspective stratégique, c’est l’histoire d’une logique dogmatique implacable qui ne regarde pas aux moyens employés pour affaiblir et, si possible, écraser ses ennemis.

Pascal Bonnard, Dorota Dakowska, et Boris Gobille viennent de signer Faire, défaire la démocratie. De Moscou, Bogota et Téhéran au conseil de l’Europe, chez Khartala, dans la collection ’Questions transnationales’.
Cet ouvrage part d’un paradoxe d’une brûlante actualité : alors que les régimes autoritaires tendent à se durcir et que les libertés publiques sont de plus en plus remises en question dans les démocraties libérales, le formalisme démocratique (norme électorale, expression de la « société civile », dispositifs participatifs, etc.) continue d’être très largement mobilisé comme source de légitimation interne et internationale. À partir d’enquêtes menées sur les pratiques d’une grande diversité de pays (Algérie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Colombie, France, Iran, Pologne, Russie, Turquie), les contributions rassemblées ici donnent à voir comment la norme démocratique, tout en demeurant incontournable, se trouve dans bien des cas affaiblie sinon vidée de sa substance à mesure qu’elle recouvre des formes plus ou moins raffinées de surveillance et de contrôle. Apparaît ainsi le brouillage contemporain de la frontière entre autoritarisme et démocratie, auquel les démocraties et les organisations internationales prêtent parfois leur concours lorsqu’elles sont amenées à en rabattre sur leurs standards.

AGENDA DU 2021-04-12

Documents joints

Aujourd'hui, on sera au téléphone avec Yves de (...)