Agenda des luttes 4 novembre

mercredi 4 novembre 2020
par  Julie agenda

Aujourd’hui, on sera au téléphone avec Titi du collectif Michtô pour parler urgence alimentaire en Seine-Saint-Denis
le collectif lance un appel : Si vous avez des plans de récupération, des stocks d’invendus, des restaurants solidaires, des assos qui peuvent distribuer ! Cela concerne en priorité (viande, légume, pomme de terre, huile, oeuf, riz, pâte, conserve, lait pour bébé, couche). Nous privilégions ces matières premières plutôt que des plats préparés qui ne sont pas au goût de tout le monde et nous disposons d’un tampon associatif qui permet aux structures donatrices de déclarer leurs dons. Vous recherchez aussi un camion frigorifique pour organiser des récupérations avec l’Association Amelior.
pour contacter le collectif Michtô : https://www.facebook.com/collectif.michto.1
Pour participer à la cagnotte, co-organisée avec le MFC 1871 :https://www.cotizup.com/aidealimentairesquat

Agenda du 04112020

et on commence avec cette alerte lancée par la Quadrature du net à propos de la proposition de loi de « sécurité globale », qui a été déposée le 20 octobre dernier par les députés de la majorité LREM, et qui sera débattue aujourd’hui à l’Assemblée nationale
Pour bien comprendre les dangers posés par cette proposition de loi, il faut la resituer dans la pratique générale du maintien de l’ordre en manifestation, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle entérine l’approche confrontationnelle du maintien de l’ordre, telle qu’elle s’illustre vivement depuis 2015 et telle qu’elle est fermement dénoncée notamment dans le rapport du défenseur des droits de 2018.
Cette approche confrontationnelle, comme son nom l’indique, vise avant tout à dissuader la population de participer à des manifestations, que ce soit par épuisement psychologique des participants (pratique de la nasse, blocage ou filtrage des entrées et sorties du parcours, gazage, fouilles au corps, comportements injurieux) ou par des violences physiques (LBD, grenades, charges).
Autrement dit, Cette approche ne traite plus les manifestantes et les manifestants comme des individus à protéger, mais comme des « flux » déshumanisés qu’il s’agit uniquement de canaliser, de dévier, de retenir ou d’écouler.
et C’est donc cette approche confrontationnelle que la loi « sécurité globale » tente de renforcer, en donnant à la police trois moyens technologiques nouveaux pour s’y enfoncer davantage :
D’abord avec la Surveillance de masse au sol, ensuite la surveillance de masse par drone, enfin l’interdiction de documenter l’action de la police s’agissant de la surveillance de mase au sol d’abord : Une loi de 2016 a autorisé les policiers et les gendarmes à filmer leurs interventions par des « caméra mobiles », mais à la condition que l’agent portant la caméra ne puisse pas accéder aux images, celles-ci ne pouvant être exploitées qu’a posteriori, lorsqu’un événement particulier survenu pendant l’intervention le justifiait. Et bien L’article 21 de la loi « sécurité globale » propose tout simplement de supprimer cette garantie. Non seulement l’agent pourra accéder aux images qu’il a enregistrées, mais les images ne seront plus seulement exploitées à posteriori : elles pourront aussi être « transmises en temps réel au poste de commandement ».
d’après la quadrature du net, qui rappelle que depuis 2012, la police est autorisée à utiliser les logiciels de reconnaissance faciale, l’intérêt de ce dispositif serait de permettre au centre de commandement de pouvoir renseigner en direct les agents de terrain sur l’identité des nombreux militants et militantes qu’ils croiseront, et qui sont déjà déjà fichées à tort ou à raison dans le TAJ, un fichier que la police gère seule, sans contrôle indépendant.
Ensuite, s’agissant de la Surveillance de masse aérienne, L’article 22 de la loi « sécurité globale » propose d’autoriser une pratique qui s’est répandue en violation de la loi au cours des derniers mois et contre laquelle la quadrature du net a déposé un recours : à savoir le déploiement de drones pour surveiller les manifestations.
D’abord comme pour les caméras mobiles, les images captées par drones peuvent être analysées par reconnaissance faciale en temps réel, facilitant les actions ciblées de la police contre des militants préalablement identifiés. La surveillance par drones permet aussi, plus simplement, de suivre à la trace n’importe quel individu « dérangeant » repéré au cours d’une manifestation, afin de diriger les forces aux sols pour le malmener. Mediapart en a récemment donné un exemple saisissant : le témoignage de militantes qui, pour défendre l’hôpital public, ont lâché une banderole flottante pendant un discours d’Emmanuel Macron et que la police a interpellées dans un domicile privé.
Ainsi, Le drone est l’outil idéal pour la gestion de flux déshumanisés propre à l’approche confrontationnelle. La position aérienne donne à voir concrètement ces « flux » et « liquides » que nous sommes devenus. Elle fait clairement apparaître les robinets et les écluses que la police peut actionner pour retenir, dévier ou faire écouler les flux humains, et ce sans aucun état d’âme si tant est qu’il y en avait...En effet, avec une vision si haute et lointaine, les ordres du centre de commandement ne peuvent qu’être déconnectés des considérations humaines les plus élémentaires : les manifestants et les manifestantes ne sont plus que des points vus du dessus, dont la souffrance et la peur sont imperceptibles. Les conditions idéales sont donc réunies pour éviter que les donneurs d’ordre ne soient distraits par quelque empathie ou considération morale, pour que plus rien ne retienne la violence illégitime qui dissuadera les manifestants de revenir exercer leurs droits.
Enfin, last but not least : L’article 24 de la loi « sécurité globale » propose d’interdire au public de diffuser « l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police ». Certes, la police empêche déjà régulièrement des personnes de la filmer alors qu’elles en ont parfaitement le droit. Mais avec Cette nouvelle disposition, la répression promet d’être encore plus systématique et violente, in situ mais aussi a posteriori puisque la police pourra exiger que les réseaux sociaux censurent toute image d’abus policiers.
Autrement dit : Le seul objectif de cette disposition est de permettre à la violence policière de perdurer tout en la rendant pratiquement incontestable.
Pour conclure, la Quadrature du Net rappelle qu’Aucune de ces trois mesures ne serait utile dans une approche non-violente du maintien de l’ordre, dont l’objectif ne consisterait pas à combattre l’exercice légitime d’une liberté fondamentale, mais bien de l’accompagner. A fortiori, ces mesures donneraient un pouvoir nouveau, dans un contexte où la contestation contre les violences policières grandit et où se fait criant le besoin de mécanismes démocratiques de contre-pouvoirs et de régulation du maintien de l’ordre.c’est pourquoi la Quadrature du Net demande à l’Assemblée nationale de supprimer ces articles et d’exiger du ministère de l’intérieur un changement radical de modèle dans le maintien de l’ordre.
Par ailleurs, à 14h, le Collectif urgence notre police assassine organise une mobilisation en ligne contre ce projet de loi, à suivre sur : https://www.facebook.com/Urgence.notre.police.assassine

On poursuit avec une deuxième alerte lancée aussi par la Quadrature du Net, s’agissant cette fois, du projet de loi qui sera aussi examiné à l’Assemblée nationale aujourd’hui, visant à prolonger encore une fois les « boites noires » qui ont été Introduites par la loi de renseignement de 2015
Les « boites noires » ce sont ces dispositifs qui permettent d’analyser de façon automatisée l’ensemble des communications circulant sur un point du réseau de télécommunications afin, soi-disant, de « révéler des menaces terroristes ». Sauf qu’après un recours déposé par la Quadrature du Net : la Cour de justice de l’Union européenne a déclaré ces [« boites noires » comme contraires au droit de l’Union.
En effet, Le 6 octobre dernier, au terme de cinq années de procédure, la Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt considérant que cette mesure « s’appliquant de manière globale à l’ensemble des personnes faisant usage des moyens de communications électroniques » et que « les données faisant l’objet de l’analyse automatisée sont susceptibles de révéler la nature des informations consultées en ligne », cette « ingérence particulièrement grave » ne puisse être admise qu’à titre exceptionnel « face à une menace grave pour la sécurité nationale qui s’avère réelle et actuelle ou prévisible » et ce « pendant une période strictement limitée ». Par ailleurs, toujours d’après la Cour de justice de l’UE : la mise en œuvre d’une telle mesure doit faire « l’objet d’un contrôle effectif soit par une juridiction, soit par une entité administrative indépendante, dont la décision est dotée d’un effet contraignant ».
Or, Le droit français ne respecte aucune de ces garanties. L’article L851-3 du code de la sécurité intérieure autorise cette mesure de façon générale et par principe, sans être conditionnée à la moindre « menace réelle et actuelle ». Le droit français n’encadre cette mesure dans aucune « période strictement limitée », mais autorise au contraire ces boites noires depuis cinq ans de façon ininterrompue. Enfin, le contrôle de cette mesure a été confié à la CNCTR qui, en droit, n’a aucun pouvoir contraignant.
Aussi, la Quadrature du Net considère que la prorogation de cette mesure ne pourrait être comprise que comme la volonté active du législateur de renoncer aux princes de hiérarchie des normes et d’État de droit en matière de surveillance.
Et si vous voulez lire l’article intégral de la Quadrature du Net sur ces ’boites noires’, rdv sur : https://www.laquadrature.net/2020/10/30/lettre-aux-parlementaires-supprimez-les-boites-noires-ne-violez-pas-le-droit-europeen/?fbclid=IwAR0t9lLJfuQtf8t3xYGgSYU1-5tjel5f4BZpaZnxUBY2NlD5TWNkUpFRj88

La Bourse du Travail de Paris est fermée au public, mais elle met en place une permanence juridique en distanciel que vous pouvez joindre :

aujourd’hui, deux activistes écologistes, Amil et Mickaël, sont convoqués au tribunal correctionnel de Paris pour avoir occupé les locaux du siège de la multinationale Black Rock le 10 février dernier à l’initiative notamment du groupe Youth For Climate et avoir participé au blocage de l’Avenue des Champs Élysées lors de l’action ’Nos Besoins’ menée par XR le 30 mai dernier

de 17:30 à 20:00, le Séminaire Capitalisme Cognitif de la Maison Des Sciences Économiques propose une visio-conférence avec ANDREAS MALM, autour de son dernier ouvrage : La chauve-souris et le capital. Coronavirus, changement climatique et urgence chronique, paru aux éditions La Fabrique.
Sur la piste du Covid-19, les chauves-souris restent le suspect n°1 des virologues dans la transmission du virus à l’homme. Mais d’autres facteurs, bien humains, ont contribué à abolir la « barrière des espèces » et à propager l’épidémie dans le monde entier : la déforestation accélérée, le commerce lucratif des animaux sauvages, l’explosion du trafic aérien ou encore le réchauffement climatique. Dans ce livre, Andreas Malm décrit les mécanismes par lesquels le capital, dans sa quête de profit sans fin, produit le risque épidémique sans fin.
À l’échelle microbienne comme atmosphérique, l’urgence est devenue chronique – et ne rien faire serait fatal. S’appuyant sur l’expérience inédite de ces derniers mois, Andreas Malm appelle à mettre en œuvre des politiques écologiques radicales à grande échelle ; il rappelle aussi que sur le front climatique, aucun « retour à la normale » ne sera possible et que les demi-mesures bureaucratiques ne suffiront pas. Si nous ne voulons pas vivre sur « une planète enfiévrée habitée par des gens fiévreux », il faut des méthodes révolutionnaires.
Pour en discuter en ligne avec lui, rdv donc à 17h30 sur le lien zoom :
https://zoom.us/j/93935413048
ID de réunion : 939 3541 3048
Code secret : 84KwzR

à 18:00, les Bibliothèques en lutte organisent une AG virtuelle pour faire un état des lieux du reconfinement dans les bibliothèques et déterminer ensemble des perspectives d’action
pour participer à cette AG virtuelle des bibliothèques en lutte, rdv donc à 18h sur le lien jitsi : https://meet.jit.si/BibsEnLUTTE

de 18h30 à 20h, l’Institut des Relations internationales et Stratégiques organise une visio-conférence intitulée : Pandémie, crise économique et sociale, et cycle électoral : où va l’Amérique latine ?
Épicentre mondial de la pandémie de Covid-19 avec les États-Unis, l’Amérique latine s’apprête à connaître une crise économique ’sans précédent’ selon la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (Cepal). Dans ce contexte porteur des plus grands risques sociaux et politiques, diverses élections et consultations populaires sont prévues en Bolivie, Brésil, Chili, Équateur, Mexique, Pérou, Venezuela...Quelles seront les conséquences des événements en cours sur les gouvernements en place et sur les dynamiques régionales latino-américaines ?
c’est à ces questions que tenteront de répondre : Marco ENRÍQUEZ-OMINAMI, ancien député et candidat à l’élection présidentielle du Chili, coordinateur exécutif du Groupe de Puebla, Guillaume LONG, ancien ministre des Affaires étrangères de l’Equateur et Carol PRONER, membre de l’Association brésilienne des juristes pour la démocratie.
Pour en discuter avec eux, il faut s’inscrire au préalable sur : https://my.eudonet.com/XRM/frm?lbl=formulaireconfameriquelatinevisio-4-novembre-2&tok=A604225B&cs=iTldE83tATZXuT2qzXlcIeVZhjY3OsdY&p=KEq9JKSPWamGuMBpBK8p2kkLlu400Acfvn7BW4IbQ-0%3d

A partir de 18h30, heure française, Le Groupe Un État démocratique laïque de Palestine et the Palestinian Revolution-Arab Spring organisent une visio-conférence, en arabe, sur les rapports de normalisation entre plusieurs États arabes et l’État d’Israël
Comment expliquer la course à la normalisation des régimes arabes avec Israël ? Contribuera-t-elle à résoudre les crises dans la région ? Et Quelles sont les chances que ces accords durent ?
C’est à ces questions que tenteront de répondre : la militante Lana Sadiq co-fondatrice du Groupe État démocratique laïque de Palestine et présidente du Forum sur la citoyenneté palestinienne-France, et l’écrivain jordanien Hisham Al-Bustani
Pour rejoindre la discussion en ligne, en arabe, rdv donc à 18h30 sur : https://www.facebook.com/events/388988062228367/

Demain matin, à partir de 9h et toute la journée, Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains organise un COLLOQUE EN VISIOCONFÉRENCE intitulé l’Humain qui vient avec au programme de demain matin : des débats sur le « non-humain » qui vient, l’intelligence dans le monde inorganique des machines et des robots, et le transhumanisme.
et pour Retrouvez le colloque en ligne, rdv dès 9h demain matin, sur : https://cutt.ly/Jf4gNo4

dès 9h aussi demain matin, Sudposte Hauts de Seine et le comité de soutien à la grève des postières et postiers du 92 appellent à un rassemblement de soutien pour Gaël Quirante alors que le Tribunal administratif pourrait prononcer sa réintégration
Le rapport de l’inspection du travail, et celui des services du Ministère de Travail dans le cadre de l’enquête préalable à la décision de Muriel Penicaud de licencier Gaël Quirante, ont conclu à une discrimination syndicale à son encontre de Gaël. Aussi, la décision a t-elle été attaquée au tribunal administratif et il est possible que celui-ci prononce sa réintégration...
Alors pour dénoncer la répression syndicale, rdv demain matin dès 9h à la gare RER de Cergy-Prefecture, où une manifestation est prévue jusqu’au Tribunal administratif.

Enfin demain matin, à partir de 10h, le séminaire consacré à la fabrique des autorités religieuses propose une séance virtuelle consacrée à « la variation d’échelle des autorités : entre autorités diffuses, transnationales et décentralisées »
L’un de enjeux des hiérarchies religieuses est d’opérer, faire et négocier avec des échelles de reconnaissance diverses du très local au transnational, mais également de se structurer au-delà des frontières nationales. Tout au long du XXe siècle, se sont affirmés des mouvements, charismatiques, cabalistiques et autres qui se sont organisés à l’échelle transnationale ou de manière décentralisée, questionnant parfois le rôle d’autorités plus institutionnelles. Dans cette séance Stéphane Lacroix et Claire Galembert interrogeront l’articulation entre autorités religieuses et affirmation, échanges, et circulations transnationales.
Et pour suivre le séminaire, rdv donc demain à partir de 10h sur : https://univ-amu-fr.zoom.us/j/98513952651?pwd=d2w1VVNnTkZ2b2F0eEtkU1M3Y0dldz09
Code secret : eDj3tY

Infos et rdv culturels :

à 20h ce soir, Le Vent Se Lève, Mr Mondialisation, le média Reporterre, et l’Union Syndicale Solidaires organisent une séance virtuelle du film Basta Capital, suivie d’une discussion en ligne avec l’équipe du Film
En 2020, dans un contexte social plus tendu que jamais, une communauté d’activistes perd l’un des leurs lors d’une manifestation, sous les coups des forces de l’ordre. Suite à ce drame, ils vont enlever des patrons du CAC40 pour forcer Emmanuel Macron à appliquer une réelle politique anticapitaliste.
Si vous voulez découvrir ce film, rdv sur : https://vimeo.com/ondemand/bastacapital202011…
et pour discuter avec l’équipe du Film, rdv à 21h45 sur le facebook Live : https://www.facebook.com/bastacapital/?__cft_…=AZWFAy-JzAVACHsa4uIi2n29NGg28d8rL4mD8sV6qGgVYzbluVEiIVY5XuuOIYeLn2YUuzHI3MXCMj4GD7O0KbxfUz2LALuU-W0eGEdZiyji_DergHTxkJGX-UMBLZD08jQRb5-ycpoCISavkICAV9kapiGLbyR-VmNyr8GoKBiYgSRLD2NYgxW9Jo2G8e8J62k&]

On ne peut plus aller au ciné mais on peut encore soutenir l’équipe de Home Cinéma qui fait revivre le cinéma associatif la Clef
la semaine dernière, la justice a rendu son délibéré et a condamné l’association à une amende de 2500 euros pour l’occupation, mais elle a aussi reconnu son projet comme légitime, elle a supprimé l’astreinte de 70 000 euros que l’association devait payer elle et lui a donné un délai de six mois pendant lequel l’association n’est pas expulsable.
Par ailleurs, l’association a lancé il y a quelques jours un appel à participation pour racheter le cinéma, mais que Le Groupe SOS est actuellement en discussion avec le propriétaire de La Clef, le CSE de la Caisse d’Épargne IDF, pour le racheter. Sauf que l’avenir de La Clef Revival et de l’association Home Cinéma n’est pas compatible avec le projet du Groupe SOS ! En effet, Le Groupe SOS est une organisation française spécialisée dans l’entrepreneuriat social dirigée par Jean-Marc Borello, membre du bureau exécutif de la République en marche, il possède 550 lieux et pèse près d’un milliard de chiffre d’affaire annuel.
Les valeurs que défend le collectif Home Cinéma, à savoir : l’indépendance politique, la transversalité dans les décisions, le soutien au milieu artistique précaire sans visée mercantile, l’accès à la culture pour tou.te.s avec un prix libre ou encore le caractère non lucratif du projet ne sont d’évidence pas compatibles avec le fonctionnement du groupe SOS.
C’est pourquoi il est plus que jamais nécessaire que l’association Home Cinema puisse acheter la Clef et ainsi la préserver de toute spéculation immobilière. Et pour cela, vous pouvez participer, en allant sur le site :
http://sauvequipeutlaclef.fr

parutions :

Marie-Noëlle Abi Yaghi et Virginie Troit viennent de publier un ouvrage intitulé ’ Transition humanitaire au Liban’, chez Karthala, en coédition avec la Fondation Croix-Rouge française
Malheureusement d’actualité, cet ouvrage interroge à travers des articles, des témoignages et des entretiens la nature du développement cyclique et réactif du secteur associatif, le caractère hybride de son rapport à l’État, notamment de sa gestion ordinaire du « social » qui le positionne comme relais privé de l’action étatique, et sa conception comme vecteur d’hégémonies (locales, nationales, et internationales). A l’aune des crises multiples que traverse le pays, un double questionnement qui touche le rôle et la nature du tissu associatif au Liban se pose : D’une part la nécessaire distanciation vis-à-vis de parrains et de patrons politiques, économiques et confessionnels, sources de légitimité dans le passé proche, ces derniers contribuent aujourd’hui au discrédit des acteurs associatifs (dans un contexte de rétrécissement de l’espace civique) ; et d’autre part, un exercice réflexif des acteurs associatifs eux-mêmes, quant à la nature et à l’identité de leurs structures, qui sont appelées, plus que jamais à être plus en adéquation avec les besoins et priorités contextuelles.
Les différentes contributions de chercheurs et praticiens à cet ouvrage, proposent une mise en perspective du “terrain libanais”, moins en tant que laboratoire de réponses “innovantes”, mais plus comme une invitation à repenser (et à dépasser) sur le temps long, la question de la transition, et les processus linéaires qu’elle suppose. A l’aune notamment de l’actualité libanaise qui réactualise l’impératif « humanitaire » de l’aide, les différentes contributions à cet ouvrage, partant de données empiriques et d’analyses d’une autre « crise », celle des réfugiés syriens, montrent en filigrane, la permanence de questions structurelles qui travaillent le secteur associatif libanais dans son ensemble.
Et pour commander cet ouvrage collectif, rdv sur : https://www.karthala.com/.../3358-transition-humanitaire...

Enfin, en écho à la visio-conférence organisée autour d’Andreas Malm, ’il signe avec le Zetkin Collective, intitulé Fascisme Fossile, L’extrême droite, l’énergie, le climat, et publié aux éditions La Fabrique.
L’élévation des températures et la montée de l’extrême droite forment deux menaces chaque jour plus pressantes. Or leur combinaison est explosive. Ce livre est une première tentative de penser ensemble les deux phénomènes. Qu’ont dit, écrit et fait les partis nationalistes en matière d’écologie et de climat durant les deux dernières décennies ? Devant l’abondance de preuves scientifiques, ils ont nié le réchauffement et se sont placés en défenseurs de l’industrie fossile. Dans son ensemble, l’extrême droite abhorre les éoliennes, s’oppose aux accords climatiques et nourrit de théories conspirationnistes sa détestation des mouvements écologistes. Même quand elle se revendique d’un « nationalisme vert », ses positions restent en toutes circonstances déterminées par la défense du territoire et son obsession de l’immigration.
L’état des lieux se double d’une fascinante enquête historique : dans les archives du fascisme classique, où les écrits de Marinetti et Jünger autant que les réalisations du Troisième Reich et de Mussolini témoignent d’une passion pour les énergies fossiles indissociable de leurs projets guerriers ; mais également au cœur de la civilisation occidentale où elles ont été une pierre angulaire de la domination blanche du monde moderne. Ce sont, disent les auteurs, ces articulations anciennes entre la race et l’énergie qui ressurgissent aujourd’hui dans une période de crise. Au point de faire émerger un fascisme fossile qui emploierait les moyens les plus brutaux à la préservation du statu quo ? Pour le Zetkin Collective, une chose est certaine : plus la Terre se réchauffe, plus la défense du climat et l’antifascisme tendent à ne former qu’un seul et même combat.

Musique : Samy Chino - Print Din Dubaï

Agenda du 04112020

Documents joints

de 18h30 à 20h, l'Institut des Relations (...)