Agenda des luttes 21 septembre

lundi 21 septembre 2020
par  Julie agenda

Aujourd’hui, j’ai le plaisir d’être en studio avec José dont nos auditrices et auditeurs connaissent l’émission au Son de la Rumba, et on parlera de son livre Carrefour African Jazz pour lequel il lance un appel à souscription.
Rdv sur : https://fr.ulule.com/carrefour-african-jazz/

Agenda21092020

Et on commence avec la dérive autoritaire qui se poursuit : Vendredi dernier, un nouveau « schéma national du maintien de l’ordre » a été publié et ce document, qui fige une doctrine dure et valide l’usage des armes de force intermédiaire,souligne aussi que les ordres de dispersions de manifestations ne connaitront plus aucune exception, au risque d’empêcher la presse et les ONG de témoigner de violences policières pourtant quasi-systématiques en manifestation.
Plus précisément, le document précise que le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception, y compris au profit des journalistes ou de membres d’associations. Dès lors qu’ils sont au cœur d’un attroupement, ils doivent comme n’importe quel citoyen obtempérer aux injonctions des représentants des forces de l’ordre en se positionnant en dehors des manifestants appelés à se disperser. » Autrement dit, les journalistes et les observateurs des différentes ONG pourraient ainsi être interpellés et poursuivis, sans que leur impératif professionnel ne soit pris en compte.
Alors que les ONG avaient réclamé la nécessaire reconnaissance par les autorités d’un statut d’observateur lors des manifestations, supposé être garanti par les engagements internationaux de la France, Amnesty International France souligne que leur demande n’a, une fois de plus, pas été prise en compte et rappelle que : Le rôle des observateurs est justement d’observer l’usage de la force. Ça n’a aucun sens de demander qu’ils soient dispersés au moment des sommations ! ».
Concernant les journalistes, le secrétaire général du Syndicat national des journalistes, Dominique Pradalié, craint que par ce texte, les journalistes ne soient transformer tout à fait en ’propagandistes, comme les États-Unis l’ont éprouvé pendant la guerre du Golfe’. Il réaffirme enfin la nécessaire liberté des journalistes, qui est de pouvoir être témoin de tout, partout et en tout moment. »

On poursuit avec cette action collective menée par plusieurs associations de soutien aux éxilé.e.s parmi lesquelles, Utopia 56, le CCFD Terre solidaire, les DÉLINQUANTS SOLIDAIRES, le GISTI ou encore le SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE qui ont réécrit l’arrêté publié parle préfet du Pas-de-Calais interdisant aux associations de distribuer gratuitement de la nourriture aux exilé.e.s
l’article exact publié le 10 septembre dernier indique qu’«  Il est interdit toute distribution gratuite de boissons et denrées alimentaires dans les rues du centre-ville de Calais pour mettre fin aux troubles à l’ordre public et limiter les risques sanitaires liés à des rassemblements non déclarés ».
Pour favoriser une meilleure compréhension de cet arrêté, les associations en ont réalisé une réécriture, débarrassée des faux-semblants du langage bureaucratique. Extraits :
’Considérant que l’Europe et ses États membres mènent une politique visant à maintenir à distance respectable de leurs frontières, les personnes qui tentent de fuir les guerres, persécutions et autres calamités provoquées par les élites politiques, économiques et financières ;
Considérant que la présence persistante dans le centre ville de Calais de personnes que leur aspect désigne comme étrangères et totalement démunies, met en évidence l’inhumanité de cette politique et constitue en conséquence une nuisance insupportable ;
Considérant que les actions déterminées menées jusqu’à ce jour pour soustraire ces personnes aux regards de la population et les dissuader de se rassembler sur le territoire de la commune et, si possible, du département, voire du territoire national, n’ont pas encore parfaitement atteint leur but ;
Considérant notamment que si les destructions quotidiennes de campements, tentes et cabanes de même que les opérations policières de harcèlement et de dispersion ont largement contribué à réduire significativement leur visibilité, nombre d’entre elles s’obstinent pourtant à apparaître à la vue de tou·tes et ce, à toutes heures du
jour ;
Considérant que doit en conséquence être empêchée toute réunion de personnes paraissant étrangères et démunies ainsi que toute action favorisant ces réunions, notamment les points de fixation créés pour assurer la satisfaction de leurs besoins élémentaires ;
Considérant que des associations subversives persévèrent à distribuer quotidiennement la nourriture dont ces personnes manquent et que, révélant les carences de la commune et de l’État, elles discréditent ainsi leur action ;
Il est interdit aux personnes étrangères exilées et migrantes de se nourrir et, par voie de conséquence, à toute personne ou association de leur procurer de la nourriture’.
Alors si vous voulez consulter le texte réécrit dans son intégralité, rdv sur : http://www.utopia56.com/fr/actualite/calais-pour-faire-disparaitre-migrantes-il-suffit-affamer
Dans le prolongement de cet exercice de réécriture, les associations signataires
appellent chacun·e à œuvrer pour que, sans délais, soient mises en œuvre des politiques tournant définitivement le dos à ces dérives nauséabondes et fondées sur le principe de la liberté de circulation et d’installation.

Au passage je signale aussi que Paris d’Exil et La Casa recherchent un local à louer pour créer un lieu de vie pour mineurs en recours.
Pour leur projet d’hébergement de mineurs et de familles exilés, Paris d’exil et la casa recherchent à Paris ou en proche banlieue, de préférence une maison ou un habitat plus atypique (tant qu’il ne nécessite de gros travaux pour pouvoir y vivre), avec 5 chambres minimum, pour un loyer maximum de 2500€. C’est l’association Paris d’exil qui sera locataire, avec toutes les garanties exigées par la loi.
Si vous êtes propriétaire et que vous souhaiter louer votre bien tout en soutenant notre projet, vous pouvez les contacter à l’adresse : lacasaparis.asso@gmail.com

Appel à la ’solidarité avec le peuple algérien et les détenus du Hirak’, rédigé à l’initiative d’intellectuels et militants algériens et signé notamment par ACDA vendredi, pour affirmer leur solidarité avec la lutte du peuple algérien pour les libertés démocratiques et la libération des prisonniers d’opinion.

Au lieu de suivre la voie de la sagesse et le sens élevé des responsabilités montrés par les acteurs du soulèvement et de répondre à leurs aspirations légitimes, les dirigeants algériens, toujours préoccupés par leurs luttes internes de pouvoir, échafaudent des feuilles de route remplies de promesses visant la sauvegarde de leurs propres intérêts.
Pour répondre aux aspirations populaires exprimées depuis février 2019, la voie est dans l’ouverture des scènes politique et médiatique, débarrassées de la surveillance des services de sécurité. Elle est dans l’engagement, par le dialogue et la négociation avec les acteurs du Hirak, d’une véritable transition démocratique pouvant assurer un État de droit garant des libertés individuelles et collectives. Cette réorientation politique des dirigeants algériens doit passer par la libération immédiate de tous les détenus politiques ou d’opinion aujourd’hui incarcérés par des juges soumis, avec des incriminations qui n’ont rien à voir avec leur combat pour les droits humains et les libertés démocratiques.
Alors si vous voulez retrouver l’appel intégral, rdv sur : https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/09/17/algerie-appel-pour-la-liberation-des-detenus-du-hirak_6052522_3232.html
et si vous voulez le signer, vous pouvez envoyer vos signatures à : acda.dz@gmail.com

Les brigades de solidarité populaire maintiennent certaines de leurs permanences où elles distribuent encore des colis alimentaires et produits d’hygiène, des masques et du gel hydroalcoolique qu’elles produisent : alors voici les points de collecte et de distribution qui seront ouverts aujourd’hui et demain à Paris et en banlieue :

  • dans le 11eme : une perm sera ouverte au 5 passage du marché, de 14h30 à 18h
  • dans le 13ème : une perm sera ouverte au 25 rue du moulinet de 14h à 18h
  • à Saint-Ouen : la perm de l’épicerie les 3 poireaux sera ouverte de 9h à 19h et c’est au 21 rue Saint-Denis
  • à Montreuil : la permanence du local de l’AERI sera ouverte de 10h à 18h et c’est au 57 Rue Étienne Marcel ; et la perm Chez Natalia sera ouverte de 11h à 14h au 68 rue des Ramenas
    demain matin :
  • à Montreuil, la permanence chez Natalia sera aussi ouverte à partir de 11h jusqu’à 14h
  • et demain aussi la permanence de Saint-Ouen au 3 poireaux sera ouverte à partir de 9h jusqu’à 19h

Les consultations en droit du travail à la Bourse du Travail ont repris et se font désormais sur rdv
et pour prendre rdv vous pouvez les contacter du lundi au vendredi
De 8h à 15h30, au : 01 44 84 50 21

de 12h à 14h la Cantine Syrienne de Montreuil ouvre ses portes
alors pour les rencontrer et partager un bon repas à prix libre, rdv entre 12h et 14h dans le local de l’AERI au 57 rue Étienne Marcel, à Montreuil

depuis 08:30 ce matin, l’Assemblée générale des sans-facs organise un rassemblement sur le site de Nanterre pour demander qu’une délégation soit reçue par le Conseil académique et exiger une inscription universitaire pour toutes et tous
A Nanterre, des jeunes sans-affectation se mobilisent depuis juillet pour exiger la création de place à l’Université et pouvoir poursuivre des études. Alors qu’ils ont recensé plus de 500 dossiers et déposés plus de 170 recours gracieux, ils n’ont reçu aucune réponse positive à une semaine de la rentrée !
Alors pour mettre la pression au moment où le Conseil académique se réunit, un rassemblement est organisé sur le site de l’université de Nanterre, et pour y participer rdv devant le bâtiment B, dont l’entrée se fait par le 200 avenue de la République, RER Nanterre-Université.

de 14:00 à 17:00, l’association Mondes Américains organise un table-ronde virtuelle autour du numéro 16 de la revue Brésil(s) : consacré au Genre et justice
Depuis les années 1970, la justice brésilienne est l’objet d’études et de réflexions critiques de la part des sciences sociales et des théories féministes, notamment grâce à l’analyse des impasses qu’elle rencontre pour faire face à la violence de genre. S’appuyant sur une solide méthode ethnographique, les enquêtes et les discussions se confrontent à un contexte institutionnel dans lequel le droit pénal donne de plus en plus d’importance aux victimes en même temps que de nouvelles lois et institutions visant à garantir les droits des minorités discriminées, sont votées et mises en place. Pourtant, la violence de genre – en particulier, la violence contre les femmes – occupe une place centrale dans le féminisme brésilien qui critique la négligence avec laquelle la justice (en particulier le système judiciaire, les commissariats de police et le ministère public) traite les crimes dont les femmes sont victimes. Les luttes politiques récentes sont associées à de nombreux travaux de recherche portant sur ces différentes lois et institutions, mobilisant des chercheurs en sciences sociales qui tentent d’en évaluer les effets. Ils peuvent relever de l’émergence d’acteurs politiques différents dont les revendications doivent être prises en considération mais aussi d’une nouvelle ferveur punitive qui caractériserait les revendications d’une société marquée par des injustices sociales extrêmes. Ce dossier cherche à aborder les versions les plus sophistiquées, d’un point de vue analytique, des différentes positions présentes au sein de ce débat, ce qui implique d’accorder une attention particulière à la politisation de la justice et au rôle des relations interpersonnelles et familiales dans les processus judiciaires, éléments qui orientent la pratique de nombreux juges et médiateurs.
Pour rejoindre la discussion avec les autrices et auteurs de ce dossier spécial ’Genre et Justice’ de la revue Brésil(s), il faut s’inscrire en envoyant un mail à moschpun@ehess.fr
Lire Brésil(s) n°16 - Genre et justice : https://journals.openedition.org/bresils/5123

à 14:00, les bénévoles de l’association Home Cinéma qui occupent le cinéma La clef pour sauver le dernier cinéma associatif de Paris, passent en audience devant la Cour d’appel !
après 1 an d’occupation et plus de 250 séances à prix libre qui ont déjà régalé plus de 12.000 spectateurs, et après avoir déjà été contraint de payer 70 000 € d’astreinte et 10 000 € d’amende au propiétaire, le CSE de la caisse d’épargne, les bénévoles de la Clef passent aujourd’hui devant la Cour d’appel de Paris.
Alors pour les soutenir, rdv à 14h à la Cour d’appel, métro Cité.
À 19h : l’équipe de la Clef organise une Assemblée à la Clef pour faire un Compte rendu de l’audience et à 19h30, elle enchaine avec une projo spéciale de l’adaptation du Procès de Kafka par Orson Welles.
Pour l’Assemblée et la projection, rdv à partir de 19h à la Clef, 34 rue Daubenton, métro Censier.

de 14:00 à 17:00, l’intersyndicale de l’ESR et le Collectif Facs et Labos en lutte organisent un rassemblement devant l’Assemblée nationale alors que les députés examinent aujourd’hui la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche !
Ce projet de loi prévoit moins de moyens et moins de recrutements et davantage de précarisation des enseignants, avec la création d’un nouveau statut précaire celui de l’ATEn dont la charge d’enseignement représente le double d’un service d’enseignant·e-chercheur·se. Mais la LPPR c’est aussi une recherche toujours davantage mise au service des intérêts des entreprises privées et dépendante des volontés du pouvoir politique. Or, la recherche ne fonctionne bien que si elle est indépendante, à la fois du pouvoir politique et du supposé ’marché de la connaissance’, qui n’est que celui des vanités et des égos.
Aussi pour défendre une recherche et une université publiques, ouvertes à toutes et tous et émancipatrices, rdv à 14h devant l’assemblée nationale, au niveau de la place du Président Edouard Herriot dans le 7ème
Plus d’infos : https://universiteouverte.org/.../bienvenue-en-france/

à partir d’aujourd’hui, à 14:30, et toute la semaine, la Bibliothèque publique d’information s’associe à la Fédération Nationale des Sourds de France pour proposer des ateliers de langue des signes, dans le cadre de la Journée Mondiale des Sourds qui aura lieu samedi prochain.
Ces cours sont ouverts à toutes et tous, débutants ou non, mais il faut s’inscrire en envoyant un mail à : lecture-handicap@bpi.fr2020 ,
puis rdv à L’Atelier de la BPI qui se trouve au Niveau 3 • Entrée rue Beaubourg

de 18:00 à 21:00, le Réseau Salariat Grand Paris reprend ses séminaires sur l’entreprise, de manière virtuelle
et pour la séance d’aujourd’hui, Benoît Borrits reviendra sur le modèle de la Coopérative pour l’entreprise
et pour suivre le séminaire, il faut écrire à écrire à : contact-grand-paris@reseau-salariat.info ou aller sur leur page Facebook : https://m.me/reseausalariatgp

à 21h, heure française, the Intercept invite Naomi Klein, Shoshana Zuboff et Simone Browne pour une conférence en ligne, en anglais, intitulée : La surveillance à l’ère de la pandémie et de la protestation
Au début de la pandémie, Naomi Klein a écrit que les forces se sont alignées pour « faire avancer une vision d’un avenir dans lequel chaque mouvement, chaque mot, chaque relation est traçable et exploitable ». Pour les privilégiés, ’ presque tout est livré à domicile, soit virtuellement via la technologie du streaming et du cloud, soit physiquement via un véhicule sans conducteur ou un drone’ . Pour les contestataires, tous leurs faits et gestes sont désormais enregistrés.
Dans cette conversation en direct, les trois autrices reviendront sur les dangers du capitalisme de surveillance et sur son historique depuis la police des Vies noires sous l’esclavage.
Pour rejoindre la conversation en ligne, rdv sur : https://www.facebook.com/events/780210006072872/

enfin demain, à 11:00, l’union départementale CGT 92 organise un rassemblement de soutien aux salarié.e. s de Engie et Suez qui se mobilisent contre l’OPA de Veolia sur Suez et le démantèlement de Engie par l’externalisation et la privatisation des missions.
Pour les soutenir, rdv demain matin à 11h à La Défense, au niveau de la tour T1, 1 place Samuel de Champlain.

Musique : Indépendance Tcha-Tcha mix Rumba

Agenda21092020

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