Agenda des luttes 2 septembre

mercredi 2 septembre 2020
par  Julie agenda

Aujourd’hui, on sera avec Mathilde de la Commission de mobilisation du travail social en IDF pour parler du rassemblement prévu demain pour soutenir Boris, éduc Spé dans le 93 qui est convoqué en entretien préalable à son licenciement.
Pour Réclamer l’arrêt immédiat de la procédure disciplinaire contre Boris !
rdv demain à 10h30, devant l’ESAT Élisa Sénart , 58 bd Maurice Faure, ZAC paris sud 4, 77380 Combs la Ville
Pour contacter la Commission de mobilisation du travail social en IDF, des covoit’ sont organisés :[https://www.facebook.com/Commission-de-Mobilisation-du-Travail-Social-Ile-de-France-887860558003185/]
et rdv mardi prochain pour l’AG de rentrée de la Commission et préparer collectivement les prochaines rencontres nationales du 3 et 4 octobre.
Rdv mardi prochain, à 18h30 à la bourse du travail rue Château d’eau.

AGENDA_2020.09.02

Et on commence avec des nouvelles concernant les 219 personnes, dont 59 enfants et quinze femmes enceintes, essentiellement originaires de Somalie, d’Afghanistan et de Côte d’Ivoire, qui avaient investi le parvis de l’hôtel de ville, avec le soutien de l’association Utopia 56, pour réclamer un accueil digne et un hébergement. 
Elles ont été évacué hier par la police, et elles sont hébergées temporairement dans l’hôtel de ville, mais aucune solution pérenne ne leur a été proposée.
Pour les soutenir, vous pouvez rejoindre ou faire un don à l’association Utopia 56 qui était à l’initiative de cette action et qui, depuis 2016, aide les exilé.e.s, à Paris, Calais, Grande-Synthe, Lille, Rennes, Toulouse et Tours.
Pour les contacter ou faire un don, rdv sur le lien que vous retrouverez sur le site de l’agenda : http://www.utopia56.com/fr
et si vous voulez les rencontrer, un apéro est organisé ce soir à 19h pour présenter les activités et stratégies de l’association. Vous pourrez rencontrer un responsable de chaque pôle de l’association concernant les Mineurs isolés, les familles, l’Hébergement, le pôle Extérieur, le pôle Nuit, ou encore le pôle Collectes & Événements...
Pour les rencontrer, rdv donc ce soir à partir de 19h et jusqu’à 22h au Rosa Bonheur, qui se trouve au 2 avenue de la Cascade dans le parc des Buttes Chaumont, métro Botzaris

on poursuit avec cet appel lancé par le Comité de résidents du foyer Adoma-Gergovie et le Copaf, soutenus par le DAL, Droits devant !!, et l’union locale CGT du 14ème pour exiger la réintégration d’un résident du foyer Adoma Gergovie, agé de 67 ans, qui en a été expulsé mercredi dernier
Un huissier accompagné des forces de l’ordre s’est en effet présenté devant la porte d’ Hamady Diakité, le sommant de quitter les lieux, en exécution d’un jugement d’expulsion dont il n’avait pas eu connaissance ayant été hospitalisé ces derniers mois.
Depuis 2004, Monsieur Diakité résidait dans ce foyer et après avoir travaillé comme maçon de finition, il a été mis au chômage à la fin du chantier du tunnel Jouy-Rueil en 2009. Après avoir épuisé ses droits au chômage, Monsieur Diakité survivait grâce au RSA mais la CAF lui a rapidement coupé ses droits au motif qu’il ne pouvait pas fournir d’informations sur les revenus de son ex-épouse dont il a divorcée au Mali en 1984 et dont les traces écrites sont difficiles à obtenir.
Après une procédure judiciaire en 2016, son expulsion est suspendue au règlement de sa dette mais la CNAV l’informe qu’il ne pourra percevoir sa retraite à taux complet qu’à compter de 2020 et ses problèmes de santé commencent.
Hospitalisé plusieurs fois ces derniers mois, Monsieur Diakité n’a pas répondu aux sollicitations de la mairie ou de la police qui l’aurait averti de l’imminence d’une expulsion. Et étant donné qu’il n’existe plus de « médiation sociale » dans les foyers Adoma depuis 2017, il n’a été aidé par personne avant d’être mis à la rue.
Aussi Le Comité de résidents du foyer Gergovie et le Copaf réclament ;
- la réintégration de M. Diakité dans sa chambre et une mise à plat de sa situation vis-à-vis des organismes sociaux (CAF, CNAV etc.) accompagnée d’une assistance sociale
- et l’arrêt des expulsions pour dette locative ou pour sur-occupation.

L’Observatoire International des Prisons lance un appel à témoignage à propos des conditions d’obtention de parloirs
Plus largement aussi, l’OIP continue de recueillir les témoignages des personnes détenues, de leurs proches et de toute personne en lien avec le monde judiciaire et pénitentiaire qui, en raison de sa profession ou de ses activités bénévoles, peut apporter des informations sur les conditions de détention dans les prisons françaises.
Si vous voulez témoigner, vous pouvez utiliser le questionnaire disponible sur leur site internet : https://oip.org/agir/temoigner/ et https://twitter.com/OIP_sectionfr/status/1298269513444519940

Lille Insurgée a également lancé un appel à témoin concernant la mort d’Un jeune homme le 23 août dernier, alors qu’il était en GAV à l’hôtel de police de Lille, situé dans le quartier de Lille-Sud.
Une enquête a été ouverte par le parquet de Lille pour « recherche des causes de la mort » et a été confiée à l’IGPN, mais comme on sait ce que cela vaut, Lille insurgée cherche à recueillir des témoignages.
Si vous avez des infos à leur transmettre, rdv sur : https://twitter.com/LilleInsurgee/status/1300045387055673344

Le Réseau européen contre la commercialisation et la privatisation de la santé et de la protection sociale a publié un communiqué pour appeler toutes les organisations européennes à se réunir et à fixer une date courant septembre pour organiser une Action internationale pour la santé sous le slogan : “Confinons la finance et l’austérité !”
Après la réussite de la mobilisation du 7 avril dernier qui a réuni virtuellement plus de 160 organisations à travers l’Europe à l’occasion de la journée de lutte contre la commercialisation de la santé, autour du mot d’ordre « Propageons la solidarité pas le virus », des centaines d’initiatives individuelles et collectives ont mis en évidence l’attachement de la population européenne à un système de santé public et non lucratif.
Au-delà, les populations comme les professionnel.le.s de santé et d’action sociale expriment largement :
1. Leurs exigences immédiates de moyens humains et matériels pour lutter contre la pandémie et protéger la santé des populations à l’avenir : par le recrutement et la formation de personnel de santé, une dotation urgente et une gestion de stocks de matériels nécessaires pour faire face aux situations de crise.
 2. Le rejet des politiques d’austérité et de la marchandisation croissante, qui ont conduit au démantèlement systématique des systèmes de santé publique en Europe, aux carences en personnel qualifié dans les établissements de santé, les maisons de retraites et le secteur social.
3. et La nécessité de développer et de produire des traitements et du matériel de protection dans l’intérêt de la santé publique, et non pour favoriser les profits de l’industrie.
Le communiqué rappelle qu’Une fois la pandémie terminée, la lutte pour “la santé pour tou.te.s” se poursuivra et qu’il est urgent d’exiger une réorientation immédiate et radicale des fonds publics et de confiner la finance. Et pour exiger que les systèmes sociaux ne soient plus asservis à la logique du marché et à une concurrence incontrôlée, le Réseau européen contre la commercialisation et la privatisation de la santé et de la protection sociale, appelle à la réalisation de convergences locales, nationales et internationales.
C’est dans cette perspective qu’il lance un appel à l’ensemble du mouvement social pour fixer une date au courant du mois de septembre comme première initiative internationale d’expression revendicative.
Et Pour retrouver ce communiqué auquel se joint l’union syndicale solidaires, rdv sur : http://europe-health-network.net/spip.php?article292&lang=fr

Les brigades de solidarité populaire maintiennent leurs différentes permanences où elles distribuent encore des colis alimentaires et produits d’hygiène, des repas chauds, ou encore des masques et du gel hydroalcoolique qu’elles produisent : alors voici les points de collecte et de distribution qui seront ouverts aujourd’hui à Paris et en banlieue :

  • Dans le 10ème : une permanence est ouverte à la Nouvelle Rôtisserie où les Brigades préparent aussi des repas : vous pouvez y déposer vos dons tous les jours de 18h30 à 20h30 et c’est au 4 rue Jean et Marie Moinon
  • la Brigade Place des Fêtes tient une permanence jusqu’à 13h dans le bâtiment B de la Fabrik, qui se trouve au 23 rue du docteur Potain
  • la brigade sud de Paris tient une permanence dans le 13ème : qui sera ouverte de 14h à 18h au 25 rue du Moulinet, métro Tolbiac ou place d’italie
  • la brigade du 18 tient une permanence aujourd’hui de 16h à 19h au Bar commun, et c’est au 135 rue des poissonniers ; une autre permanence sera ouverte de 14h à 19h au Hasard ludique et c’est au 128 avenue de St-Ouen
  • la Brigade de Montreuil : tient une permanence jusqu’à 14h à l’AERI, 57 rue Étienne Marcel
  • à Saint-Ouen : la permanence sera ouverte aujourd’hui de 9h à 19 heures et c’est à l’épicerie Les Trois Poireaux, au 21 rue Saint Denis
  • enfin, dans la banlieue sud : une permanence sera ouverte à VILLEJUIF, de 14h à 18h, devant le 3 rue Jean Lurçat, à CACHAN, de 14h à 18h au 12, RUE GALLIENI, et à FONTENAY-SOUS-BOIS : de 14h à 17h – au Mille Plateaux, qui se trouve au 4 rue Alfred De Musset.
    Pour aider les Brigades à poursuivre leurs actions, vous pouvez bien sûr tjr renflouer leur cagnotte en ligne : https://www.lepotsolidaire.fr/pot/ebnv1fg9?fbclid=IwAR2YV5NR74MCsd_t57eWhfWgjiJCg9LNZ3dhS3c4LW84ZqGRzi2EpvJ_u4E
    et vous pouvez toujours suivre Les Brigades sur leur site internet : https://www.brigades.info/fr/

à partir de 17h aujourd’hui, Impact Lebanon et Tamayyaz lancent le premier webinaire de leur série intitulée « Beyrouth - La voie de la reprise » qui vise à discuter de certains problèmes fondamentaux qui ont été mis en lumière par l’explosion de Beyrouth, le 4 aout dernier.
Pour ce premier webinaire intitulé Beyrouth n’est pas à vendre, les professeurs de l’Université américaine de Beyrouth, Mona Harb et Hadi Makarem, reviendront sur les dangers de l’appropriation des terres par des entreprises privées, en s’intéressant au patrimoine, à la planification urbaine après une catastrophe, et à la dynamique spatiale. ⠀
Pour suivre le webinaire en direct, rdv donc à 17h sur : https://register.impactlebanon.org/upcoming-events/road-to-recovery-beirut-is-not-for-sale

A partir de demain, une grève est lancée au lycée Simone de Beauvoir de Garges-les-Gonesse pour protester contre la surcharge des classes alors que les classes de 2nde comptent 32 élèves contrairement aux engagements de l’Inspection Académique.
Pour les soutenir, rdv au piquet de grève devant le lycée Simone de Beauvoir de Garges-les-Gonesses qui se trouve au 171 avenue de Stalingrad

Infos et rdv culturels
depuis 10h ce matin, la plateforme artistique franco-italienne TOC pour Troubles obsessionnels contemporains présente l’expo intitulée « Damaged Goods – Graphzines/résistances et résiliences » à la Yellow Cube Gallery, une expo qui met en relation libre l’histoire du graphzine avec la scène Do It Yourself contemporaine française et européenne.
À la frontière de la revue alternative et satirique, de la bande-dessinée, du livre d’artiste et de l’art brut, modeste ou singulière, ces publications aux formats multiples continuent d’inspirer des générations d’artistes avec leur iconographie foisonnante et leur pratique résistante, en marge de l’édition traditionnelle et du milieu de l’art officiel.
L’exposition puise dans les archives historiques de La Chienne, du Dernier Cri et des United Dead Artists et propose des liens avec des pratiques Do It Yourself de production et de diffusion des nouvelles générations.
Pour voir l’expo c’est toute la journée de 10h à 19h jusqu’au 9 septembre, à la Yelllow Cube Gallery qui se trouve au 78 rue du Dessous des Berges dans le 13ème et c’est au métro chevaleret.

jusqu’au 7 septembre, au Palais de Tokyo, les élèves de l’école Kourtrajmé présentent leur expo intitulée ’Jusqu’ici tout va bien’
cette expo rassemble les travaux d’une trentaine d’élèves formés dans cette école qui a été fondée en 2018 par JR et le réalisateur des Misérables, Ladj Ly, pour offrir un enseignement alternatif et gratuit à Clichy-sous-Bois. A travers différents formats, qu’il s’agisse de courts métrages, performances, sculptures ou encore des installations, ces travaux « créent un pont entre deux films cultes de deux générations », à savoir La Haine réalisé par Mathieu Kassovitz en 1995 et les Misérables de Ladj Ly, sortis en 2019.
pour les découvrir et en discuter avec eux, des militants du Comité Adama ou encore des sociologues, rdv donc jusqu’au 7 septembre au Palais de Tokyo, c’est au 13, avenue du Président Wilson, Métro Iéna ou Alma Marceau

A partir de 18h30, la Librairie le Monte-en-l’air organise une rencontre autour de la BD j’perds la boule, signée par Vikash Dhorasso et Émilie Gleason et qui paraît aujourd’hui aux éditions Revival
Issu d’une famille d’immigrés indo-mauriciens, Vikash Dhorasso a grandi dans les quartiers populaires du Havre avant d’entamer une carrière de footballeur professionnel qui le mènera de Lyon à Milan en passant par Paris. Ce sont ses souvenirs d’ex-footballeur qui sont racontés ici sur le mode drolatique de gags en une ou deux pages. On y croise Raymond Domenech, Carlo Ancelotti, Sydney Govou, Graham Rix ou encore.. Silvio Berlusconi !
Pour assister à la présentation de la BD, rdv donc ce soir à partir de 18h30 au monte-en-l’air, 72 rue de Ménilmontant, métro Ménilmontant

ce soir le théâtre de Belleville propose une dernière représentation de la pièce consacrée à Nina Simone, intitulée « j’aurais aimé savoir ce que ça fait d’être libre », et mise en scène par Chloé Lacan
la dernière représentation aura lieu demain, alors rdv ce soir à 19h15 au théâtre de Belleville qui se trouve au 94 rue du faubourg du temple, métro Belleville

à partir de 19h30, ce soir, les Grands voisins organisent un concert en plein-air de Refugees of Rap
Yaser et Mohamed Jamous, deux frères d’origine Palestinienne, décrivent et rappent leur quotidien en Syrie puis en France. En 2007, ils décident de monter leur groupe de Rap au sein du camp de réfugiés Palestiniens de Yarmouk au sud de Damas (Syrie). Contraints à l’exil en 2013, ils choisissent comme refuge la France où ils vivent et rappent depuis cinq ans. Pour ce concert, ils invitent en première partie la rappeuse Tunisienne, Medusa Tn.
Pour assister au concert, rdv dès 19h30 dans la cour Robin des Grands voisins qui se trouve au 74 avenue Denfert-Rochereau, RER Denfert.

Quelques parutions récentes :
Les Éditions La Fabrique ont publié cet été l’ouvrage d’Andreas Malm, intitulé Comment saboter un pipeline et Traduit de l’anglais par Étienne Dobenesque
en confrontant l’histoire des luttes passées à l’immense défi du réchauffement climatique, Andreas Malm interroge dans cet ouvrage, un précepte tenace du mouvement pour le climat : celui de la non-violence et le respect de la propriété privée. Contre lui, il rappelle que les combats des suffragettes ou pour les droits civiques n’ont pas été gagnés sans perte ni fracas, et ravive une longue tradition de sabotage des infrastructures fossiles. La violence comporte des périls, mais le statu quo nous condamne. Nous devons apprendre à lutter dans un monde en feu.
Et pour s’y préparer donc, on peut lire Comment saboter un piepline d’Andréas Malm, paru aux éditions la Fabrique.

Geoffroy de Lagasnerie vient de sortir aux éditions Fayard, un essai politique intitulé « Sortir de notre impuissance politique » dans lequel il revient sur la stagnation et la régression de la gauche et propose des pistes de réflexion et des stratégies pour repenser nos manières de penser et de lutter.
Et pour retrouver les infos sur ce bouquin, rdv sur : https://www.fayard.fr/sciences-humaines/sortir-de-notre-impuissance-politique-9782213717104

Bibia Pavard, Florence Rochefort et Michelle Zancarini-Fournela viennent de signer aux éditions La Découverte, un ouvrage intitulé Ne nous libérez pas on s’en charge. Une histoire des féminismes de 1789 à nos jours.
Dans ce livre, les trois historiennes proposent une socio-histoire renouvelée des féminismes pour rendre compte des stratégies plurielles qui ont été déployées par les femmes et les hommes féministes qui ont combattu les inégalités entre les sexes et l’oppression spécifique des femmes, depuis la Révolution française jusqu’à nos jours.
Et pour retrouver un extrait et le sommaire du bouquin, rdv sur : https://editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Ne_nous_lib__rez_pas__on_s_en_charge-9782348055614.html

Musique : Refugees of Rap et Beucé - Voyage

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Documents joints

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