agenda des luttes 1er mai

vendredi 1er mai 2020
par  Julie agenda

à l’occasion de la journée internationale des travailleuses et des travailleurs, on commence cet agenda des luttes par cette alerte lancée par l’organisation internationale du Travail qui annonce que près de la moitié de la main-d’œuvre mondiale risque de perdre ses moyens de subsistance étant donné les pertes d’emploi massives liées à la pandémie.
Et Les dernières données de l’OIT sur l’impact de la pandémie sur le marché du travail révèlent d’abord ses effets dévastateurs sur les travailleurs de l’économie informelle. En raison de la crise économique créée par la pandémie, ce sont près de 1,6 milliard de travailleurs de l’économie informelle (celles et ceux qui sont les plus vulnérables sur le marché du travail) qui ont subi une réduction sévère de leurs capacités à gagner leur vie, sur un total mondial de 2 milliards et une main-d’œuvre mondiale de 3,3 milliards.
L’OIT estime ainsi que le premier mois de la crise a entraîné une baisse de 60 % du revenu des travailleurs informels dans le monde. Cela se traduit par une chute de 81% en Afrique et dans les Amériques, de 70 % en Europe et en Asie centrale et de 21,6 % en Asie et Pacifique.
Dans son communiqué de presse daté du 29 avril, Le Directeur général de l’OIT, Guy Rider a ainsi rappelé que : « Pour des millions de travailleurs, l’absence de revenus signifie ne plus rien à manger, et l’absence totale de sécurité et d’avenir. »
alors pour en savoir plus sur l’impact de la pandémie sur le monde du travail à l’échelle mondiale, vous pouvez consulter les notes de synthèse de l’observatoire de l’OIT dont vous retrouverez les pdf sur :
https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/WCMS_739156/lang—fr/index.htm
https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/WCMS_740982/lang—fr/index.htm
https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/WCMS_743155/lang—fr/index.htm

La pandémie de covid-19 n’est pas qu’une crise sanitaire, c’est aussi une crise politique et sociale d’ampleur mondiale. Émeutes de la faim, mutineries carcérales, révoltes des vendeurs ambulants et des travailleurs migrants, résistances au confinement : aux quatre coins de la planète, les peuples se soulèvent malgré le confinement.
Et Grâce au travail de recension mené par l’anthropologue Alain Bertho, le site montpelliérain le Poing a compilé des centaines d’articles pour proposer une revue de presse et une cartographie internationales des émeutes liées à la pandémie de covid-19, depuis le 6 février 2020 .
Considérant les émeutes comme un mouvement collectif de la population donnant lieu à des violences physiques, des dégradations matérielles, ou l’intervention de forces de répression : Chaque émeute est ici résumée, localisée, sourcée, et son lien avec la pandémie est explicité. Les données récoltées sont cartographiées, et présentées sous forme de statistiques.
On apprend ainsi que les 3 motifs les plus récurrents de ces émeutes en temps de pandémie sont : les conditions carcérales, les conditions sociales et les discriminations sanitaires ; et que C’est en Amérique latine que le plus d’émeutes a été recensé, suivi dans l’ordre de l’Europe, de l’Inde et du Moyen-Orient.
Même si ce travail est biaisé par les sources médiatiques utilisées pour récolter ces données, qui sont plus ou moins importantes en fonction de la zone géographique, produisant ainsi un effet-loupe sur la France par exemple ; et malgré le fait que le degré d’intensité de l’émeute ici considérée n’est pas mesuré, ce travail constitue une formidable ressource pour observer les crises sociale et politique qui pointent déjà un peu partout dans le monde....
Si vous voulez consulter ce travail, rdv sur le site du Poing au : https://lepoing.net/revue-de-presse-des-emeutes-2?fbclid=IwAR0rhQ2rKlI2vD-X3XQbJnX1zAKIisIm32JVzE7jR9cuMXNTR8w043BOhps

alors qu’en Inde, le gouvernement Modi vient d’annoncer son objectif d’instaurer la journée de douze heures de travail, remettant en cause le Factory Act de 1948 qui la fixait à 8 heures, retour en France où, l’état d’urgence sanitaire qui a permis au gouvernement d’instaurer par ordonnance une remise en cause du code du travail, doit être prorogé le 24 mai prochain : c’est en tout cas ce que prévoit le projet de loi qui doit être présenté en Conseil des ministres ce samedi.
Plus que jamais donc, ce 1er mai, les travailleuses et travailleurs sont appelés à défendre leurs droits, et pour cela plusieurs actions sont engagées, de nombreux appels sont lancés, et des rdv sont même donnés malgré le confinement...

je rappelle d’abord que plusieurs syndicats ont mis en place des dispositifs pour accompagner les travailleuses et travailleurs dans cette période de crise sanitaire :
ainsi, la CNT a préparé des fiches conseil mises à jour régulièrement et vous pouvez les retrouver sur son site au : www.cnt-f.org
par ailleurs, la CNT-SO a lancé un appel au droit de retrait auprès des travailleurs sans-papiers, en particulier d’ONET, de Maintenance Industrie, de DEFI pour le nettoyage, ou d’Avenance, d’Api ou Scolarest pour la restauration où aucune mesure sanitaire n’est prise.
Pour contacter la CNT-SO, vous pouvez les appeler au : 09.87.53.87.56.

l’Union syndicale Solidaires a mis en place un numéro vert pour répondre aux questions des salarié·es sur leurs droits face à l’épidémie :
Cette permanence téléphonique est ouverte 7j/7, de 9h à 19h et le numéro c’est le :
0 805 37 21 34.
d’ailleurs, pour aider les militant-es qui tiennent les permanences du n°Vert, Solidaires a ouvert 9 visio-formations dont vous retrouverez les liens ainsi que l’adresse à contacter pour s’inscrire :.
Pour s’inscrire a ces formations, il faut envoyer un mail à inscriptionscefi@solidaires.org

L’Union régionale Île-de-France CGT a aussi mis en place un numéro vert pour répondre aux questions relatives au droit du travail :
le numéro c’est le 0805.38.48.22, et il est ouvert du lundi au vendredi : de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30.
Par ailleurs, l’Ugict-CGT, les syndicats CGT de l’inspection du travail et de la Direction Statistique du Ministère du Travail et des avocat·e·s ont aussi lancé un site qui comporte des fiches détaillées sur vos droits et sur lequel ils réalisent une enquête nationale sur les conditions de travail pendant la crise sanitaire.
Pour y participer, c’est sur le site : luttevirale.fr

CGT toujours, le syndicat a annoncé cette semaine qu’il allait engager un recours au Conseil d’Etat contre l’ordonnance 2020-430 du 15 avril 2020 relative à l’imposition de jours de réduction du temps de travail ou de congés dans la Fonction publique de l’Etat et territoriale au titre de la période d’urgence sanitaire

je rappelle aussi qu’une pétition a été mise en ligne pour soutenir Anthony Smith, inspecteur du travail de la Marne, ancien secrétaire général de la CGT-travail emploi formation professionnelle, membre de son bureau national et représentant des inspecteurs du travail, qui a été mis à pied par la Ministre du Travail Muriel Pénicaud, depuis le 15 avril, pour avoir prescrit l’utilisation de masques pour les aides à domicile.
Pour exiger l’abandon des poursuites à son encontre, rdv sur : http://chng.it/5cdSFxtFsM

en ces temps de pandémie, les actionnaires continuent de vouloir profiter du système : ainsi, malgré le désastre sanitaire, L’entreprise pharmaceutique Sanofi qui se vante d’avoir versé 100 millions aux hôpitaux, ce qui ne correspond même pas aux crédits d’impôts qu’elle perçoit chaque année, a dores et déjà versé pas moins de 4 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires parmi lesquels figure BlackRock. Et alors que Le géant des Ehpad Korian avait programmé quant à lui de verser 54 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires, la CGT a finalement obtenu gain de cause puisque Korian y a renoncé mercredi dernier.
Aussi, La CGT Korian demande maintenant à ce que cette somme soit reversée à l’ensemble des salarié.es, qu’il soit en : CDI, CDD, Intérimaires, stagiaires, ou vacataires, sans aucuns critères ni aucunes conditions d’attribution, ce qui représenterait pour chacun des 25.000 salarié.e.s : 2160€ net.

en dehors des syndicats, les résistances continuent de s’organiser....le collectif Précaires Déters 93 a aussi mis en place une permanence téléphonique pour rompre l’isolement, et discuter des difficultés rencontrées avec la crise sanitaire : que ce soit des difficultés relatives au travail, à l’hébergement, ou à la vie quotidienne.
Cette permanence téléphonique est ouverte tous les jours, de 15h à 20h et le numéro c’est le : 06 05 57 18 49

Durant la période de confinement, la permanence Santé et conditions de travail est maintenue de manière dématérialisée du lundi au vendredi de 10h à 17h.
Pour les contacter, il faut envoyer un mail avec l’exposé de votre situation et vos coordonnées téléphoniques à l’adresse suivante :
permanence@neplusperdresaviealagagner.org

et concernant la santé au travail, mercredi dernier, le journaliste François Desriaux et l’avocat Philippe Karim Felissi, ont publié une tribune dans le Monde intitulée « Olivier Veran a adressé un bras d’honneur aux soldats de la République en première ligne » pour dénoncer la décision du gouvernement d’allouer l’indemnisation pour maladie professionnele aux seul.e.s soignant.e.s, et non à tous les salarié.e.s tombés malades en restant à leur poste.
Pour lire la tribune dans son intégralité, rdv sur : https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/29/olivier-veran-a-adresse-un-bras-d-honneur-aux-soldats-de-la-republique-en-premiere-ligne-dans-la-lutte-contre-la-pandemie_6038094_3232.html

enfin hier, Des soignant.e.s et professionnel.le.s de la santé d’horizons divers, Bouleversé.e.s et en colère, ont lancé un appel sous l’intitulé « Bas les Masques ! » pour construire un mouvement populaire !
Cet appel est destiné À toutes celles et ceux qui ne supportent plus les mensonges du gouvernement, et qui veulent s’organiser pour faire advenir des " lendemains heureux."
Pour voir l’appel vidéo, rdv sur : : https://www.youtube.com/channel/UCUsUjdVzFBsXE2YTbMFOOTQ
pour le signer et le rejoindre, rdv sur le site internet www.baslesmasques.com
ou sur :
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Pour les rdv : de nombreux appels à manifestations confinées mais surtout plusieurs appels à manifestations physiques respectant les nouvelles normes de distanciation sociale et de protections désormais de rigueur dans l’espace public...sont lancés pour ce vendredi 1er mai.
un premier rdv était donné à 10h à République par le Comité de solidarité avec les Grèves et la Résistance pour défendre le droit de retrait, pour exiger le chômage technique payé à 100 %, et pour construire une grève des loyers !

réunies en AG physique, samedi dernier, plus de 50 personnes de l’Interpro de Montreuil ont décidé, à l’unanimité, de se rassembler et de manifester vendredi 1er mai pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs, avec ou sans papiers et avec ou sans emploi, et pour dénoncer la gestion catastrophique de la crise sanitaire et sociale par le gouvernement Macron et plus globalement sa politique au service des patrons. L’AG interpro appelle l’ensemble du mouvement social de tout le pays à en faire de même partout où c’est possible, et c’est possible partout en fait...
à Montreuil donc le rdv est donné à 13h avec des pancartes revendicatives, devant les habitations de chacun-e ou auprès des différents collectifs existants dans les quartiers, puis un rassemblement distancé est prévu à 15h sur la place de la mairie.

Une 20aine de participant dont des membres de l’assemblée anti-raciste, de la CSP20 et de l’interpro du 20e se sont réunis mardi dernier et ont décidé d’organiser une manifestation vendredi.
Le rdv est donné à 15h devant la mairie du 20e, sur la place gambetta, pour une démabulation qui s’élancera vers la porte de Montreuil, en passant par l’hôpital Tenon où des prises de parole sont prévues, puis par le quartier Saint-Blaise, pour terminer porte de Montreuil.

à 15H00 aussi, l’interpro du 18ème en lutte donne aussi un rdv devant devant la mairie du 18è pour une déambulation vers l’hôpital Bichât

à 19H00, le collectif de la Place des Fêtes et la Cantine des Pyrénées organisent une Assemblée sur la Place des Fêtes dans le 19ème

Enfin, à 20h, paris-lutte info lance un appel à se rassembler sur la place de la Bastille pour une manifestation éclair !

Et pour celles et ceux qui prévoient de reprendre la rue pour ce 1er mai, je signale au passage que la Legal team de Paris-IDF n’est pas confinée !
L’essentiel de la justice est à l’arrêt excepté pour les services assurant le traitement des contentieux jugés « essentiels », et La comparution immédiate étant considérée comme essentielle, la legual team vous conseille de partir avec un nom d’avocat·e et son barreau.
Vous retrouverez les noms des avocats de la Legal team disponibles dès ce vendredi :

  • pour le Barreau de Paris : Raphaël KEMPF – Servane MEYNIARD – Cynthia VAZQUEZ – Eduardo MARIOTTI – Xavier SAUVIGNET – Matteo BONAGLIA – Anis HARABI – Boris ROSENTHAL.
  • Et Pour le Barreau de Bobigny (93) : Camille VANNIER.
    Enfin, je rappelle le numéro de la Legal team : c’est le 07 52 95 71 11

rdv confinés : Sans appeler officiellement à manifester, la fédération Sud Collectivités territoriales appelle : à sortir le vendredi 1er mai, à marcher, courir, pédaler, trottiner… en passant, quand c’est possible, devant les mairies, les conseils départementaux et régionaux… Et puisque nous sommes autorisé·e·s à faire nos achats de première nécessité, la fédération SUD CT propose d’afficher sur tous ces lieux de « pouvoir » des listes de courses reprenant ses revendications.
Et pour cela, la fédédration Sud-CT a préparé une attestation dérogatoire spéciale 1er mai et propose aussi des visuels et des stickers que vous pourrez télécharger sur : http://www.sud-ct.org/spip.php?article295

depuis 11h, la CGT propose un concert de solidarité internationale pour célébrer la fête du Travail.
Des artistes du monde entier, parmi lesquels les italiens du Modena City Ramblers, le groupe chilien Inti Illimani ou encore l’Arkadiy Kots Band de Russie, joueront depuis chez eux.
Pour retrouver le live sur Facebook, rdv sur la page Facebook de la CGT.

La fédération syndicale unitaire qui regroupe des syndicats des personnels de la fonction publique de l’Etat et de la territoriale et qui est la plus représentative à l’Education nationale, appelle quant à elle à un 1er mai confiné.
Pour cela, des visuels ont été préparés que vous pouvez accrocher à vos fenêtres ou balcons, et pour les retrouver, rdv sur la page facebook de la FSU intitulée : le 1er mai on ne va pas se défiler ! et dont vous retrouverez le lien sur : https://www.facebook.com/events/224787042126155/

les organisations signataires de la tribune Plus Jamais ça, parmi lesquelles : des organisations syndicales comme la CGT, l’union syndicale Solidaires, la FSU, et les Syndicats de la Magistrature et des Avocats de France, mais aussi des organisations comme Alternatiba, Attac, le Dal, Oxfam, Greenpeace ou encore Youth for Climate ont lancé un appel intitulé : plus que jamais le 1er mai.
A travers lui, elles appellent à participer aux mobilisations syndicales pour donner à cette journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs, un écho tout particulier dans le contexte de crise sanitaire. Elles appellent à manifester la solidarité avec les travailleurs·euses, en France et dans tous les pays, dont les activités continuent, souvent sans même le matériel de protection nécessaire. La solidarité aussi avec les « invisibles » que la crise a pourtant révélé·e·s comme indispensables, ainsi qu’avec les précaires et les « sans », dont la situation s’est dramatiquement aggravée pendant la crise.
A travers cet appel, les organisations signataires exigent :

  • que la santé de toutes et tous soit une priorité, maintenant et après le 11 mai, date annoncée de sortie du confinement alors même que les conditions sanitaires ne sont pas réunies.
  • que toutes les mesures d’urgence soient prises pour lutter contre les inégalités sociales et pour préserver les droits de chacun·e durant cette période, dont celui d’un travail, d’une alimentation, et d’un logement de qualité.
  • que la protection sociale des jeunes soit refondée afin de les faire rentrer dans le droit commun.
  • que la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité soient des priorités pour le plan de relance de l’économie, à la mesure de l’urgence climatique.
  • Elles exigent aussi une solidarité avec les populations des pays pauvres, premières victimes des dérèglements climatiques, touchés par la crise sanitaire alors que leurs systèmes de santé et leurs services publics sont encore moins préparés que le nôtre à faire face à cette pandémie, ce qui passe en premier lieu par l’annulation de leur dette extérieure et le versement de financements additionnels d’urgence.
  • Elles exigent aussi que les multinationales s’assurent du respect des droits humains et de conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs employé·e·s par leurs filiales, fournisseurs et sous-traitants à travers le monde plutôt que de les laisser sans revenus, aides ou protections sociales, les rendant plus vulnérables aux risques d’exploitation plutôt que de verser des dividendes à leurs actionnaires.
  • Le monde d’après doit enfin appliquer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Ce sont souvent des femmes, dans l’ensemble du secteur de la santé et du social, dans les services publics, dans les commerces, dans l’agroalimentaire, qui ont sauvé des vies, ont permis de nous alimenter, ont assuré des missions de protection de la population et ont permis à notre pays de tenir ; et alors qu’elles sont toujours bien moins payées que les hommes : il est temps de reconnaître leur investissement.
  • Enfin, Le monde d’après ne doit pas non plus se solder par de nouvelles régressions des droits démocratiques. De ce point de vue, en France comme ailleurs conscient·e·s de la nécessité de respecter toutes les mesures de confinement nécessaires, les organisatins signataires se déclarent indigné·e·s des violences policières, des contrôles abusifs, des atteintes à la protection des données personnelles et de la vie privée, et de la violation des droits des migrant·e·s …
    Pour cette manifestation confinée, un Kit d’actions en confinement et des visuels sont proposés : https://france.attac.org/se-mobiliser/que-faire-face-au-coronavirus/article/faites-entendre-votre-voix-le-1er-mai

À 17h, le cercle marxiste organise une discussion virtuelle sur la philosophie révolutionnaire du marxisme
si vous voulez vous y joindre, il faut s’inscrire et demander le lien zoom sur : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdECVqMs1dTTgTmj8UE3PPuQjpthw7_eTLmse46jUyuj2Wtug/viewform?usp=sf_link

à 18h, le Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation, et pour l’Internationale ouvrière, organise un Meeting international virtuel pour exiger :
- Réquisition des milliards des banques et du capital pour sauver les malades et les hôpitaux !
- Réquisition des milliards de la guerre pour assurer à tous de quoi se nourrir et se loger !
- Réquisition de tous les « plans de sauvetage des banques » au profit des travailleurs et leur famille !
- Unité des travailleurs contre les mesures anti-ouvrières des gouvernements qui profitent de la crise !
- Maintien de la journée de huit heures et de toutes les conquêtes ouvrières et démocratiques !
Pour y participer, il faut vous connecter, depuis un ordinateur ou un smartphone, sur : coi-iwc.org/

à 18h aussi, les jeunes communistes des hauts-de-Seine organisent un discord consacré à l’Histoire du mouvement ouvrier en France de 1968 à 1991avec Benjamin Bennequin
pour en discuter avec lui, rdv donc sur le lien du discord : https://discord.gg/GUPAMGs

A l’appel d’une coordination internationale des mouvements féministes, un appel est lancé à 18h partout dans le monde, pour un 1er mai Féministe Transfrontière
En France, plusieurs collectifs on rejoint l’appel, parmi lesquels Nous Toutes, Droits des Femmes ou encore la marche des Femmes, et si vous voulez vous aussi vous y joindre, vous pouvez le faire en écrivant à toutesengreve31@gmail.com
et pour retrouver la page de l’évènement international, rdv sur le lien facebook : https://www.facebook.com/events/2560684267514544/

à 19h30, la coordination nationale Interpro et l’AG Interpro Front de lutte organisent un grand meeting interprofessionnel national
la parole sera donnée à celles et ceux qui, dans les transports publics, à La Poste, dans l’éducation, la Santé, l’industrie, se battent depuis des semaines contre cette course aux profits au mépris de leurs vies et qui le disent, Toutes et tous ensemble : #SansNousle11mai !
Pour suivre le meeting en direct, rdv à 19h30 pour le live Facebook que vous retrouverez sur la page de l’événement : Grand meeting interprofessionnel national du 1er mai.

vendredi, à 20h30, l’association Tillandsia organise, en avant-première une projection en ligne du film : En découdre. Paroles ouvrières en roannais, réalisé par Arnaud Béal et Jordane Burnot
Après la deuxième guerre mondiale, l’industrie textile emploie des milliers d’ouvrières sur le territoire roannais pour produire des vêtements de luxe dont la qualité est reconnue dans la France entière. A travers une série d’entretiens, ce film retrace l’histoire de ces femmes rentrant souvent jeunes à l’usine. Elles y découvrent des conditions de travail difficiles, le paternalisme patronal, mais également la solidarité ouvrière. Relatant les inégalités qui se jouent entre ouvriers et ouvrières, elles décrivent surtout la rencontre avec la culture syndicale et leur volonté d’en découdre avec l’exploitation. Des promesses d’émancipation de mai 1968 jusqu’aux combats contre la fermeture des usines et les destructions de leurs emplois à partir des années 1980, ces paroles ouvrières livrent une mémoire à la fois personnelle et politique des grandes mutations du monde contemporain.
Pour découvrir ce film et en débattre avec ses réalisateurs qu seront présents virtuellement pour échanger àl’issue de la projection, rdv sur le lien que vous retrouverez sur le site de l’agenda : https://paris-luttes.info/avant-premiere-du-film-en-decoudre-13862

À partir de 21h30 vendredi soir et tout le week-end, Autonomie de Classe poursuit ses week-end de discussions, lancés en 2016, et en propose une version dématérialisée
Vendredi la discussion sera consacrée à la question des profits ou la vie ?, une question que pose au niveau le plus fondamental la pandémie actuelle et sa gestion par les différents gouvernements.
Samedi, à 14h, une discussion sera engagée sur l’Après néolibéralisme et sur le capitalisme d’État ; et dimanche à partir de 14h aussi, la discussion portera sur La stratégie d’autonomie de classe car L’autonomie de classe, c’est d’abord une stratégie. Celle qui repose sur l’analyse que la possibilité de mettre fin au capitalisme dépend de l’organisation de notre classe par elle-même et pour elle-même.
Et donc Pour participer à ce week-end de discussions, il suffit de contacter A2C via son site https://www.autonomiedeclasse.org/ ou par facebook, et de leur demander le lien jitsi sur lequel les échanges auront lieu.

Samedi de 13h30 à 17h, c’est la 12ème coordinationale des AG interpro, comités et coordination de secteur qui se fera toujours sous la forme d’une réunion téléphonique.
Si vous vous voulez y participer, il faut envoyer un mail avec votre nom, votre AG, coordination et/ou votre organisation syndicale en précisant si vous participerez à la coordination avec ou sans mandat : et l’adresse mail c’est : contact.coordnationaleinterpro@gmail.com

samedi aussi de 16h à 18h, Féminicités propose un arpentage 2.0 autour du livre de circonstances de Mona Chollet intitulé Chez Soi, Une odyssée de l’espace domestique
Le foyer, un lieu de repli frileux où l’on s’avachit devant la télévision en pyjama informe ? Sans doute. Mais aussi, dans une époque dure et désorientée, une base arrière où l’on peut se protéger, refaire ses forces, se souvenir de ses désirs. Dans l’ardeur que l’on met à se blottir chez soi ou à rêver de l’habitation idéale s’exprime ce qu’il nous reste de vitalité, de foi en l’avenir.
Ce livre voudrait dire la sagesse des casaniers, injustement dénigrés. Mais il explore aussi la façon dont ce monde que l’on croyait fuir revient par la fenêtre. Difficultés à trouver un logement abordable, ou à profiter de son chez-soi dans l’état de « famine temporelle » qui nous caractérise. Ramifications passionnantes de la simple question « Qui fait le ménage ? », persistance du modèle du bonheur familial, alors même que l’on rencontre des modes de vie bien plus inventifs…Autant de préoccupations à la fois intimes et collectives, qu sont passées ici en revue comme on range et nettoie un intérieur empoussiéré : pour tenter d’y voir plus clair, et de se sentir mieux.
Pour retrouver le livre de Mona Chollet en accès libe sur internet rdv sur : https://fr.calameo.com/read/00021502295cd447c3828
et Pour participer à cet arpentage 2.0, rdv sur : https://meet.google.com/gee-xqwa-dks

samedi de 17h à 19h, heures françaises, le World Socialist Web Site et le Comité international de la IVe Internationale organisent un meeting international virtuel intitulé : le capitalisme mis à nu : La pandémie de coronavirus et la lutte mondiale pour le socialisme
pour y participer, rdv sur le live Facebook que vous retrouverez sur la page de l’événement dont vous trouverez le lien sur le site de l’agenda :https://www.facebook.com/events/182098106208789/

ce week-end, plusieurs cinémas franciliens proposent toujours la projection en E-cinema du film SANKARA N’EST PAS MORT réalisé par Lucie Viver
Ce film retrace le parcours d’un jeune poète, Bikontine, sur les routes du Burkina Faso, après l’insurrection populaire d’octobre 2014. Du Sud au Nord, de villes en villages, d’espoirs en désillusions, il met à l’épreuve son rôle de poète face aux réalités d’une société en pleine transformation et révèle en chemin l’héritage politique toujours vivace d’un ancien président : Thomas Sankara.
Pour découvrir le film, le cinéma le Reflet Médicis proposent plusieurs projections quotidiennes : une à 16h et une à 20h30 avec la réalisatrice, et le dimanche à 18H.
Et ça se passe sur le site la 25ème heure : https://www.25eheure.com/
si vous habitez dans un rayon de 10km autour de St-Denis, le cinéma l’Ecran de St-Denis propose aussi une projection : samedi à 20h30, et il faut aller voir sur le site internet du cinéma l’Ecran pour avoir plus d’informations.

dimanche à 21h30, le collectif Cases rebelles propose la diffusion en ligne de son documentaire Dire à Lamine, qui retrace l’histoire de Lamine Dieng, mort en 2007 dans un fourgon de police.
Pour avoir plus d’informations, rdv sur la page Facebook du collectif Cases rebelles ou sur son site internet : www.cases-rebelles.org


Documents joints

à 19H00, le collectif de la Place des Fêtes et (...)