Agenda Fpp 3 janvier

lundi 3 janvier 2022
par  Julie agenda

aujourd’hui on sera au téléphone avec Tarek, salarié de l’office public de l’habitat d’Aubervilliers pour parler répression syndicale
Pour le soutenir le Syndicat SUD CT 93 Mairie de Saint-Denis organise deux rassemblements aujourd’hui :
- Le 1er à 15h30à l’occasion de son entretien préalable à sanction devant L’OPH (HLM) d’Aubervilliers (122 rue Karman)
- Le second à 17h30 devant la mairie d’Aubervilliers, car la maire étant présidente de l’OPH, elle doit se positionner sur cette situation inacceptable.

on commence avec une bonne nouvelle : le RECUL DU GOUVERNEMENT sur la LA RÉFORME DE LA SÉLECTION EN MASTER qui EST REPORTÉE !
Après un premier report du vote qui devait avoir lieu le 14 décembre, le gouvernement a finalement décidé le report de la réforme de la sélection en master, cette énième réforme antisociale qui allait renforcer la sélection à l’entrée du M1 par la mise en place d’une plateforme type Parcoursup.
Ce report marque un recul important, d’un gouvernement sous pression de potentielles mobilisations étudiantes d’ampleur, après un quinquennat marqué par des mouvements étudiants d’envergure, comme ceux contre Parcoursup ou contre lahausse des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s. Ce dernier avait permis la non-application de la hausse. Même en pleine crise sanitaire et malgré le distanciel, dans de nombreuses villes, les étudiant.e.s ont répondu par la mobilisation : pour la réouverture des facs, contre la hausse des frais d’inscription dans certaines universités, contre la suppression des rattrapages et de la compensation dans d’autres, contre les examens en présentiel suite à une année en distanciel…
Ce recul de Vidal survient alors que l’actualité étudiante est marquée par la mise en lumière de la question de la sélection sociale avec l’occupation des bureaux de la présidence de l’Université Paris-Nanterre par les sans-facs depuis 2 mois, une mobilisation qui témoigne à la fois de la colère et de la combativité étudiante, et la solidarité du monde du travail vis-à-vis d’elle. Une mobilisation qui ne lâchera pas et que nous devons faire gagner.
Dans un tel contexte de montée de la colère étudiante, le gouvernement a préféré reporter sa réforme nauséabonde plutôt que de se retrouver dans un bras de fer en fin de quinquennat avec un mouvement national dans les universités.
Lorsque le gouvernement fait un tel recul, il ne faut pas rester l’arme au pied. Bien au contraire, l’UNEF Tacle invite les étudiantes et étudiants à profiter de cette crainte du gouvernement d’un mouvement social pour le construire. Construire une grève nationale dans les Universités, pour exiger bien plus que juste l’annulation de cette réforme, mais l’abrogation de toutes formes de sélection, la création de places en M1 et en L1, la fin de la hausse des frais pour les étudiant.e.s étranger.e.s, le maintien des compensations, rattrapages, pour des moyens à la fac. Et de saisir l’occasion, dès janvier,pour construire un mouvement de grève nationale dans les facs !
C’est en ce sens que les sans-facs appellent à une première rencontre de coordination du mouvement étudiant le 8 et 9 janvier, dans le bâtiment de la Présidence actuellement occupé par les sans-facs !
Les sans-facs occupent en effet toujours le bâtiment de la présidence de l’université de Nanterre où ils et elles ont réveillonné, et ils et elles ont proposé le 26 décembre une NOUVELLE proposition de protocole de fin d’occupation, sans recevoir de réponse de monsieur Gervais-Lambony qui refuse manifestement toujours de négocier
Enfin, si vous voulez soutenir les sans-facs, une cagnotte a été mise en ligne :https://www.cotizup.com/soutien-occupation-sans-fac !

Rentrée toujours, avec un communiqué de la CNT-SO Éducation & Recherche sur le COVID et la rentrée scolaire
Alors que les cas de covid se multiplient : Blanquer doit répondre aux alerte répétées des personnels sur sa gestion catastrophique de la crise sanitaire et répondre à la demande de plan d’urgence pour sécuriser le système scolaire.
La CNT-SO revendique une politique cohérente et Un protocole à la hauteur de l’urgence avec :

  • Le Passage du système scolaire au niveau 4 du protocole sanitaire pour la rentrée.
  • Une Redéfinition claire et transparente du protocole avec des seuils d’application des différents paliers.
  • Une Définition nationale stricte des « cas contacts » jusqu’à la fin d’année scolaire (1 cas = fermeture de classe et dépistage).
  • Des Dépistages préventifs réguliers des élèves et personnels, en liaison avec les collectivités et les autorités de santé.
  • Une Campagne de vaccination prioritaire pour tous les élèves volontaires.
  • Un vrai investissement dans la sécurisation matérielle des établissements !
  • Un plan pour la qualité de l’air : dotation de tous les établissements en capteurs CO2, équipement en systèmes de renouvellements et purification d’air, en priorité dans les locaux à risque (cantines, gymnases…).
  • Distribution gratuite de masques FFP2 pour tous les élèves comme les personnels.
  • Abandon de toute application directe ou indirecte du pass sanitaire dans le champs scolaire et péri-scolaire.
  • Plan d’équipement informatique pour les élèves et personnels.
  • Indemnisation à 100% du congé garde d’enfant, de droit, pour les parents. Indemnisation pour toutes et tous des périodes d’isolement.
    La crise sanitaire a révélé des manquements invraisemblables dans tous les secteurs de l’éducation, conséquence d’années de choix politiques austéritaires. Il est temps de mettre en place un grand plan d’urgence pour l’école et de débloquer de vrais moyens, humains et matériels.La CNT-SO appelle les personnels à se mobiliser, par tous les moyens, y compris la grève, pour l’obtenir !

Depuis le 1er novembre, Les grévistes Sans-papiers de RSI tiennent leur piquet de grève devant l’agence pour exiger leur régularisation
Et si vous voulez les soutenir, rdv sur le piquet de grève devant l’agence RSI de Gennevilliers, 10 rue de la Sablière, dans le quartier des Grésillons.

Depuis le 3 décembre, les travailleurs sans papiers de Chronopost aussi, tiennent un piquet de grève pour obtenir leur régularisation.
Et vous pouvez les soutenir au 2 Chemin de Villeneuve Saint-Georges, à Alfortville

les Brigades de solidarité populaire d’Aubervilliers poursuivent toujours leur collecte de produits de première nécessité pour les 120 familles que les Brigades soutiennent sur Pantin et Aubervilliers
et vous pouvez déposer vos dons : à Aubervilliers dans le quartier mairie : à la librairie Les mots passants qui se trouve rue du Moutier ; et àPantin dans le quartier Canal : au restaurant Chez Agnès qui se trouve au 21 rue Délisy

l’association Paris solidarité propose des cours de soutien scolaire pour les élèves du primaire du CE1 au CM2, et des cours de français pour les étrangers
les cours se font au Hasard d’un café qui se trouve au 29 boulevard d’Algérie dans le 19ème ; et si vous voulez vous inscrire il faut envoyer un mail à :adam751@live.fr ou appeler le 06.63.68.19.75

De 17h à 19h, la Permanence Santé et conditions de travail sera ouverte à la BDT de Paris
alors si vous avez besoin de conseils, et de soutien, vous pouvez vous y rendre sans rdv entre 17h et 19h, c’est au 3 rue du Château d’Eau, métro République
et vous pouvez aussi avoir un rdv en visio, en demandant par mail à :permanence@neplusperdresaviealagagner.org

de 18h à 20h, le collectif Un Ring pour tou.te.s propose ses sessions de cours de boxe anglaise pour ados et adultes à Saint-Denis
et ça se passe au chapiteau Raj’ganawak qui se trouve au 3 rue Ferdinand Gambon, à St-Denis c’est juste en face de la sortir de la gare de St-Denis

à 19h30, le collectif Sécurité toi-même organise sa maraude pour lutter ensemble contre le harcèlement policier dans le quartier. 
Et si vous voulez y participer, le rdv est donné à 19h30 sur le belvédère de Belleville à côté de la fontaine bleue (en face du café Moncoeur)
Et vous pouvez les contacter au 07 58 48 86 78 ou par mail, en écrivant à :securitetoimeme@protonmail.com

Demain matin, Le Syndicat Gilets Jaunes propose une permanence sans rendez-vous
Et si vous voulez y aller c’est ouvert demain à partir de 10h au21 Bd Haussmann, dans l’immeuble actualis 2ème étage.

Rdv culturels

L’expo Il était une fois : Sorcières, Harpies, Hystériques, Vieilles Filles...se poursuit
Et si vous voulez découvrir cette Exposition Collective autour de l’image de la sorcière, c’est tous les jours de 10h à 19h, jusqu’au 11 janvier, à la librairie Zeugma qui se trouve au 7 avenue Walwein, à Montreuil, métro Mairie de Montreuil

de 12h30 à 14h30, le séminaire ’Actualités de la recherche en genre et en sexualité’ organisé par l’EHESS se poursuit avec une séance autour d’Anaïs Albert qui viendra présenter son livre intitulé La vie à crédit. La consommation des classes populaire à Paris (Années 1880-1920), et paru aux Presses Universitaires de la Sorbonne, 2021.
Dans le Paris de la Belle Époque, de plus en plus d’ouvriers, d’employés et de petits fonctionnaires accèdent à la consommation. Les garde-robes se diversifient, les intérieurs populaires se peuplent peu à peu de meubles, comme la très convoitée armoire à glace, et la décoration envahit le logement. Les plus aisés des ouvriers et des employés arrivent même à acheter une bicyclette ou une machine à coudre. Cette nouvelle culture matérielle émerge grâce au développement du crédit qui donne accès financièrement à la consommation et de la publicité qui donne envie d’acheter des biens nouveaux. Georges Dufayel, en pionnier de cette révolution commerciale, a bâti un empire économique à la fin du siècle. Ses magasins grandioses, installés boulevard Barbès, deviennent les temples de la consommation populaire parisienne.
Ces objets et leurs usages témoignent également d’une culture populaire spécifique, encore marquée par la vulnérabilité économique et le recours à la débrouille. De la fréquentation du Mont-de-Piété à l’achat d’objets d’occasion chez les brocanteurs, en allant parfois jusqu’au vol, ces pratiques ressemblent bien souvent à des « consommations transitoires », non sans le risque, aussi, de la saisie des biens et de l’expulsion du logement. Touchant à l’histoire de la vie privée, des échanges économiques ordinaires et de la culture matérielle, cet ouvrage met en lumière à la fois les dominations multiples qui pèsent sur les classes populaires et les petits arrangements, les micro-résistances, qui traversent le peuple des choses et les choses du peuple.
Et si vous voulez discuter des rapports économiques au sein des familles populaires avec l’historienne Anaïs Albert, rdv de 12h30 à 14h30, dans la salle 50 du bâtiment EHESSsur le Campus Condorcet,dont l’entrée se fait par le2 cours des humanités à Aubervilliers, et vous pouvez aussi suivre le séminaire en visio via :plateforme Participations

Au cinéma la Clef revival ce soir, l’association Home Cinéma poursuit son cycle Libérations sexuelles avec la projection de La mécanique des sens, réalisé en 2021 par Lou Carenar
Le vide orgasmique chez les hommes est plus fréquent qu’on l’imagine. Quand on fait parler les hommes, sincèrement, intimement, on se retrouve loin de la représentation d’une créature virile toujours dure et dressée, toujours désirante, toujours jouissante. Mais comment pouvait-on s’en douter, si les hommes restent secrets ? La mécanique des sens est un projet de film documentaire qui propose une entrée dans le territoire encore largement inexploré du plaisir sexuel masculin, à partir des témoignages bruts que des hommes très différents ont confié. Alors les insécurités et les désirs parlent – ce qui est dit, c’est que la sexualité des hommes n’est pas un automatisme, et que nous n’avons pas encore en main la mécanique secrète de leurs sens.
Et si vous voulez découvrir ce documentaire de Lou Carenar sur le plaisir masculin, rdv à 19h30 au cinéma la Clef revival, qui est toujours occupé par l’association home Cinema, et c’est au 34 rue Daubenton, métro Censier-Daubenton

A 20h30, le Cinéma Le Méliès propose la projection en AVANT-PREMIÈRE du film Little Palestine, journal d’un siège, EN PRÉSENCE DU RÉALISATEUR PALESTINIEN ABDALLAHAL-KHATIB.
Suite à la révolution syrienne, le régime de Bachar Al-Assad assiège le quartier de Yarmouk (à Damas), le plus grand camp de réfugiés palestiniens au monde. Yarmouk se retrouve alors isolé et le réalisateur témoigne des privations quotidiennes, tout en rendant hommage au courage des enfants et des habitants du quartier.
Ce film est le fruit d’un long cheminement où le réalisateur est d’abord l’un des habitants du quartier de Yarmouk qui filme pour suivre le quotidien d’un siège et toute son ampleur dans la tragédie qu’elle implique au fil des mois. Car ce n’est rien de moins que l’effacement totale de la population palestinienne en Syrie qui est visé par le régime de Bachar Al-Assad. Pour témoigner de la tragédie humaine d’un siège où une population entière se retrouve privée de nourriture, de médicaments, d’électricité sans contact avec le reste du monde, Abdallah Al-Khatib filme et construit postérieurement un récit pudique sur un drame humain d’une ampleur gravissime. Cela passe par un montage judicieux en évitant le pathos de scènes surdramatisées.
Et si vous voulez découvrir ce film en avant-première et en discuter avec son réalisateur Abdallah Khatib, rdv à 20h30 au Cinéma Le Méliès, 12 place Jean Jaurès, Montreuil, Métro Mairie de Montreuil

Parution :

Jocelyn Peyret vient de signer un ouvrage intitulé Klapperstei 68 : un pionnier alsacien de la contre-information (1972-1978), chez les cahiers d’Alter
Dans l’histoire ancienne de Mulhouse, le “Klapperstei” était un masque de pierre que l’on faisait porter aux personnes médisantes. Par glissement sémantique, le journal Mulhousien Klapperstei 68sera ce masque« que l’on accroche au cou de tous ceux qui nous informent, nous dirigent dans la ville ou à l’entreprise et qui pour toutes raisons auront donné lieu à critique ». Le titre symbolise donc une protestation contre les intoxications et les endoctrinements qu’impose l’information mainstream.
Klapperstei 68fut un organe de presse qui fédérait toutes les luttes émancipatrices : pour la justice, la fraternité, l’égalité, contre l’oppression des petits souvent incarnés par les insoumis, les contestataires, les écologistes, les chômeurs, les grévistes. En l’espace de 44 pages d’un livret abondamment illustré, Jocelyn Peyret, vous fait revivre l’histoire et l’évolution de ce premier grand titre de presse alternatif conçu et réalisé à Mulhouse dans les années 70, qui marqua toute une génération de lecteurs ou de jeunes militants, et dont certains numéros atteignirent les 10 000 exemplaires !

le numéro 183 de la revue Espaces et sociétés, avec un dossier intitulé : « Démobiliser les classes populaires », est sorti et accessible en libre-accès
S’inscrivant dans la réflexion sur la dimension spatiale des rapports sociaux, notamment des mobilisations collectives, ce numéro étudie les obstacles et les stratégies visant à empêcher la mobilisation des classes populaires. La notion de démobilisation permet d’interroger à la fois les pratiques qui empêchent l’émergence de l’action collective et celles qui entravent ou répriment les mobilisations. Il s’agit de se demander comment l’espace est utilisé dans ces stratégies, quelles sont les échelles de la démobilisation et la variabilité des pratiques selon les contextes socio-spatiaux. Ce numéro entend ainsi apporter un nouvel éclairage sur l’absence ou la faiblesse supposée des mobilisations populaires.
Dans ce numéro, vous trouverez notamment, un article de Gaspard Lion sur La précarité résidentielle comme entrave aux mobilisations collectives, un autre de Déborah Ridel et Ivan Sainsaulieu qui reviennent sur les Logiques spatiales, organisationnelles et institutionnelles à l’hôpital et montrent comment elles démobilisent les soignant.e.s ; un autre article de Saphia Doumenc qui propose de Penser les (non-)mobilisations syndicales à l’aune de l’ancrage local  : à travers le cas des femmes de ménage à Marseille et à Lyon ; ou encore un article d’Américo Mariani qui parle de l’inscription conflictuelle dans l’espace public à travers une étude de cas des Gilets jaunes de Toulouse, et un article de Pauline Liochon et Loïc Bonin, qui reviennent sur Le rond-point comme espace des luttes  : prendre place et faire face à la répression ; et si vous voulez retrouver ce numéro de la revue Espace et société, consacré à la démobilisation des classes populaires, rdv sur :https://www.cairn.info/revue-espaces-et-societes-2021-2.html

Musique : Haidar Eid - Fawwadnak


Agenda du 03 01 2022
Agenda du 03 01 2022

Documents joints

Agenda du 03 01 2022