Agenda Fpp 24 novembre

mercredi 24 novembre 2021
par  Julie agenda

Aujourd’hui, on sera au téléphone avec Sarah de la Collective des mères isolées de Montreuil pour parler du rassemblement organisé demain à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes
Rdv demain à 18h30 sur le perron de la mairie de Montreuil, métro Mairie de Montreuil
Pour suivre la Collective : https://www.facebook.com/CollectiveMeresIsolees
Pour les contacter : collectivemeresisolees@gmail.com

Agenda du 24/11/2021

et on commence avec ce délibéré qui est tombé hier, suite au procès attenté par Carrefour contre une action d’autoréduction menée le 30 janvier dernier dans un magasin Carrefour du 13e arr. à Paris : les camarades inculpé.es sont condamné.es et la condamnation fait la part belle au géant de la grande distribution. Iels ont décidé de faire appel.
Pour avoir participé à cette autoréduction, deux camarades doivent ainsi verser au groupe plus de 38.000 euros. cette décision, prise par une juge unique et roupillant pendant les plaidoiries, fait le bonheur de Carrefour : 8 553 euros de préjudice matériel, 18 000 euros de pertes d’exploitation et 10 000 euros de préjudice moral. Au total : 38 000 euros, une somme dérisoire pour Carrefour et ses 34 milliards de chiffre d’affaires, mais bien suffisante pour enterrer deux personnes déjà sur la paille.
Profiter de la pandémie ne leur suffisait pas. Entre 2019 et 2020, en pleine crise, le géant de la distribution a doublé ses bénéfices et les dividendes versés à ses actionnaires.
Aussi, des chômeurs, travailleurs précaires, mères célibataires, étudiants en galère, ont organisé cette autoréduction et Les denrées récupérées ont ensuite été redistribuées grâce à des réseaux de solidarité tissés depuis le premier confinement. De quoi prendre soin de soi, se nourrir, se laver, sans se soucier du prix.
Lors du procès, l’avocate et les deux inculpé.e.s avaient démontré les incohérences et les mensonges du directeur du Carouf’ vis-à-vis de la nature et de la quantité des produits récupérés. L’avocate avait aussi souligné que les militant.e.s n’avaient pas utilisé la contrainte pour s’emparer du butin. Arrivé.e.s aux caisses, les militant.e.s avaient négocié avec le gérant du supermarché et iels étaient parti.e.s avec l’accord du siège.
Surtout, les inculpé.e.s avaient rappelé le contexte de cette action partageuse : la précarité et la détresse alimentaire de millions de personnes, isolées par les confinements successifs, et, en miroir, une augmentation vertigineuse des profits de la grande distribution profitant de la fermeture des marchés et des commerces de proximité.
Les camarades condamné.e.s restent mobilisés et iels font appel contre Carrefour pour qu’ils abandonnent les poursuites, et si vous voulez les soutenir vous pouvez les contacter par mail à : contact14octobre@riseup.net

RDV MILITANTS

les grévistes de Bergams poursuivent leur grève entamée le 14 septembre dernier pour mettre fin à la modulation du temps de travail, retrouver de meilleures conditions de travail et une rémunération prenant en compte l’ancienneté, suite à l’accord de performance collective signé il y a un an
et si vous voulez aller les soutenir, vous pouvez les retrouver sur le piquet de grève au 1 rue de l’Avenir à GRIGNY
Pour les soutenir aussi, une cagnotte pour compenser les pertes de salaires des grévistes est en ligne, et si vous voulez y participer, rdv sur le lien que vous retrouverez sur le site de l’agenda : https://www.cotizup.com/solidarite-grevistes?fbclid=IwAR34DZze8cx6I5UmD1BkWGVqGcQzY9taCqvJZHUusPUPLymQNR_fD3moRPs

depuis le 2 novembre, les salariés intérimaires de Bonna Sabla, qui fabriquent des pièces pour les tunnels du métro Grand Paris sont aussi e grève pour exiger de percevoir les mêmes primes et les mêmes conditions de travail que les CDI.
Et si vous voulez les soutenir sur leur piquet de grève, rdv devant Bonna Sabla, c’est au 1 rue Aimée Bonna à Conflans et c’et accessible par le RER A gare de Conflans Fin d’Oise ou Transilien J ou L depuis St-Lazare

les Brigades de solidarité populaire d’Aubervilliers poursuivent leur collecte de produits de première nécessité pour les 120 familles que les Brigades soutiennent sur Pantin et Aubervilliers, et vous pouvez déposer vos dons : à Aubervilliers dans le quartier mairie : à la librairie Les mots passants qui se trouve rue du Moutier ; et à Pantin dans le quartier Canal : au restaurant Chez Agnès qui se trouve au 21 rue Délisy

entre 12h et 14h la Cantine des Pyrénées sera ouverte
et si vous voulez y aller c’est au 77 rue de la mare, métro Jourdain
et pour rappel la cantine a besoin d’aide pour payer son loyer et une cagnotte a été mise en ligne, le lien est sur le site de l’agenda

de 12h30 à 14h30, les GJ de Montreuil poursuivent leur cantine solidaire
et si vous voulez aller à la cantine des GJ de Montreuil, rdv de 12h30 à 14h30 à l’Aeri, c’est au 57 rue Étienne Marcel, à Montreuil, métro Croix de Chavaux

à partir de 14h, l’Université de Lille organise un séminaire, en ligne, sur la Formation des enseignant.e.s et la lutte contre les inégalités scolaires : des politiques aux pratiques 
Richard ETIENNE, de l’université de Montpellier 3, reviendra sur ’ Les effets des changements de politique de formation sur l’engagement des enseignants dans la réduction des inégalités’ : il tentera une analyse historique de la période qui couvre 1991 à 2021 en France et examinera l’hypothèse d’un espoir déçu par manque d’analyse sociologique et d’anticipation politique. Puis, Françoise CARRAUD, de l’Université Lyon 2, parlera des : « Professeurs des écoles aujourd’hui : le cœur du métier et les inégalités scolaires »
Et si vous voulez suivre ce séminaire, en visio, rdv à 14h sur : https://univ-lille-fr.zoom.us/j/98704579479?pwd=UDBHTnpxKzc4bDgzTWpPd1lFb3ZBQT09
ID de réunion : 987 0457 9479
Code secret : 841586

de 16h à 18h, le Centre européen de sociologie et de science politique de l’université paris 1 inaugure un nouveau séminaire dédié au Complotisme & aux Fake news : sociologie de nouvelles déviances
et pour cette séance d’inauguration, Ysé vauchez du CESSP proposera une introduction générale du séminaire, à travers une présentation intitulée ’Le complotisme a-t-il déjà une histoire ? Et Pierre France (Orient Institut Beirut, CESSP/CRPS, Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne) reviendra sur Les théories du complot du 11-Septembre : circulations et mutations (2001-2021)’
et si vous voulez suivre ce nouveau séminaire, rdv à 16h sur : https://zoom.univ-paris1.fr/j/95112102840?pwd=dlBhWFNnTkdjWXZaeEpNMU9RUXNrdz09
code : 722515

à 18h, le collectif féministe Las Rojas Paris organise une réunion publique pour débattre autour des perspectives du mouvement féministe et LGBTI à la lumière de la situation politique à la veille de la journée internationale contre toutes les formes de violence faites aux femmes
cette journée internationale arrive en effet dans une situation très inquiétante pour les femmes en France. Malgré toutes les vagues de manifestations et de visibilisation des violences, les chiffres sont encore alarmants. En 2021, plus de 100 féminicides ont déjà été recensés. Face à cette situation, il existe un grand sentiment d’impuissance. Et l’injustice se pose encore sur les victimes qui osent dénoncer les violences. Macron et son gouvernement ont fait des déclarations pour s’acheter une bonne conscience mais aucune à la hauteur de la problématique n’a été réalisée pour améliorer la situation des femmes victimes.
La meilleure façon de rendre hommage aux femmes et aux trans assassinées c’est d’organiser le mouvement et de continuer la bataille tous les jours dans la rue contre le patriarcat et le capitalisme, dont l’État est le seul responsable.
Et pour organiser la lutte, le collectif Las Rojas paris propose donc cette réunion publique, et le rdv est donné à 18h dans le bâtiment A, salle 311, de l’université Paris 8, métro St-Denis Université

Dans le cadre du Festival des Solidarités, l’ALD organise une Rencontre-débat autour d’associations luttant pour les droits humains et environnementaux dans diverses régions du monde (Afrique, Amériques, Asie, Océanie) afin d’informer et sensibiliser sur l’importance pour toustes de soutenir les combats pour un environnement sain
A partir des témoignages et retours d’expérience d’associations œuvrant pour l’environnement dans diverses régions du monde, il s’agira non seulement de sensibiliser aux diverses formes d’atteinte à l’environnement, souvent liées à des activités économiques et industrielles extractivistes, mais aussi de montrer comment les luttes en faveur de l’environnement bénéficient aux droits humains et à la sécurité collective.
Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies vient de reconnaître, pour la première fois, que disposer d’un environnement propre, sain et durable est un droit humain. Pourtant, les défenseurs de l’environnement font souvent l’objet d’exactions ou de représailles quand ils ne payent pas leur combat de leur vie comme vient encore de le confirmer le dernier rapport de l’ONG Global Witness. Il s’agira donc aussi de voir quelles solidarités peuvent être développées et les outils de résistance qui peuvent être mis à disposition.
Et si vous voulez en discuter avec :
* Kim Van Dinh (Collectif VietNam Dioxine)
* Naema Rainette-Dubo (Collectif Zéro chlordécone-Zéro poison)
* Ludovic Pierre (Jeunesse autochtone de Guyane)
* Aurélie Journée-Duez (CSIA-Nitassinan)
* Kim Aumonier (Collectif Guatemala)
* Bienvenu Matumo (La Lucha, Congo RDC),
* Valentine Sébile (PBI France)
Rdv de 18h30-22h, au CICP , 21 ter, rue Voltaire, Métro Rue des Boulets ou Nation

A 18h45, Extinction Rebellion France et Extinction Rebellion Ile de France/Paris organisent une réunion d’accueil des nouvelles militantes et nouveaux militants
Et si vous voulez y participer, c’est à 18h45 à la fondation Charles Léopold Mayer qui se trouve au 38 rue Saint-Sabin, métro Bréguet-Sabin

A 19h, le Bar 61 organise une soirée de lancement du média La Disparition, avec les journalistes Annabelle Perrin et François de Monès qui viendront présenter ce nouveau média épistolaire et politique qui chronique les disparitions en cours dans notre monde.
Faire l’inventaire d’un monde finissant pour construire demain : C’est l’ambition de La Disparition. Tous les quinze jours, dans votre boîte aux lettres (la vraie, pas celle de votre ordinateur !), vous recevez une lettre écrite par une/un journaliste, une autrice, un auteur. Une plume et des mots pour vous raconter la disparition d’une partie de ce qui nous entoure, comme autant d’archives alors qu’est venu le temps des choix pour une révolution écologique, sociale et technique.
Et ce soir, pour la soirée de lancement : Quentin Müller et Adrien Absolu, tous deux journalistes et collaborateurs de cette nouvelle publication, liront des passages de leurs lettres et si vous voulez y participer, c’est à 19h au Bar le 61 qui se trouve au 3 rue de l’Oise, métro Crimée 
Et pour en savoir plus sur ce nouveau média, rdv sur le site : https://ladisparition.fr/

De 19h30 à 21h30, le collectif Icare, constitué de salariés de l’industrie aéronautique, et la coopérative ferroviaire RailCoop organisent un débat sur les transports, la mobilité, l’emploi et la transition
Alors que nous voyageons de plus en plus, le prix des carburants flambe et la pollution augmente. Le transport est le premier secteur émetteur de gaz effet de serre en France, responsable de 31 % des émissions nationales en 2019. Les législations française et européenne sont également en train d’évoluer, nous obligeant à repenser notre mobilité et nos modes de transport individuels, collectifs et marchands.
Face à ces bouleversements, comment les acteurs vont-ils s’adapter ? Comment réformer ce secteur clé tout en préservant l’emploi qui compte 1,4 million de salariés en 2019 ? La transition écologique ne peut se faire sans tenir compte du secteur des transports.
Et si vous voulez en discuter avec le collectif Icare et la coopérative RailCoop, rdv à 19h30 à la base, c’est au 31 rue Bichat, métro Goncourt

RDV CULTURELS

de 14h à 20h, La galerie Lumière des Roses, propose toujours l’Exposition photo intitulée « La Zone », dédiée à l’Histoire des bidonvilles aux portes de Paris
Il aura fallu pas moins de 10 ans à la galerie Lumière des Roses à Montreuil pour monter ’La Zone’, une exposition qui s’appuie sur 150 photographies anonymes et amateurs d’époque pour raconter l’histoire de de ces 40.000 personnes refoulées aux portes de Paris qui construisirent les premiers bidonvilles de la région parisienne.
Et si vous voulez découvrir cette expo photo, rdv du mercredi au samedi de 14h00 à 20h00, jusqu’au 8 décembre, à la Galerie Lumière des Roses qui se trouve au 12-14 rue Jean-Jacques Rousseau, à Montreuil, Métro Robespierre

De 14h à 18h30, la galerie fait et Causes accueille l’expo Photo « Villes en guerre » proposée par le Comité international de la Croix-Rouge
Cinquante millions de personnes portent aujourd’hui le poids des guerres livrées dans des villes, aux quatre coins du monde. Quatre photojournalistes se sont intéressés au sort de ces civils : Véronique Viguérie (au Yémen), Abdulmonam Eassa (en Syrie), Alfredo Bosco (au Mexique) et Antoine Agoudjian (au Haut-Karabakhet si vous voulez découvrir leur travail, rdv à partir de 14h à la Galerie Fait & Cause, c’est au 58 rue Quincampoix, métro Etienne marcel

A 14h la cinémathèque du documentaire à la BPI propose une projection-débat autour du travail cinématographique du réalisateur israélien Avi Mograbi ou comment il documente la mémoire
Avec au programme la projection de ’La Chasse aux fantômes’ de Raed Andoni, qui pose la question des moyens et de la fin pour réactiver une mémoire traumatique, suivie d’une discussion avec Avi Mograbi, Arnaud Hée (de la Cinémathèque du documentaire) et Stéphane Breton (de l’EHESS) ; et si vous voulez y participe,r rdv à 14h au Cinéma 1, du Centre Pompidou, métro rambuteau

A partir de 18h30, The Funambulist et La Flèche d’Or organisent une soirée de lancement autour du 38ème numéro de The Funambulist intitulé ’Music and the Revolution’
Rocé reviendra sur son projet ’Par les damné.e.s de la Terre, Hajer Ben Boubaker sur l’histoire des labels de musique maghrébins de Barbès, Lissell Quiroz sur la musique des révoltes contre la dictature de Pinochet au Chili et Lydia Haddag sur les chants protestataires amazigh en Algérie.
Et si vous voulez participer à cette soirée, musique et révolution autour de the Funambulist, rdv à partir de 18h3à à la flèche d’Or, c’est au 102 bis rue de Bagnolet, métro Alexandre Dumas

A 18h30 aussi, La Maison du Zéro Déchet, et Oxfam France proposent une projection-débat autour du thème : Peut-on réduire ses achats sans détruire des emplois ?
Avec Au programme
De 18h30 à 20h : projection du film Made in Bangladesh, réalisé par Rubaiyat Hossain, qui nous plonge au coeur d’une usine textile et du quotidien d’un groupe de femmes qui essayent de monter un syndicat.
De 20h à 21h : discussion avec Nayla Ajaltouni, coordinatrice du collectif Ethique sur l’étiquette qui agit en faveur du respect des droits humains au travail dans le monde, en particulier dans le secteur textile et Manon Duval, responsable des magasins Oxfam France.
Et si vous voulez participer à cette projection-débat, rdv à 18h30 à La Maison du Zéro Déchet qui se trouve au 1 passage Emma Calvé, métro Reuilly-Diderot, Faidherbe-Chaligny ou Nation.

A 18h30 aussi, Le Monte-en-l’air organise une rencontre avec Jean-Louis Chapuis des éditions de l’espace d’en bas qui viendra présenter sa dernière publication autour du projet de +/-l’épicerie, 1998-2004.
Un Ouvrage qui retrace le parcours d’un Collectif informel d’artistes qui sévit à l’orée des années 2000 dans une épicerie de quartier du 20e arrondissement de Paris, mais aussi à Lille, Varsovie ou encore au Monténégro ; et si vous voulez en discuter avec Jean-Louis Chapuis, rdv à 18h30 au Monte-en-l’air, c’est au 71 rue de Ménilmontant, métro Ménilmontant

A 18h30, le collectif ASAP Révolution propose une discussion en ligne avec le traducteur,Jean-Pierre Bourgeat , du livre de Secundino Serrano, intitulé : Maquis, Histoire Des Guerillas Anti-Franquistes
L’étude la plus complète publiée à ce jour sur la myriade des guérillas espagnoles de 1936 à 1960. L’auteur s’intéresse d’abord au phénomène des ’fugitifs’ et des ’taupes’, en butte à la répression systématique de l’appareil franquiste pendant la guerre civile et qui constitueront les premiers noyaux de combattants ; ainsi qu’aux rares tentatives de l’armée républicaine de monter des troupes irrégulières.
Puis de 1939 jusqu’à la fin des années 50, il relate la formation progressive de guérillas s’érigeant dans certaines régions en authentique contre-pouvoir et unique opposition à Franco. Ce qui concerne non seulement des milliers de combattants mais aussi des dizaines de milliers d’agents de liaison et autres ’complices’. Sont évoqués les moments les plus remarquables, comme la formation du premier groupe organisé, la Fédération León - Galice (guérilla créée majoritairement par des socialistes et des anarchistes) ; l’aide des services secrets britanniques ou américains en Galice et en Andalousie ; le passage des invasions pyrénéennes et son échec du Val d’Aran fin 1944 qui sera à l’origine de la formation de la plus puissante guérilla antifranquiste, l’AGLA.
Au fil de cette histoire, l’auteur nous raconte la vie quotidienne des maquis, les problèmes de santé, le ravitaillement, l’armement, le rôle des femmes... et les différentes stratégies de la terrible répression exercée à leur encontre. A la fin de l’ouvrage, l’auteur revient sur la décadence des organisations armées quasi inexistantes après 1952, la résistance urbaine à Madrid (communiste) puis en Catalogne (anarchiste) jusqu’en 1963.
L’ouvrage se clôt sur une étude politico-stratégique et une tentative d’estimation des chiffres comparant les différentes sources : un travail qui n’a jamais été fait avec une telle honnêteté. Si cette histoire a longtemps été passée sous silence pour des raisons évidentes par le pouvoir franquiste, ça l’est aussi pour d’autres plus surprenantes par les diverses organisations de l’exil (CNT, PSOE...) qui n’ont pas brillé par leur constance, ou par le parti communiste espagnol qui après avoir ouvertement soutenu les maquisards, a changé de ligne en 1947 et les a abandonnés à leur triste sort.
Cet ouvrage comble donc un vrai vide historiographique. Et si vous voulez en discuter avec le traducteur, jean-Pierre Bourgeat, rdv donc à 18h30 sur la page Facebook d’Asap Revolution, dont vous retrouverez le lien sur le site de l’agenda : https://www.facebook.com/ASAP-R%C3%A9volution-957899581045845

A 19h, le Collectif Villes & Décroissance propose un atelier-lecture autour de Valérie Jousseaume, et de son livre PLOUC PRIDE, récits pour la campagneparu aux éditions de l’Aube
La campagne est vivante, comme lieu de vie et comme imaginaire et la pandémie de 2020 a encore accéléré cette tendance : vivre à la campagne serait « la » solution face aux crises sanitaires, écologiques, économiques ou sociales de nos vies citadines contemporaines. Pour aller au-delà d’un certain fantasme, Valérie Jousseaume réalise un état des lieux et remet la campagne en perspective. Elle interroge le rôle et les atouts des territoires dans la transition sociétale. Et, surtout, elle redonne aux ruraux une place d’acteurs dans ce changement de civilisation en cours. Le livre déconstruit les cadres de pensée et les vocabulaires, pour sortir la « France périphérique » du cul-de-sac intellectuel où elle se trouve. L’ouvrage valorise la participation contemporaine de la ruralité à l’invention du nouveau monde par la convergence des mémoires, et propose un renouvellement de l’aménagement du territoire susceptible d’exprimer dans le concret des existences la transition culturelle en cours. Au cœur d’un monde où toute certitude a disparu, cet ouvrage s’appuie sur l’expérience rurale pour imaginer un futur désirable.
Et si vous voulez participer à cet arpentage avec le collectif Villes et décroissance, il faut vous inscrire pour avoir le lieu de rdv : https://docs.google.com/.../1x0o8wnSPhf8U8vMXCOBN.../edit...

Ce soir au ciné la Clef, l’association Home Cinéma donne carte blanche au cercle interprofessionnel de démission qui proposera sa sélection de films sur le travail
Le CID entend aborder la démission comme une action de choix pour découvrir ou inventer d’autres lieux pour développer son travail. Dans cette perspective, il ne s’agit pas uniquement de quitter un emploi, mais de définir par là-même ses propres conditions éthiques, sociales, économiques ou politiques pour développer sa pratique. La démission devient ici un point commun entre des situations totalement différentes. Le cercle s’ouvre ainsi à des employé·es de n’importe quel secteur d’activité, mais aussi aux chômeureuses et retraité·es, artistes ou non. Il invite également différentes personnes à penser avec les membres du cercle les différentes étapes de leurs démissions.
Et si vous voulez découvrir la sélection de films proposée par le CID et en débattre avec des membres du CID, rdv à 19h30 au ciné la Clef, 34 rue Daubenton, métro Censier-Daubenton

A 20h, le SensoProjekt et Le 100 ECS organisent une projection-rencontre autour du film An Opera of the World de Manthia Diawara.
A l’origine de ce film, il y a l’opéra Bintou Were, A Sahel Opera créé à Bamako en 2007, qui raconte l’éternel drame de l’émigration. Le réalisateur Manthia Diawara, né au Mali, personnalité de la diaspora africaine et aujourd’hui professeur en Littérature comparée et cinéma à la New York University fait naitre à partir de là, une œuvre de cinéma qui mêle les genres allant du documentaire à l’œuvre de création, de l’opéra au film. Il tisse un récit tel un « opéra créolisé » dans le droit fil de la pensée d’Edouard Glissant, poète et inventeur du « Tout-Monde où nos identités dynamiques et ouvertes sont une clé pour penser notre futur. » Se rejoue ainsi la rencontre des identités métissées sur fond d’images d’archives de l’immigration et avec l’intervention de nombreuses personnalités artistes, sociologues, auteur.e.s européen.ne.s comme africain.e.s (Alexander Kluge, Fatou Diome, Nicole Lapierre, Richard Sennett … ) ainsi que la journaliste Agnès Matrahji, qui jettent un regard esthétique autant qu’humaniste sur cette rencontre des cultures trop souvent crainte.
Aux arias provenant de l’opéra classique occidental se joignent la danse et la musique traditionnelles maliennes, pour délivrer au fil de l’épopée, un message sans doute essentiel.
La projection sera suivie d’un débat avec Valérie Osouf, cinéaste, réalisatrice de documentaires sur l’identité post-coloniale, animé par Isabelle de Visscher-Lemaître.
Et si vous voulez découvrir ce film et en débattre, rdv à 20h au 100ECS, c’est au 100 rue de Charenton, métro Faidherbe-Chaligny

Musique : Devotchka - La Llorona

Agenda du 24/11/2021