Agenda Fpp 30 septembre

jeudi 30 septembre 2021
par  Julie agenda

Agenda du 30 09 2021

depuis 6h ce matin, et jusqu’à 18h aujourd’hui encore le Comité de résidents, Foyer ADEF « Amandiers-Troënes’ organise un blocage du foyer pour protester contre les menaces de contrôles et d’expulsion, dont est victime le résident, M. Idy BANNE
et si vous voulez les soutenir, le rdv est donné au 2-6 rue Eliza Borey, dans le 20ème

depuis 10h ce matin et toute la journée aujourd’hui et demain, la Maison des sciences de l’Homme de Bretagne, organise un colloque consacré aux acteurs de la santé au travail au prisme du changement intitulé : Réparer et prévenir – Acteurs, pratiques, savoirs, évolutions à l’épreuve de l’inertie
Ce colloque vise à éclairer les enjeux auxquels les acteurs de la prévention et de la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles font face dans un contexte de reconfiguration du système de santé au travail. Il se propose d’aborder les enjeux que sous-tendent les transformations actuelles du système de réparation et de prévention des risques professionnels à partir d’interventions se fondant sur des recherches récentes, mais aussi sur le témoignage de professionnels de la santé au travail. À partir de là, il s’agira de s’interroger sur les prémices d’un mouvement conjoint de déresponsabilisation de l’État et des employeurs et de responsabilisation accrue des travailleurs, qui devront faire davantage la preuve du lien travail santé dans les procédures de reconnaissance et seront peut-être amenés à jouer un rôle plus important dans la prévention de leur propre santé au travail, au détriment des dispositifs collectifs chargés d’assurer cette mission.
Au programme cet aprem, les discussions reprendront à 14h et s’intéresseront à La prévention des risques professionnels et aux usages du droit et des normes et demain matin, à partir de 10h00, les discussions porteront sur la (mé)connaissance et la reconnaissance des risques du travail : au prisme des savoirs en tension
et si vous voulez suivre en visio ce colloque consacré acteurs de la santé au travail au prisme du changement, rdv aujourd’hui et demain sur : https://www.mshb.fr/agenda_mshb/les-acteurs-de-la-sante-au-travail-au-prisme-du-changement/7670/#inscription

Pour ce midi, la cantine syrienne de Montreuil cherche des bénévoles pour le service de sa cantine solidaire
et si vous voulez y participer, c’est jusqu’à 1’H30 à l’Aeri, 57 rue Étienne Marcel, métro Croix de Chavaux

Comme tous les jeudis, Le collectif solidarité migrants Wilson lance un appel à bénévoles
il y a besoin de monde en cuisine et pour la distribution de ce soir
et si vous voulez y participer, le rendez-vous est donné à 14h pour la cuisine, et à 18h30 pour la distribution, au théâtre de la belle étoile qui se trouve au 14 rue Saint-Just, à Saint-Denis, RER Stade de France

les Brigades de solidarité populaire d’Aubervilliers poursuivent leur collecte de produits de première nécessité pour les 120 familles que les Brigades soutiennent sur Pantin et Aubervilliers, et il y a toujours besoin en particulier de couches taille 3,4 et 5, de lait maternelle n°2 et 3 et de fournitures scolaires
et vous pouvez déposer vos dons :
à Aubervilliers dans le quartier mairie : à la librairie Les mots passants et au café culturel La collective qui se trouvent rue du Moutier ; et à Pantin dans le quartier Canal : au restaurant Chez Agnès qui se trouve au 21 rue Délisy

de 14h à 16h, Le collectif Stop EDF Mexique sera à Polytechnique pour une conférence pour secouer les ingénieur-es du Plateau de Saclay puis des rencontres avec la zone à défendre de Zaclay contre la ligne 18 du métro
si vous voulez y participer, c’est à partir de 14h à l’école Polytechnique, dont l’entrée se fait par la Rue Louis de Broglie, à Orsay
si vous voulez contacter le collectif Stop EDF Mexique, vous pouvez leur envoyer un mail à : stopedfmexique@riseup.net

de 14h à 16h aussi, l’Institut d’Histoire sociale de la CGT propose une conférence autour d’André Narritsens qui parlera de l’année 1921, la CGT se déchire
Dans la continuité de la conférence présentée le 14 septembre dernier par Jean-Louis Robert a propos du choc de la Première mondiale sur la CGT, André Narritsens reviendra sur la scission intervenue dans la CGT en 1921, ses conséquences immédiates et plus durables ainsi que sur le processus de reconstitution de l’unité.
Et si vous voulez suivre cette conf, rdv à 14h à l’IHS CGT qui se trouve au 263 Rue de Paris, à Montreuil, métro Robespierre
si vous voulez la suivre à distance, elle sera retransmise sur la page Facebook de l’IHS CGT et sur Zoom, et pour avoir le lien et les codes il faut envoyer un mail à : ihs@cgt.fr

de 14h à 16h encore, le Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris fait sa rentrée et propose un séminaire sur la notion d’autonomie et ses usages dans les sciences sociales, avec une première séance qui sera consacrée aux terrains et concept de l’autonomie
L’usage de la notion d’autonomie dans les recherches sociologiques et en théorie politique est au cœur de controverses. Son usage critique comme instrument d’émancipation – hérité des mouvements ouvriers – fait l’objet de multiples appropriations savantes se déployant dans des directions diverses et parfois mêmes contradictoires. Il se heurte aujourd’hui à plusieurs critiques, notamment féministes, qui dénoncent l’androcentrisme de la notion. Par ailleurs, un certain nombre de travaux s’emploient à déconstruire l’hypothèse anthropologique de l’autonomie individuelle en explorant la dépendance humaine non pas comme un problème à dépasser, mais comme un fait à prendre en compte dans l’organisation sociale, la division du travail etc..
et si vous voulez en discuter avec Frédéric Blondel, de l’université Paris-Diderot ; Julia Legrand, de Sciences Po ; et Romane Rozencwajg, du CRESPPA, rdv de 14h à 16h dans la Salle 519 du Centre CNRS Pouchet, 59/61 rue Pouchet, Paris 17è

de 14h à 16h toujours, le Centre arabe de recherche et d’étude politique de Paris propose une table-ronde en format hybride autour de l’Urbanité, la mondialisation et le cosmopolitisme
Les villes méditerranéennes portuaires telles que Beyrouth et Alexandrie ont longtemps constitué des espaces cosmopolites incontournables. Dominées historiquement par le modèle de coexistence communautaire mis en place par l’empire ottoman, elles se sont construites comme des systèmes urbains complexes ouverts aux valeurs universelles et au monde extérieur.
Le développement du capitalisme et les phénomènes de globalisation et de mondialisation ont ensuite fortement accéléré la libre circulation des hommes et des marchandises. Si pendant longtemps, cette circulation transnationale était réservée aux élites des pays du Nord, elle s’est progressivement sudifiée, s’ouvrant aux classes moyennes et populaires. Aujourd’hui, de nombreuses villes arabes sont devenues des destinations attractives pour l’immigration et accueillent des flux plus ou moins importants de travailleurs. Dans les centres urbains des villes arabes, qui constituent des espaces de rencontres entre différentes communautés, classes sociales, genres et religions, se développe désormais un cosmopolitisme urbain non réservé aux élites des classes supérieures.
Les villes du Golfe sont des exemples à la fois paradigmatiques et paradoxaux de ce phénomène puisqu’elles promeuvent des formes de cosmopolitisme en contexte d’exclusion des étrangers. Le nombre d’étrangers y dépasse largement celui des citoyens. Au Qatar et aux Émirats arabes unis, 89 % de la population est composée d’immigrés. Hormis le fait que ces travailleurs ne peuvent accéder à la citoyenneté de leur pays d’accueil, leur visibilité dans l’espace urbain demeure restreinte. Les espaces urbains sont fortement ségrégués et hiérarchisés et cette ségrégation se manifeste d’autant plus en ce qui concerne l’habitat. Ainsi, se sont développées depuis le début du XXIe siècle, des « gated communities » réservées aux classes supérieures, et des camps de travailleurs pour les immigrés. Ces zones de relégation sont souvent surpeuplées et présentent de nombreux problèmes notamment dans l’accès aux soins et aux services.
Pourtant les métropoles du Golfe sont aussi des espaces cosmopolites à la fois en pratique et dans les discours publics, alors que l’inégal accès au logement, aux droits, aux aspirations mettent en tension cette notion de cosmopolitisme. L’objectif de cette table ronde est d’engager une analyse comparative de ces villes de la mondialisation et de saisir les différentes formes de cosmopolitisme qui s’y déploient, tout en mettant ce phénomène en perspective avec les réalités migratoires.
Et si vous voulez en discuter avec : Franck MERMIER, du CNRS qui proposera des Réflexions sur les cosmopolitismes urbains dans l’espace arabe, Hélène THIOLLET, de Sciences qui parlera du cosmopolitisme en Arabie Saoudite, et Delphine PAGÈS, de l’INALCO qui parlera quant à elle du cosmopolitisme de Dubaï, rdv de 14h à 16h dans les locaux du CAREP, 12 Rue Raymond Aron, dans le 13ème
ou en visio sur : https://us06web.zoom.us/webinar/register/WN_3x54HjXkR8O40J2zogEcZw

Le squat du Marbré risque toujours l’expulsion, mais l’équipe maintient son programme
en effet, l’huissier a fait sa demande de réquisition de la force publique à la préfecture. Le dossier est maintenant dans le cabinet du préfet. L’expulsion peut donc arriver dans les prochains jours comme dans deux semaines ou plus. La trêve hivernal qui a été accordé dans le jugement commence le 1er novembre et l’équipe du marbré compte s’organiser pour se maintenir dans le lieu jusqu’à cette date. Elle a une audience devant le juge de l’exécution le 5 octobre pour obtenir des délais mais le rendu est non suspensif et peut prendre de deux à 4 semaines.
En attendant au programme d’aujourd’hui il y aura : à 16h un Atelier graff en mixité choisie MINT pour Meuf, personnes Inter, Non-binaires et Trans.et à partir de 19h, il y aura la projection du[ documentaire ’Naufrage et mafiosi’ : Dans les années 90, Jean-Ba et trois amis partent pour une transatlantique à la voile....et Leur route croise celle d’un cargo de la mafia. 30 ans plus tard, les enfants de Jean Ba repartent sur les traces de cette légende familiale entre la France, le Portugal et Gibraltar.
Et si vous voulez participer à l’atelier graff et.ou à la projo, rdv aujourd’hui encore tant que tient et pour que tienne le Marbré, c’est au 39 rue des deux communes, à Montreuil, métro Robespierre

à 17h, Nanterre VNR en lutte, la FSE Nanterre , l’Unef-Tacle et l’Assemblée générale des Sans-Facs organisent une AG pour préparer la grève du 5 octobre prochain !
et si vous voulez organiser avec eux, la riposte contre la casse des droits étudiants et des conditions d’études et de vie dans la perspective de la grève générale annoncée le 5 octobre prochain par l’intersyndicale (CGT, FSU, Solidaires, FO), rdv à 17h au bâtiment Zazzo de la Fac de Nanterre

à partir de 17h aussi, la CGT Educ’action 93 propose une permanence destinée aux AESH à la BDT de St-Denis
Suite à plusieurs signalements d’erreurs sur les fiches de paie de collègues AESH, la CGT a décidé d’organiser cette permanence pour accompagner les AESH dans les vérifications.
Et si vous voulez vous y rendre, c’est à partir de 17h dans le locaux de la CGT Educaction 93 qui se trouvent à la BDT de St-Denis dont l’entrée se fait par le 9/11 rue Génin, métro Porte de Paris

de 18h30 à 20h30, l’assoc Un ring pour tout•e•s propose une séance de Boxe anglaise en non-mixité choisie, au parc de la Villette
et l’entrainement sera suivi d’une AG pour discuter de l’avenir de l’association
et si vous voulez y participer, il faut ramener votre matos pour l’entraînement, et pour avoir l’endroit exact de rdv il faut les contacter, en envoyant un mail à : unringpourtoutes@gmail.com

à 18h45, le collectif Sauvons les jardins ouvriers d’Aubervilliers organise un rassemblement pour s’opposer à la construction du solarium sur les Jardins ouvriers des vertus
Pour contourner une des irrégularités pointées par le juge administratif, la maire d’Aubervilliers, Karine Franclet convoque aujourd’hui un conseil municipal extraordinaire pour s’autoriser à décider seule d’accorder un permis de construire à Spie Batignolles pour la piscine olympique avec solarium sur les jardins ouvriers.
Pour s’opposer aux plein-pouvoir de fait que la maire veut s’octroyer et s’opposer à la construction du solarium sur les jardins ouvriers des vertus, le collectif Sauvons les jardins ouvriers d’Aubervilliers organise donc ce rassemblement au moment du conseil municipal, et le rdv est donné à 18h45 à l’Embarcadère qui se trouve au 5 rue Édouard Poisson à Aubervilliers, métro Quatre-Chemins

enfin, demain matin à partir de 9h, la Legal Team Paris lance un appel à aller soutenir un camarade qui comparaitra devant la 28e chambre du tribunal judiciaire de Paris pour des faits de rébellion lors de la manif du 15 mai en soutien à la Palestine.
Le camarade est accusé de s’être débattu lors de l’interpellation, ce qui aurait blessé un bleu...alors qu’Il a lui-même fait l’objet de coups et blessures et s’est vu attribué plusieurs jours d’ITT (interruption temporaire de travail). La Legal Team s’attend à ce que les flics soient présents à l’audience, alors venez nombreux pour soutenir le camarade et démonter les fables policières habituelles.
Et le rdv est donné demain matin, à 9h, au tribunal judiciaire qui se trouve métro Porte de Clichy

Rdv culturels

à partir de 19h, le bar 61 organise une rencontre avec le photographe Romain Laurendeau pour la sortie de son livre ’Kho, genèse d’une révolte’.
Kho est une immersion au cœur des quartiers populaires d’Alger, à la rencontre d’une jeunesse qui, un jour de février 2019, brisa le mur de la peur en déferlant dans les rues, donnant ainsi naissance aux plus grandes manifestations que l’Algérie ait connu depuis des décennies.
Lorsqu’en 2014, Romain Laurendeau découvrait Alger, Bouteflika venait d’être élu une 4ème fois président de l’Algérie, un pays au très lourd passé et finalement très peu documenté depuis la « décennie noire », la guerre civile des année 90. Le photographe fut immédiatement happé par le marasme général. A chaque coin de rue, une jeunesse immense qui semblait errer sans but, dans le vide… Le régime n’attendait rien d’autre d’elle que du calme et de la résignation.
Il a alors décidé de raconter ces jeunes qui n’intéressaient personne. Romain Laurendeau a suivi leurs errances, photographié la vie quotidienne dans sa simplicité. Des moments suspendus qui ne font que souligner une situation singulière et inquiétante. L’ennui et la frustration de la rue. La rage revendicative des stades. Les instants de liberté éphémère dans des lieux discrets, cachés de la société…
Il a vécu ainsi avec ces jeunes pendant plus de 5 ans, comme habité par cette histoire qui pour lui, dépassait le simple documentaire. Il se jouait dans ces quartiers, quelque chose de fondamental et d’universel qui avait à voir avec la tragédie humaine. L’homme face aux dogmes qui le ronge ?Comment vit-il lorsqu’on le prive de rêve ? Kho montre et interroge la genèse d’une révolte.
Et si vous voulez en discuter avec Romain Laurendeau, rdv à 19h au bar 61 qui se trouve au 3 rue de l’Oise, métro Crimée

à partir de 19h aussi, les éditions le passager clandestin et la Librairie El Ghorba mon amour organisent une soirée spéciale 17 octobre 1961. 60 ans après... avec au programme :
la PROJECTION du film : 17 OCTOBRE 1961. DISSIMULATION D’UN MASSSACRE de Daniel Kupferstein (2001. 54 mn), en présence du réalisateur
Quarante ans après le 17 octobre 1961, témoins et historiens font le récit de la répression sanglante de la manifestation pacifique - à l’appel du FLN à Paris - contre le couvre-feu imposé aux Algériens décrété par le préfet de police Maurice Papon. Ce film, cherche à comprendre pourquoi et comment ce massacre a été occulté de notre mémoire collective.
Et la projection sera suivie de la PRESENTATION du livre de Fabrice Riceputi ’ICI ON NOYA LES ALGÉRIENS’ (Ed. Le passager Clandestin)
Paris, 17 octobre 1961, 20 h 30. À cinq mois de la fin de la guerre d’Algérie, des dizaines de milliers d’Algériens, hommes, femmes et enfants, manifestent pacifiquement contre le couvre-feu qui leur est imposé par le préfet de police Maurice Papon. La répression est d’une violence inouïe : onze mille personnes sont raflées, brutalisées et détenues dans des camps improvisés. Plus d’une centaine sont « noyées par balles » dans la Seine. Pourtant, le lendemain, les rapports officiels ne font état que de deux morts.
Face à ce mensonge d’État, un « simple citoyen » se fait chercheur. Il s’appelle Jean-Luc Einaudi. Pendant trente ans, ce « héros moral » surmonte les obstacles – omerta, archives verrouillées, procès… – pour faire connaître et reconnaître le crime d’État. C’est cette bataille intellectuelle, judiciaire et politique que retrace Fabrice Riceputi dans un récit documenté et passionnant.
Un combat à poursuivre à l’heure où la République s’obstine à refuser de regarder en face l’héritage raciste de la colonisation et où les violences policières continuent à se perpétrer en toute impunité.
Et si vous voulez participer à cette soirée spéciale autour du 17 octobre 61 avec le réalisateur Daniel Kupferstein, l’historien Fabrice Riceputi, et le Collectif 17 octobre 1961 Banlieue Nord/Ouest, rdv à partir de 19h à la librairie El Ghorba mon Amour qui se trouve au 148-152 boulevard des provinces françaises, à Nanterre

à 19h encore, la Librairie Petite Égypte organise une Rencontre avec Isabela Figueiredo autour de son livre Carnet de mémoires coloniales, paru aux éditions Chandeigne
Carnet de mémoires coloniales est le récit biographique d’une enfance passée dans les temps troubles et violents du colonialisme. Isabela Figueiredo, née en 1963 dans un Mozambique encore sous domination lusitane, se souvient. Elle nous livre ses observations d’enfant et son histoire profondément liée à celle de son père, un être aimé et aimant qui est néanmoins l’archétype du colon raciste, sexiste et violent.
La petite Isabela grandit dans une ambivalence brutale en relation à ce dernier, entre adoration et rejet. Il s’agit d’exposer une attitude, une posture qu’elle n’a jamais tolérée mais dont elle portera toujours le poids. Ce livre sonne comme une catharsis. Il est comme une lettre au père, comme le dévoilement douloureux, mais libérateur d’une impossible conciliation entre deux visions du monde. Carnet de mémoires coloniales est aussi le récit singulier d’une enfant en route vers l’adolescence qui découvre donc la vie, le désir et la sexualité, pleine d’une innocence curieuse, qui vivra seule l’expérience du rapatriement en 1975 en métropole.
Comme les centaines de milliers de Portugais rentrés à cette époque, elle connaîtra le rejet et la honte due à sa condition de retornada. Son père, resté au Mozambique lui confie une mission : raconter ce qu’ils ont vécu. Elle le fait ici mais sans aucun ménagement pour les colons. Elle dit sa vérité brute, raconte l’injustice, l’illégitimité et la violence d’un tel système. Porté par une écriture crue et frontale, au rythme cadencé, ce point de vue offre une vision inédite de l’histoire portugaise et coloniale. Un texte bouleversant sur l’identité explosée.
et si vous voulez en discuter avec l’autrice, rdv à 19h à la librairie Petite Egypte, qui se trouve au 35 rue des petits carreaux, métro Sentier

à partir de 19h30, le collectif Jeudi Rouge organise une soirée spéciale Images et mémoires de la Commune de Paris
avec au programme : la projection de ’La Commune’ réalisé en 1914 par Armand Guerra et le Cinéma du Peuple, une discussion avec l’historien Tangui Perron qui reviendra sur les mémoires rouges et noires de la Commune, et un concert de Michel Pennec, qui reprendra à l’accordéon les grands classiques de la Commune de Panam
e si vous voulez participer à cette soirée spéciale Images et mémoires de la Commune, rdv à partir de 19h30 au 3 place des Grès, dans le 20ème

à 19h30 aussi, Le Monte-en-l’air propose une soirée rencontre avec Sandra Lucbert, autour de son livre Le Ministère des contes publics, et Barbara Stiegler, autour de son livre Du cap aux grèves
Dans le Ministère des contes publics, de Sandra Lucbert :
Une maternité ferme. Un accouchement tourne mal. Un enfant meurt. Interpellé, le préfet n’a qu’une chose à dire : « nous sommes comptables de la dette publique ». Et le verrou est mis.
Proposition de la littérature : tourner la clé.
À l’évidence, tout tient dans une formule – mais qu’est-ce qu’elle tient cette formule ? Un ordre, des intérêts, un verrouillage. En guise de quoi on dit : LaDettePubliqueC’estMal. C’est un assommoir : trente ans de répétition, des parleurs, des figures, des grimaces – tous les tours de l’autorité. Qui n’y feront rien : ce seront toujours des contes.
Dans Du cap aux grèves, Barbara Stiegler propose le Récit personnel d’une mobilisation. 17 novembre 2018 – 17 mars 2020
Malgré le naufrage et la multiplication des alertes, le cap est à ce jour inchangé : c’est l’adaptation de toutes les sociétés au grand jeu de la compétition mondiale. Une marée de gilets jaunes a pourtant surgi sur le pont, bientôt rejointe par d’innombrables mutineries pour défendre les retraites, l’éducation et la santé. Reste, pour aller du cap aux grèves, à conjurer l’obsession du programme et du grand plan, qui paralyse l’action. Et à passer de la mobilisation virtuelle des écrans à la réalité physique des luttes et des lieux.
À travers le récit de son propre engagement, Barbara Stiegler dit la nécessité de réinventer notre mobilisation là où nous sommes, en commençant par transformer les endroits précis et concrets de nos vies.
Et si vous voulez rencontrer Sandra Lucbert et Barbara Stiegler, rdv donc à 19h30 au Monte-en-l’Air, 71 rue de Ménilmontant, métro Ménilmontant

à 19h30 encore, l’association Ressources Alternatives organise une représentation de la conférence gesticulée intitulée : J’aurais dû m’appeler Aïcha ou l’identité française en question proposée par Nadège N.
Un mois avant ma naissance, la mère de mon père décède. La tradition veut que la première fille née après ce décès hérite du prénom de la défunte. Ma grand-mère s’appelait Aïcha, elle était Algérienne. Pourtant, je m’appelle Nadège.
Pour les descendants d’Algérien.nes, il y a comme une zone blanche : une histoire coloniale mise sous silence, une guerre faite « d’événements », des représentations racistes et des inégalités qui perdurent. Intégrée par l’école républicaine, bercée par le mythe national, j’ai joué le jeu de l’intégration. En m’assimilant, j’ai refoulé une partie de mon héritage. Je fais aujourd’hui marche arrière en prenant bien soin de ramasser un à un tous les indices et reformer le puzzle de mon histoire, de notre histoire pour mieux la déconstruire.
Alors que les débats identitaires grondent en France et qu’il y a comme une injonction à choisir son camp, comment s’émanciper d’identités qu’on voudrait nous imposer et trouver sa propre voie ? Et si vous voulez assister à la représentation de cette conf gesticulée proposée par Nadège N, rdv à 19h30 au centre social Le Picoulet, 59 rue de la Fontaine au Roi, Métro Parmentier, Goncourt ou Belleville

à 19h30 toujours, La Ville de Drancy et le Mémorial de la Shoah organisent une projection-débat autour du film The Cut de Fatih Akın en présence de l’ambassadrice de la République d’Arménie et des équipes de tournage.
Et si vous voulez assister à la projection-débat, rdv à 19h30 à l’Espace culturel du Parc au 120, rue Sadi Carnot - à Drancy Rer B Gare du Bourget et il faut réserver avant via : [http://drancy-mautic.drancy.fr/]

Trois semaines avant l’ouverture de la 5e édition du festival libre du Moyen-métrage, l’association Home Cinéma propose la projection d’Ali au pays des merveilles, réalisé en 1976 par Djourha Abouda et Alain Bonnamy, dans sa version restaurée réalisée en 2021 par l’Image Retrouvée à partir des négatifs originaux 16mm et d’une copie d’exploitation 16mm.
Ali au Pays des Merveilles de Abouda et Bonnamy est un cri contre l’exploitation et le racisme, qui pointe sans concessions le rôle de l’état français, des médias, du capitalisme et de la colonisation dans ce système de domination qui vient broyer ce.ux.lles qui le subissent. Ce film donne voix aux plus oubliées : les femmes, grandes absentes des films et documents sur les luttes des travailleur.se.s immigré.e.s.
Et si vous voulez découvrir ou redécouvrir ce film dans sa version restaurée, et en discuter avec Léa Morin, chercheuse et curatrice qui a mené le projet de restauration du film et Djouhra Abouda co-réalisatrice du film, rdv donc à 19h30 au ciné la Clef, 34 rue Daubenton, métro Censier

Dans le cadre du Festival Images Mouvementées organisé par ATTAC en partenariat avec Fpp, il y aura ce soir la projection en Avant-première du film ’Debout les femmes !’ de Gilles Perret et François Ruffin, en présence de ce dernier
« Mais qui m’a mis cette tête de con ? » Ce n’est pas le grand amour entre le député En Marche ! Bruno Bonnell et l’insoumis François Ruffin. Et pourtant... C’est parti pour le premier ’road-movie parlementaire’ à la rencontre des femmes qui s’occupent de nos enfants, nos malades, et nos personnes âgées. Ensemble, avec ces invisibles du soin et du lien, ils vont traverser confinement et couvre-feu, partager rires et larmes, colère et espoir. Ensemble, ils vont se bagarrer, des plateaux télés à la tribune de l’Hémicycle, pour que ces travailleuses soient enfin reconnues, dans leur statut, dans leurs revenus. Et s’il le faut, ils réinventeront l’Assemblée…
et si vous voulez découvrir ce film en avant-première et en discuter avec François Ruffin, rdv à 20h au 5 Caumartin qui se trouve au 101 rue St Lazare, métro St-Lazare

à 20h ce soir encore, le théâtre 13 propose la représentation de Robins - Experience Sherwood mis en scène par le Collectif Le Grand Cerf Bleu
Robin des bois est une légende populaire qui naît au XIème siècle et qui, aujourd’hui encore, s’inscrit comme une figure de réconfort inscrite dans l’imaginaire collectif. Des ballades médiévales aux pièces élisabéthaines d’Antony Munday, du roman d’Alexandre Dumas puis des premiers Technicolor au dessin animé Disney, chaque époque s’empare de la légende pour questionner son présent. Comment, à notre tour, pouvons-nous réinvestir les motifs qu’elle contient, à l’heure où les problématiques de justice sociale, d’écologie, de réinvestissement du local et du collectif nous touchent de plein fouet ? Ici, le théâtre se fera l’espace de dialogue entre le récit d’aventure et l’ultra-actualité. Avec ce spectacle, la légende s’invite dans le théâtre documentaire, faisant résonner des questionnements politiques exigeants dans un cadre festif et rassembleur.
Et si vous voulez découvrir ce spectacle, rdv à 20h au théâtre 13 qui se trouve au 30 rue du Chevaleret, métro BNF

à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 3 octobre, c’est la 11ème édition du Festival Magic Barbès proposé par le Tactikollectif, la Bibliothèque Goutte d’Or ou encore la FGO-Barbara
et pour cette 11ème édition du festival : les association mettent à l’honneur cette année les artistes féminines , autour du thème : Les Héritières, ou comment agréger les notions de mémoire, d’héritage et donc de transmission, en ancrant toutes ces fulgurances créatrices issues d’un tissu associatif foisonnant !
Au programme aujourd’hui, il y aura un
➤ Parcours dans les rues de la Goutte d’Or avec Les Fables du Calao par les artistes du Cercle Kapsiki
➤ Table ronde à 18h30 à Salle Saint Bruno avec Shein B, Brigitte Le Brigand, Sofia Ramos Diaz (projet « Esquisses »), Elena Perlino, Marie Piemontèse et Elsa Noyon
➤ Exposition à 19h30 à FGO-Barbara sur les Musulmanes du monde proposée par Élise Saint-Jullian et LK.Imany + Warm up de Aïda Salender, des Artistes en Exil
➤ Scène ouverte 19h45 à Barbès Comedy Club
➤ Concert à 20h à FGO-Barbara avec Souad Asla, Samira Brahmia, Hadjla & Nawel Ben Kraïem
et si vous voulez retrouver le programme complet de cette 11ème édition du Festival Magic Barbès, rdv sur : https://fgo-barbara.fr/programmation/festival-magic-barbes-2021

à partir d’aujourd’hui aussi et jusqu’au 3 octobre, c’est la 2ème édition du Festival du Film libanais de France, et pour cette 2ème édition, ce sera la révolution libanaise d’octobre 2019 qui sera mise sous le feu des projecteurs
au programme de ce soir, il y aura la projection à 20h30 : Projection de Memory Box de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige qui remuent les souvenirs de la guerre civile libanaise, et si vous voulez découvrir ce film, rdv à 20h30 au cinéma les 7 parnassiens ; et pour retrouver le porgramme complet du Festival du Film libanais de Franc, rdv sur : https://fflfofficial.fr/programme-2021/

Musique : Ausgang - Elite

Agenda du 30 09 2021

Documents joints

Salut à toutes et à tous, vous écoutez l'agenda (...)