Agenda FPP 3 juin

jeudi 3 juin 2021
par  Julie agenda

ce matin, les 523 exilés qui occupaient le square Villemin depuis dimanche soir, après avoir été chassé par la police lors du rassemblement organisé par le collectif Réquisition pour exiger des solutions de relogement à l’issue de la trêve hivernale, ont été mis à l’abri.

Agenda 2021-06-03

Aujourd’hui encore, les agent.e.s de la maire de Paris sont en grève pour protester contre la réforme de la fonction publique territoriale qui implique une augmentation du temps de travail et une dégradation du service public.
et Ce matin à 9h une manif est partie de la mairie du 12e direction l’hôtel de ville. Et il y aura une assemblée générale à l’issu de la manif, sur la place Baudoyer dans le 4e.

Depuis 11h30, Solidaires Seine-Saint-Denis organise un rassemblement de soutien aux agent.e.s de l’Inspection du travail 93 : le scandale doit cesser !
Les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis soutiennent la mobilisation des agent·e·s de l’inspection du travail pour obtenir des recrutements.
Depuis plus de cinq ans, des communes de la Seine-Saint-Denis sont privées d’agent-e de contrôle de l’inspection du travail faute de recrutements suffisants au Ministère du travail. Pendant des années, les agent.es de contrôle du département ont accepté d’occuper « par intérim » ces postes vacants, en plus de leur section d’inspection, accroissant leur charge de travail tout en n’offrant pas de service public digne de ce nom aux salarié.es de ces secteurs. Cette pratique est illégale, l’intérim de postes de service public devant être temporaire (pour une maladie, un congé de formation ou de maternité) et non structurel (c’est-à-dire lié à l’insuffisance des recrutements).
Constatant le caractère chronique de ce sous-effectif, après avoir manifesté et fait grève, les agent·e·s de l’inspection du travail de Seine-Saint-Denis ont pris collectivement la décision en novembre 2019 de refuser d’effectuer ces « intérims structurels », avec le soutien des organisations syndicales de leur administration. Cette mobilisation vise à mettre en évidence l’abandon par les autorités du service public de l’inspection du travail et à contraindre le ministère du travail à recruter à hauteur des besoins, au lieu de pallier sans cesse le manque de postes au détriment de la santé des agent.es et du service rendu aux usager.es.
Depuis un an et demi les travailleurs·euses des sections d’inspection laissées vacantes par les pouvoirs publics ne reçoivent donc plus aucune réponse à leurs sollicitations. Leurs entreprises ne sont plus contrôlées. Leurs signalements ne sont plus entendus. A Saint-Denis, Montreuil, Les Lilas, Bobigny, Drancy, Le Blanc-Mesnil et dans une partie de l’aéroport de Roissy l’inspection du travail n’a plus les moyens de répondre.
La mobilisation des agent·e·s de l’inspection du travail, et la détresse des travailleurs·euses de Seine-Saint-Denis reste à ce jour sans réponse de la part du Ministère du travail. Aucun engagement n’a été pris en vue du recrutement d’agent·e·s de contrôle et de secrétariat sur les postes vacants du service public de l’inspection du travail.
De rapports parlementaires en rapports d’inspections la précarité de la Seine-Saint-Denis est pointée du doigt sans que les pouvoirs publics ne prennent leurs responsabilités en recrutant les fonctionnaires chargé·e·s de faire appliquer le droit du travail. Cette situation insupportable pour les travailleurs·euses doit donner lieu à un plan d’urgence du Ministère du travail.
Au vu de la crise économique qui a d’ores et déjà débuté, avec des faillites et de nombreux licenciements à la clé, des recrutements à la hauteur au sein du service Emploi, Entreprises et Solidarité afin de favoriser le maintien dans l’emploi des travailleurs·euses de notre département doivent aussi avoir lieu.
Nous, organisations syndicales de travailleurs·euses de la Seine-Saint-Denis, nous associons à la révolte des agent·e·s de l’inspection du travail de notre département.
Nous refusons le délabrement des services publics en Seine-Saint-Denis, et a fortiori de ce service public indispensable à la protection des travailleurs·euses.
Nous réclamons du Ministère du travail un plan massif de recrutement d’agent.es en charge des services participant au maintien des emplois et d’agent.es de contrôle et de secrétariat de l’inspection du travail.
Un courrier a été envoyé à la ministre du travail le 12 avril 2021. N’ayant toujours pas de réponse, les organisations syndicales organisent donc un Rassemblement depuis 11h30 devant la DGT 39 – 43 quai André Citroën Paris 15ème

A 13h, les syndicats lycéens, la FCPE et la Coordination nationale de l’Éducation, appellent à une manifestation pour demander l’annulation exceptionnelle des épreuves terminales pour la première session du bac blanquer
Ils appellent ensuite à une AG interdisciplinaire « spéciale examen », à 18h à la BDT de Paris Cette AG est ouverte à tous les personnels convoqués ou susceptibles d’être convoqués aux opérations des examens. Il s’agira de décider et organiser la grève des examens, à commencer par les surveillances du 17 juin. Pour rappel, des préavis de grève sont déposés par les organisations syndicales couvrant toute la fin d’année scolaire. Par exemple, le SNES-FSU précise avoir déposé « une alerte CHSCT et un préavis de grève jusqu’à la fin de l’année, incluant la question des examens »
Alors pour rejoindre la manif, c’est à 13h à Luxembourg, et pour participer à l’AG, c’est à 18h à la bourse du travail de Paris, au 3 rue du château d’eau, métro république

depuis 11h et jusqu’à 16h, Acceptess Transgenres propose un atelier en plein air au parc de la Villette pour dessiner l’histoire de la lutte contre le VIH Sida.
Dans l’Artère du parc de la Villette, un ’Jardin des dessins’ raconte depuis 15 ans l’histoire de l’épidémie du VIH-Sida ; et aujourd’hui vous pouvez visiter cette installation avec l’association, et contribuer à l’œuvre en dessinant et en peignant ce que l’épidémie vous évoque aujourd’hui.
Si vos voulez participer à cet atelier, il faut vous inscrire en envoyant un mail à : pole.culturel@acceptess-t.com

De 14h à 16h, le séminaire Expertise citoyenne et action publique intitulée ’Formes et usages de l’expertise citoyenne dans le problème de la pollution de l’air’ se poursuit avec une séance virtuelle autour de :

  • Olivier Blond, Ancien président de l’Association Nationale pour l’Amélioration de la Qualité de l’Air « Respire » : qui reviendra sur « L’expertise citoyenne comme source d’action politique ».
  • et Justyna Moizard-Lanvin, de l’École des hautes études en sciences sociales qui reviendra sur l’ : « Expertise citoyenne et le problème de la pollution de l’air aux États-Unis et en Grande Bretagne ». 
    et si vous voulez suivre cette séance en ligne, il faut vous inscrire en envoyant un mail à : seminaire-exciap@protonmail.com.

À partir de 14h aujourd’hui et demain toute la journée, l’université de Nanterre organise un colloque en ligne intitulé : Représenter le corps absent
Privant les humains de leurs rapports réels aux autres, le nouvel ordre du monde provoqué par le contexte pandémique a banalisé les échanges virtuels dans tous les domaines de la vie professionnelle, personnelle et culturelle. Les images des lieux dépeuplés à travers le monde – rues désertes de capitales, bureaux abandonnés, transports déserts – constituent des représentations insolites de l’absence qui interpellent et semblent déjà ancrées dans la mémoire collective. L’impact de la disparition physique du corps de l’autre et de la perte du lien social qu’induit l’isolement n’est pas anodin sur les pratiques corporelles collectives (manifestations culturelles, célébrations, mouvements sociaux…). L’omniprésence de la virtualité comme alternative aux rapports sociaux traditionnels, la peur implicite du corps des autres et le renversement d’une société où les corps sont présents mais invisibles invitent donc à repenser la corporalité et sa visibilité dans le champ de la représentation : et c’est tout l’objet de ce colloque en ligne
cet aprem les discussions porteront sur les Absences parasites, les fantômes et les empreintes du corps ; et demain les discussions porteront sur : la Figure de l’anonyme et les corps disparus, et sur les Avatars et les nouvelles corporalités
Et si vous voulez suivre ce colloque en ligne, il faut vous inscrire sur : https://forms.gle/Zgmk4h4koAEhniBw5

À partir de 14h aussi, et toute la journée demain, le Centre d’histoire et d’anthropologie du droit de l’université Paris-Nanterre organise un colloque en ligne sur Le statut des femmes : domination et constructions identitaires
La campagne #MeToo a pris une ampleur mondiale sans précédent depuis la révélation de l’« affaire Weinstein » en octobre 2017. Que l’on s’intéresse à ce mouvement international de dénonciation des violences sexuelles ou à son pendant français, #BalanceTonPorc, on distingue un nouveau paradigme de justice face aux discriminations que subissent les femmes : l’opinion publique semble se réapproprier les débats institutionnels et judiciaires. Devançant un législateur français hésitant, nombreux sont les acteurs politiques et sociaux qui qualifient les homicides en raison du sexe de « féminicides ».
De ce fait, se posent à la fois la question de la nécessité d’une traduction juridique systématique des réalités sociales et celle de la compatibilité de ce néologisme avec les principes de neutralité et d’universalisme du droit français. Par le biais des réseaux sociaux, la possibilité de mettre en lumière des inégalités sociales et sexuelles s’ouvre au plus grand nombre, et l’on observe, par ces verdicts sociaux, un phénomène de sentences publiques et morales, échappant aux procédures judiciaires classiques et dépassant le carcan législatif national. Ces aspirations parajudiciaires rappellent aujourd’hui plus que jamais, la nécessité d’une dialectique entre les sciences sociales et le droit. Car, à travers la question des femmes, les pratiques juridiques et sociales, publiques et privées, collectives et individuelles dialoguent et reflètent des rapports de domination.
En parallèle, La notoriété de la Servante Ecarlate, la relecture des écrits de Christine de Pizan, la parité entre hommes et femmes brandie comme slogan politique lors de diverses élections sont autant d’exemples qui interrogent sur la portée idéologique de la question du genre. C’est à travers le prisme des constructions idéologiques et identitaires que le statut de la femme sera envisagé dans ce colloque.
Et si vous voulez suivre ce colloque en ligne, il faut vous inscrire en envoyant un mail à : ralph.eveque@gmail.com

A 15h, le syndicat Union Danse appelle à un rassemblement devant le ministère de la culture pour demander à être représenté et pour être inclus pour le fond de solidarité, le chômage partiel et l’intermittence.
Alors pour les rejoindre, c’est à 15h devant le ministère de la culture au 3 rue de Valois dans le 1er

à 16h, le Middle East Directions Programme poursuit ses webinaires en anglais consacrés à la reconstruction en Syrie avec une séance consacrée au simulacre de l’élection présidentielle en Syrie
alors que Bachar el Assad a été réélu à plus de 95%, face à des opposants fantoches, lors d’un simulacre d’élections présidentielles, que va t-il faire de ce nouveau mandat ?
C’est à cette question que tenteront de répondre : les politologues Jomana Qaddour et Joseph Daher ; et si vous voulez en discuter avec eux, rdv à 16h sur : https://bit.ly/3oDtXXN=AT0psT_miVt2okI3NUcHBnLPdzbTPtKOn8IvLANb15LBxXNJTsul1FJsgI1F9dCtm0xyGqJNJCbkjnW328uGcikp4Gfxe3aapiMqb5QP6vWUCMCcVy48kehofU7TY4SqDNfQ-M7oYbq4KXY2dIszyj_l]

de 17h à 20h, le séminaire Taire, confier, révéler. Le secret, de l’intime au social organisé par l’EHESS se poursuit avec une séance en présentiel qui sera consacrée aux Secret(s) et aux crimes de masse
Marie-Jeanne SARDACHTI (substitut du procureur, à la Cour pénale internationale de La Haye) reviendra sur la révélation des crimes sexuels à travers l’exemple de Tombouctou en 2012 
et si vous voulez suivre cette séance, rdv à 17h à l’EHESS, au bâtiment du 105 rue Raspail, dans la salle 8, et c’est au métro Notre-Dame des Champs

A 19h, la base organise une soirée d’accueil pour les bénévoles
Si vous voulez rencontrer les bénévoles de la base et comprendre comment fonctionne cet espace, dédié à l’engagement pour le climat et la justice sociale, rdv à 19h à la base, au 31 rue bichat, dans le 10e

A 19h, Sorbonne ONU organise une conférence en ligne sur le racisme anti-asiatique avec Grace Ly et Sororasie
Grace LY est écrivaine, réalisatrice et animatrice de podcast
Amanda est la fondatrice de Sororasie et animatrice de podcast
Durant cette conférence seront discutés : le racisme anti-asiatique en France et les actes de haine contre la communauté asiatique, la représentation des personnes asiatiques dans la sphère publique et politique, et l’asioféminisme et l’intersectionnalité comme rempart contre le racisme
Pou assister à cette visio conférence, c’est à 19h sur la page Facebook :https://www.facebook.com/sorbonne.humanrights

à 19h, La Paix Maintenant propose une visioconférence autour de l’historien Pascal Ory et du politologue Denis Charbit qui reviendront sur Israël : d’un nationalisme d’émancipation à un nationalisme d’exclusion
On dénonce couramment la droitisation de la société israélienne : volonté de neutraliser les contre-pouvoirs, attaques contre les ONG, pouvoir de plus en plus grand accordé aux religieux, tentative de marginalisation de la minorité arabe. Outre ces menaces sur la démocratie, un messianisme religieux activiste, apparu après 1967, légitime l’accaparement de terres considérées comme « sacrées ». Ainsi la société israélienne irait de plus en plus vers un nationalisme ancré dans une identité juive patrimoniale, créant une hiérarchie entre Juifs et non-Juifs : le vote en juillet 2018, par un Parlement dominé par la droite et l’extrême droite, de la loi sur « l’État-nation du peuple juif » en serait un des signes majeurs.
On semble loin du projet originel du sionisme comme dynamique d’émancipation collective du peuple juif face à des persécutions séculaires ; un projet qui a inscrit des idéaux démocratiques dans la déclaration d’indépendance de 1948. Mais ces idéaux n’étaient-ils pas fragiles au regard de la tension existant, dès le départ, entre un Peuple juif se voulant majoritaire et une minorité arabe présente sur le même territoire ?
Est-on dans un nationalisme d’exclusion ? Quels sont les facteurs d’une telle évolution ? Est-elle irréversible ? Comment les citoyens attachés à l’État de droit et aux valeurs démocratiques peuvent-ils exprimer leur refus de valeurs exclusivement nationalistes et religieuses ?
C’est à ces questions que tenteront de répondre :
*Pascal Ory, Historien, spécialiste des nationalismes et
*Denis Charbit, historien politologue, spécialiste du sionisme et la société israélienne.
Et si vous voulez en discuter avec eux, il faut vous inscrire sur : https://fr.jcall.eu/.../israel-dun-nationalisme...

A 20h30, feminists in the city organise une visioconférence sur les origines de la domination masculine
Pourquoi une hiérarchie s’est-elle greffée sur la différence sexuée ? Pourquoi cette hiérarchie s’exprime-t’elle de façon variée mais universelle au sein des sociétés humaines ? Comprendre ses fondements peut-il nous aider à dissoudre cette hiérarchie ?
C’est à ces questions que tentera de répondre : l’anthropologue Marie Serre qui présentera les travaux de l’anthropologue Françoise Héritier.
Pour assister à cette visioconférence à 20h30, vous devez vous inscrire sur le site : www.feministsinthecity.com

à partir de 10h demain matin, l’Université Paris Nanterre organise une journée d’étude intitulée : Politiser et judiciariser les corps : genre, race, classe’
Avec au programme demain matin, des discussion qui porteront sur : La justice restaurative dans les programmes de responsabilisation socio-judiciaire ; Le sexe du témoin, l’ethnie du génocidaire.
Que peut-on voir en observant un procès en compétence universelle ? L’exemple des procès rwandais à Paris, ou encore sur les lawyers américains face aux persécutions raciales des nazis, puis suivront des discussions autour de l’homosexualité en procès au Sénégal, du traitement judiciaire des violences sexuelles à Montréal (1960-1980) et de La politisation des violences sexuelles au Tchad : droits des femmes, honneur national et protection masculiniste
et si vous voulez suivre cette journée d’étude consacrée à la politisation et à la judiciarisation des corps, rdv dès 10h demain matin à l’Institut des sciences sociales du politique,, Salle de conférence, bâtiment Max Weber, à l’Université Paris Nanterre, RER A Nanterre-Université

RDV CULTURELS

Les éditions Libertalia inaugurent une nouvelle collection avec Orient XXI, et Le premier titre, ’La Révolution palestinienne et les Juifs’, sort aujourd’hui en librairie
Publié au printemps 1970 par le Fatah, l’organisation de Yasser Arafat, ce texte marque un tournant dans la pensée politique de la résistance palestinienne. Le mouvement propose un objectif révolutionnaire, la création d’une Palestine démocratique non confessionnelle, d’un État unique dans lequel coexisteraient musulmans, juifs et chrétiens. Le texte ne cache pas les difficultés d’un tel projet, qui suppose de rallier un nombre significatif d’Israéliens juifs. Il reconnaît que l’utopie proposée nécessitera d’être précisée mais proclame que c’est « la seule solution permanente qui apportera une paix durable et la justice ».
Cet appel prend une nouvelle jeunesse à l’heure où la réflexion sur un État unique est relancée, la solution à deux États prévue par le processus d’Oslo ayant échoué. Et si vous voulez vous procurer ce document présenté et contextualisé par Alain Gresh, spécialiste des questions israélo-palestiniennes, ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique, et fondateur du site Orient XXI, l’ouvrage parait aujourd’hui aux éditions Libertalia et il est disponible sur le site des éditions Libertalia sur : https://editionslibertalia.com/catalogue/orient-xxi/le-fatah-la-revolution-palestinienne-et-les-juifs

à partir de 12h30, l’université Jean Jaurès de Toulouse poursuit son colloque en ligne intitulé : Devenir sujet : les pratiques de subjectivation dans l’art au XXIe siècle
A travers ce colloque il s’agira de repenser des pratiques variées dans l’art afin de redéfinir le rapport à soi. Les pratiques de subjectivation dans l’art, c’est-à-dire les pratiques qui s’intéressent aux façons dont la construction du soi s’opère par le biais de procédés artistiques, permettent de mettre l’individu au centre d’interrogations qui critiquent une construction lisse et univoque de l’individu tel qu’il est défini par nos sociétés hétéronormées.
Au programme cet aprem, les discussions porteront sur L’exposition du sujet : l’intime comme acte politique avec un focus sur Le Grotesque sexuel comme dispositif de la culture de soi en postcolonie, un focus sur Le cinéma documentaire contemporain face aux pratiques documentaires d’auto-exposition sur Internet, ou encore sur le Refus des normes, hybridité, réinvention de soi et de l’Autre chez Annie Ernaux, suivi d’une performance artistique qui viendra clôturer le colloque ; et si vous voulez suivre ce colloque en ligne, il faut vous inscrire en envoyant un mail à : devenirsujet@gmail.com

A partir de 17h, le marbré organise son 4e ciné club avec la projection de : « Born in Flames », un film de science-fiction américain, réalisé par Lizzie Borden, sorti en 1983, qui explore le racisme, le sexisme et l’hétérosexisme dans une démocratie socialiste américaine alternative.
L’intrigue implique deux groupes féministes à New York, chacun des groupes exprime ses préoccupations au public par des radio pirates. Un groupe, dirigé par une lesbienne blanche franche, Isabel, fait fonctionner ’Radio Ragazza’. L’autre groupe est dirigé par Honey, une afro-américaine qui anime l’émission radio ’Phoenix Radio’. Il y a également une armée de femmes, dirigée par Hilary Hurst et conseillée par Zella à laquelle Honey et Isabel refusent de se joindre, dans un premier temps. Un impitoyable agent du FBI va enquêter sur ce groupe, ainsi que sur Norris et les stations de radio.
Pour assister à cette projection, c’est à partir de 17h, avec la projection à 19h, au marbré, 39 rue des 2 communes, à Montreuil.

A 17h30 aussi, le cinéma la clef revival projette le film « La dernière femme » de Marco Ferreri, sorti en 1976.
Gérard, adepte de moto, est ingénieur dans une usine de Créteil. Quitté par sa femme Gabrielle, acquise aux thèses du MLF, il doit élever seul son petit garçon, Pierrot. Contraint de rentrer chez lui, à la suite d’un chômage technique, il passe reprendre son fils à la crèche et fait alors la connaissance de Valérie. Le couple se forme.Bien vite Valérie, se rendant compte qu’elle n’est qu’une femme-objet pour Gérard dont la jalousie s’accentue, se révolte et se refuse.
Pour assister à cette séance, c’est à 17h30 à la clef revival, au 34 rue daubenton, métro censier

A 17h30 aussi, sorbonne université et Viva Mexico organise une projection-débat autour de « los olvidados », un film de Luis Buñuel sorti en 1950
Los Olvidados, raconte la vie d’enfants et d’adolescents marginaux, mal nourris et sans-foyer des quartiers pauvres de la ville de Mexico.
“El Jaibo” est un adolescent qui vient de s’échapper d’une maison de redressement pour retrouver ses amis, une bande de délinquants. Un jour, Pedro est témoin de l’assassinat de Julián, délateur supposé par “El Jaibo”.
Suite à cela, Pedro essaie de retourner sur le droit chemin, sans se douter que son destin a déjà été placé sous le signe de la tragédie.
Pour assister à cette projection débat, c’est à 17h30 à la sorbonne, au 21 rue de l’école de médecine, dans le 6e.

A 18h, la médiathèque Françoise Sagan organise le vernissage de l’exposition « ici le déluge », réalisé par Anna Ellermets et Lou-Poko Savadogo
L’accumulation des contraintes sur le Tigre et l’Euphrate suite à la mise en œuvre du projet G.A.P. (Great Anatolian Project) et ses 22 barrages fait planer la menace d’un déferlement d’eau. On rapproche cette submersion avec celle contée dans les plus vieux récits de l’humanité, opérant un aller-retour historique entre le Déluge originel et l’actualité des villages noyés de Mésopotamie.
Sous chaque retenue, il y a les vestiges de civilisations non-turques : arménienne, kurde et assyrienne.
L’étude de ce projet d’aménagement témoigne des mécanismes de l’état-Nation turc. Face à un grand récit national qui engloutit, niant les lieux emblématiques des cultures minoritaires, faisons émerger les récits symboliques, servons nous-en comme refuge d’une mémoire culturelle en danger.
Cette exposition est une forme d’espace de transmission, nécessaire à raviver la mémoire de ces communautés que les auteures ont rencontrées.
Pour découvrir cette exposition, c’est à 18h à la médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg, dans le 10e

A 18h30, le monte en l’air accueille Socialter pour le lancement de son nouveau hors série consacré à « libérer le temps »
Derrière le tic tac imperturbable des secondes, minutes, heures, jours, années, le temps est en réalité profondément subjectif : quand on est pressé on en manque, lorsqu’on s’ennuie il s’étire. On en gagne, on en trouve, on nous le vole. Pas le temps ! Voilà bien une expression qui pourrait caractériser notre époque, alors même que les innovations technologiques et l’encadrement du travail étaient censés nous en libérer. L’abondance de la consommation et la croissance de la production semblent avoir produit leur envers : la famine temporelle. Au point que le burn-out et la perte de sens deviennent la règle, tandis que le passé est obscurci par la nécessité d’aller vite, l’avenir fermé par le triomphe d’un marché planétaire qui n’admet aucune alternative, et que le présent semble se résumer à la répétition du Même.
Ivres de vitesse, nos sociétés ne regardent même plus autour d’elles. Si elles le faisaient, elles verraient que le paysage brûle, et que le temps des choses vivantes exige que nous freinions d’urgence. Si les confinements et couvre-feux semblent avoir suspendu momentanément notre course, il y a fort à parier que la reprise soit synonyme d’une nouvelle accélération sans limite.
Avec ce nouveau hors-série, Socialter s’attaque à la question de notre rapport au temps. Comment le temps a-t-il été séquestré ? Comment le libérer ? Qu’est-ce que le temps de l’Anthropocène fait à nos représentations, à nos vies et à nos luttes ? Ralentir ne suffira pas : c’est d’une véritable bifurcation dont nous avons besoin.
Si vous voulez participer à cette soirée de lancement avec la rédactrice en chef Geneviève Azam et toute l’équipe de socialter, c’est à 18h30 à la librairie le monte en l’air, au 2 rue de la mare, dans le 20e

A 19h, le festival ciné-palestine propose une projection inédite en présentiel du documentaire NOT JUST YOUR PICTURE d’Anne Paq et Dror Dayan, sorti en 2020
La vie de Ramsis et Layla Kilani, nés et élevés en Allemagne, a été bouleversée par la mort de leur père palestinien, Ibrahim, tué avec leurs cinq demi-frères et sœurs dans les bombardements israéliens à Gaza en 2014. Choqués par le silence de l’Allemagne alors même qu’Ibrahim et ses enfants en avaient la citoyenneté, Ramsis et Layla n’ont eu de cesse depuis de se rapprocher de leurs racines palestiniennes et de réclamer justice. La projection sera suivie d’une rencontre avec Anne Paq et Ramsis Kilani
Pour assister à cette séance du festival ciné-palestine, c’est à 19h au cinéma l’écran, au 14 passage de l’aqueduc, à st denis, métro basilique de Saint-Denis

aujourd’hui et demain, l’association BrutPop propose deux jours de rencontres et d’ateliers sur le thème de la pédagogie musicale inclusive à La Station Gare des Mines
Ces journées rassemblent une série d’actrices et d’acteurs et militant·es français·es, anglais·es et finlandais·es que BrutPop a interrogé dans le cadre d’un travail de recherche. L’enquête, Éducation musicale et handicap : 15 questions, sera distribué en exemplaire papier sur place et sera par la suite disponible en ligne.
Vous retrouverez le programme détaillé et le lien d’inscription sur :
[https://www.facebook.com/events/304673774562367/?acontext=%7B%22event_action_history%22%3A%7B%22extra_data%22%3A%22%22%2C%22mechanism%22%3A%22calendar_tab_event%22%2C%22surface%22%3A%22bookmark_calendar%22%7D%2C%7B%22extra_data%22%3A%22%22%2C%7D][%22mechanism%22%3A%22calendar_interested_events_unit%22%2C%22surface%22%3A%22bookmark_calendar%22%7D]%7D->https://www.facebook.com/events/304673774562367/?acontext=%7B%22event_action_history%22%3A[%7B%22extra_data%22%3A%22%22%2C%22mechanism%22%3A%22calendar_tab_event%22%2C%22surface%22%3A%22bookmark_calendar%22%7D%2C%7B%22extra_data%22%3A%22%22%2C%22mechanism%22%3A%22calendar_interested_events_unit%22%2C%22surface%22%3A%22bookmark_calendar%22%7D]%7D]

Demain à partir de 9h30 s’ouvre une journée d’étude sur les femmes, l’écologie et les engagements politiques du Sud au Nord
À l’heure où nos sociétés sont confrontées aux urgences climatiques, environnementales, sociales et écologiques, l’enjeu de ce colloque est de faire dialoguer recherches et expériences vécues. De la philosophie à l’agronomie, du droit à la socio-économie, les résultats récents de travaux de recherche conduisent des disciplines traditionnellement distinctes à dialoguer entre elles. Un dialogue à la lumière des mouvements écoféministes qui conjuguent luttes féministes et luttes écologiques, et des réflexions qu’ils suscitent. Un colloque à l’écoute de citoyennes, comme de mouvements populaires de femmes, qui dans divers pays se mobilisent et expérimentent de nouvelles pratiques politiques.
Au programme de demain matin : les écoféminismes et la préservation de l’environnement, avec Sandra Laugier, Mickaëlle Provost, Alicia Puleo et Nathalie Blanc.
Demain après midi : Femmes et luttes des peuples autochtones face aux extractivismes, avec Jules Falquet, Mona Gérardin-Laverge, Samantha Heargraves, Clarisse Da Silva, Kyra Grieco, Marta Dell’Aquila et Bertha Zuniga Caceres
Pour assister à ce colloque, c’est sur place à l’université du centre chicago à paris au 6 rue Thomas Mann dans le 13e ou sur : https://uchicagogroup.zoom.us/webinar/register/WN_qOCL4_CwTK6GigI2ppekkw

Pour rappel : l’expo photo proposée par Brice Le Gal intitulée Justice et respect – le soulèvement des GJ est tjr visible à l’espace Louise Michel
dans cette expo, brice le Gal nous fait partager le quotidien des GJ, des scènes de rond-point , de manif, de lutte, des portraits intimistes. Il saisit la lutte des GJ avc un noir et blanc au plus proche des évenements, des moments de reflexion, de repos. Son travail documentaire est celui de la photographie sociale, d’un engagement dans une photographie politique qui rend compte d el’état du monde et nous révèle les invisibles.
Et si vous voulez découvrir cette expo, c’est jusqu’au 30 juin à l’espace Louise Michel, 42 ter rue des cascades, dans le 20ème

pour rappel aussi : Depuis samedi et jusqu’au 31 janvier, le musée de l’histoire vivante de Montreuil accueille l’exposition « Mémoires Commune(s), 1871 - 2021 »
En 2018, on pouvait lire dans des tracts écrits par des Gilets Jaunes quelques références à la Commune de Paris de 1871. Une fois de plus, on discuta en assemblée générale, aux ronds-points, et on évoqua les idées de république sociale et démocratique, de justice sociale, de démocratie directe, de citoyenneté, de droits égaux, de conditions de travail et de salaire, mais aussi de dignité et de reconnaissance.
À l’occasion du 150ème anniversaire de la Commune de Paris, le Musée de l’Histoire vivante vous propose de retourner dans ce passé se projetant dans de possibles futures et dont les échos nous parviennent encore aujourd’hui. Au gré d’un parcours historique et thématique, il vous invite à découvrir ou redécouvrir par l’image et le texte, cette révolution dans toute sa diversité, son développement en province ou à l’étranger, son action et ses projets de réformes, mais aussi ses errements violents, incomparables avec la terrible répression qui s’abattit sur les communard.e.s du 21-28 mai 1871. Un parcours d’histoire qui se conclura par le souvenir, les mémoires de la Commune de 1880 à nos jours.
Si vous voulez aller voir cette expo, c’est au musée de l’histoire vivante de Montreuil, au 31 Boulevard Théophile Sueur

Musique : Bérurier Noir - ESB (notre rage n’est pas perdue, compilation en soutien aux inculpés de Bure sortie en 2018)

Agenda 2021-06-03

Documents joints

Bonjour a toutes et tous