Agenda Fpp 22 février

lundi 22 février 2021
par  Julie agenda

Et aujourd’hui, on écoutera un appel lancé par les GJ de Montreuil pour la commémoration des 150 ans de la Commune de Paris

Agenda du 2021-02-22

et on commence avec ce communiqué unitaire publié hier par le comité pour Clément, Jeune Garde antifasciste, AFA-PB, AIM, le Tobliac FC, La Horde, Nouveau Parti anticapitaliste, Union communiste libertaire, Union syndicale Solidaires...suite au rassemblement antifasciste de samedi
Samedi, le groupuscule d’extrême droite Génération identitaire organisait une manifestation contre sa dissolution. Un contre-rassemblement unitaire antifasciste a été organisé en même temps dans un autre lieu, pour ne pas laisser la rue aux fascistes.
Ce contre-rassemblement n’a pas été interdit par la préfecture (ce qui impliquerait un arrêté explicitant l’interdiction), qui s’est contentée de prétexter une déclaration trop tardive pour ne pas prendre de position officielle. À l’heure actuelle, il n’y a toujours aucun arrêté préfectoral interdisant notre rassemblement.
Pourtant, de nombreux·ses personnes présentes au rassemblement antifa ont été contrôlé·es, fouillé·es, verbalisé·es pour participation à un rassemblement interdit (plusieurs dizaines d’amendes de 135€ ont été recensées) et plusieurs personnes ont été interpellé·es (au moins une quinzaine de gardes à vue sont en cours)
À un moment où l’extrême droite et l’État brandissent de concert l’« islamogauchisme » en faisant de toute personne affirmant une position antiraciste une alliée de l’islamisme, où le gouvernement criminalise une partie de sa population par l’adoption de la loi sur le séparatisme, ce même gouvernement confirme, par le pouvoir de sa préfecture, son positionnement politique favorable à l’extrême droite en l’autorisant à défiler.
Il s’agit pourtant de la même extrême droite que celle qui a des liens directs avec des attentats terroristes, que ce soit par les financements qu’elle reçoit de Brenton Tarrant (auteur d’un attentat ayant causé 51 victimes contre deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande) ou encore par la présence au rassemblement de génération identitaire de Maxime Brunerie (auteur d’une tentative d’assassinat sur Jacques Chirac en 2002).
Si le gouvernement en place entend donc dissoudre Génération identitaire pour des raisons purement électorales, il les autorise à battre le pavé comme ils le veulent, tout en interdisant les contre-manifestations, et ce en instrumentalisant les règles sanitaires pour sanctionner celles et ceux qui ont participé à ce rassemblement.
Les signataires exigent donc le retrait de toutes les contraventions reçues par les personnes qui ont participé·es à cette contre-manifestation, et la libération de tou·tes les personnes interpelées et réaffirment que face aux identitaires ils continueront d’amplifier la mobilisation.
Et pour cela, les signataires lancent un appel à la création d’alliances entre les différents groupes opprimés pour mettre en place un véritable front antifasciste large, regroupant organisations syndicales, antiracistes, antipatriarcales, etc.

on poursuit avec avec deux pétitions:d’abord celle lancée par l’université ouverte et qui fait suite à la Tribune publiée dans le Monde pour réclamer la démission de la ministre de l’ESR Frédérique Vidal après l’enquête qu’elle a commandée au CNRS sur l’islamo-gauchisme dans les universités
Le mardi 16 février, à l’Assemblée nationale, la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, Frédérique Vidal confirmait ce qu’elle avait annoncé deux jours plus tôt sur la chaîne Cnews : le lancement d’une « enquête » sur l’ « islamogauchisme » et le postcolonialisme à l’université, enquête qu’elle déclarait vouloir confier au CNRS à travers l’Alliance Athéna. Les raisons invoquées : protéger « des » universitaires se disant « empêchés par d’autres de mener leurs recherches », séparer « ce qui relève de la recherche académique de ce qui relève du militantisme et de l’opinion » ainsi que … « l’apparition au Capitole d’un drapeau confédéré ».
Si le propos manque de cohérence, l’intention est dévastatrice : il s’agit de diffamer une profession et, au-delà, toute une communauté, à laquelle, en tant qu’universitaire, Frédérique Vidal appartient pourtant et qu’il lui appartient, en tant que ministre, de protéger.
L’attaque ne se limite d’ailleurs pas à disqualifier puisqu’elle fait planer la menace d’une répression intellectuelle, et, comme dans la Hongrie d’Orban, le Brésil de Bolsonaro ou la Pologne de Duda, les études postcoloniales et décoloniales, les travaux portant sur les discriminations raciales, les études de genre et l’intersectionnalité sont précisément ciblés.
Chercheur·es au CNRS, enseignant·es chercheur·es titulaires ou précaires, personnels d’appui et de soutien à la recherche (ITA, BIATSS), docteur·es et doctorant·es des universités : les signataires ne peuvent que déplorer l’indigence de Frédérique Vidal, ânonnant le répertoire de l’extrême-droite sur un « islamo-gauchisme » imaginaire, déjà invoqué en octobre dernier par le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.
Mais, plus encore, les signataires s’insurgent contre l’indignité de ce qu’il faut bien qualifier de chasse aux sorcières. La violence du projet redouble la lâcheté d’une ministre restée silencieuse sur la détresse des étudiant·es pendant la pandémie comme elle avait été sourde à leurs interpellations sur une LPR massivement rejetée par tout·es celles et ceux qui font la recherche, y contribuent à un titre ou un autre.
La crise économique et sociale la plus grave depuis 1945 assombrit l’avenir des jeunes adultes, l’anxiété face à la pandémie fissure la solidarité entre les générations, la pauvreté étudiante éclate aux yeux de tous·tes comme une question sociale majeure, les universités – lieux de vie et de savoirs – sont fermées.
Mais pour Frédérique Vidal, le problème urgent de l’enseignement supérieur et de la recherche, celui qui nécessite de diligenter une « enquête » et d’inquiéter les chercheur·es, c’est la « gangrène » de l’ « islamo-gauchisme » et du postcolonialisme.
En Amalgamant un slogan politique douteux et un champ de recherche internationalement reconnu, elle regrette l’impossibilité de « débats contradictoires ». Pourtant, les universités et les laboratoires déploient de multiples instances collectives de production et de validation de la connaissance : c’est bien dans l’espace international du débat entre pair·es que la science s’élabore, dans les revues scientifiques, dans les colloques et les séminaires ouverts à tous·tes. Et ce sont les échos de ces débats publics qui résonnent dans les amphithéâtres, comme dans les laboratoires.
Ce qui entrave le travail universitaire, c’est l’insincérité de la LPR, c’est le sous-financement chronique des universités, le manque de recrutements pérennes, la pauvreté endémique des laboratoires, le mépris des gouvernements successifs pour les activités d’enseignement, de recherche et d’appui et de soutien à la recherche, leur déconsidération pour des étudiant·es ; c’est l’irresponsabilité de la ministre.
Alors face à cette nouvelle attaque lancée par la ministre qui reprend le thème complotiste « islamo-gauchisme », l’université ouverte exige sa démission et si vous voulez signer la pétition qui a recueilli plus de 10.000 signatures ce week-end, rdv sur : ici.

on poursuit avec la pétition lancée par le collectif Sainte-Marthe en lutte concernant l’occupation du local H
Le local du H est un local squatté dans le quartier de la place Sainte Marthe à Paris où s’organise la solidarité du quartier et qui permet de lutter contre la gentrification en cours. Aujourd’hui, Le H est menacé d’expulsion. Les sociétés immobilières responsables de la spéculation et de la gentrification du quartier réclament plus de 15 000 € au collectif et lui demandent de quitter les lieux immédiatement. A cause de cette menace d’expulsion imminente, les fonctions uniques que remplit ce lieu pour le quartier (l’entraide, distributions alimentaires, hébergement, espace d’organisation) risquent tout simplement de s’interrompre car elles ne disposent pas d’autre espace dans le quartier à ce jour.
Et alors que 3 personnes du collectif qui ont été interpelées le 28 septembre dernier comparaissent au tribunal mercredi prochain, vous pouvez les soutenir d’ici la en signant la pétition sur : https://urlz.fr/eWJn

Rdv militants

depuis 10h et jusqu’à 17h, la permanence Santé et conditions de travail sera ouverte
Et c’est à la BDT de paris, au 3 rue du château d’eau, métro république
et si vous préférez un entretien en distanciel, vous pouvez envoyer un mail à permanence@neplusperdresaviealagagner.org

De 13h à 17h, l’association Aceptess-Transgenres ouvre sa permanence psychologique
vous pouvez prendre rdv en appelant le 06.31.38.99.82
les rdv durent environ 30 minutes et se font soit par téléphone, soit en présentiel tous les lundis de 13h à 17h et c’est au 39 bis bvd Barbès, métro Barbès-Rochechouart

à 14h, la ligue de défense noire africaine organise un rassemblement de soutien à son porte-parole Egountchi Behanzin qui est convoqué pour diffamation contre les morts après voir affirmé que le général de Gaulle était un criminel
pour le soutenir, le rdv est donné à 14h au commissariat de juvisy ( 91 ) qui se trouve sur la Place du Maréchal Leclerc, à Juvisy-sur-Orge

à 14h, la CNT ouvre sa Permanence syndicale
Alors si vous voulez les rencontrer, rdv dans leur local du 33, rue des Vignoles, Métro Avron ou Buzenval

à partir de 16h, le séminaire « Décloisonner la gestion des drogues : vers une approche axée sur le développement » se poursuit avec une séance virtuelle consacrée aux défis socio-économiques liés aux drogues : à partir des Terrains d’outre-mer et étrangers  
A partir de travaux d’observations de terrains, cette séance propose d’aborder la question des constructions socio-économiques pouvant prévaloir à différents maillons de la chaîne et partant, celle des implications méthodologiques et référentielles que ces dernières peuvent engendrer. Cette séance permettra ainsi d’ouvrir le débat sur les ajustements possibles des outils d’observations des drogues ainsi que sur les cadrages référentiels qu’une approche dite « axée sur le développement » prenant en compte « les causes profondes » du phénomène exigerait.
Ainsi : Marie-Esther Lacuisse, du Centre de recherche et de documentation sur les Amériques reviendra sur le processus d’engrenage de la région San Martin au Pérou dans la culture illicite de la coca
Pierre Geoffard, CNRS, EHESS reviendra sur Les enjeux économiques des modes de régulation du cannabis
Laurent Laniel, Observatoire européen des drogues et des toxicomanies reviendra sur la nécessaire adaptation des outils de suivi au-delà des données administratives ; et Agnès Cadet-Taïrou, Observatoire français des drogues et des toxicomanies reviendra sur L’intérêt d’une approche globale et compréhensive des usages : l’exemple des facteurs de vulnérabilités collectives en Guyane
et si vous voulez suivre ce séminaire en ligne, il faut vous inscrire avant 16h sur : inscription.

de 17h à 19h, le séminaire sur les Mobilités et les reconfigurations des sociétés dans les Mondes russe, caucasien, centre-asiatique et centre-européen, organisé par l’EHESS se poursuit avec une séance virtuelle autour de Nadège Ragaru (Sciences Po/CNRS), qui présentera son ouvrage  "Et les Juifs bulgares furent sauvés… ". Une histoire des savoirs sur la Shoah en Bulgarie, Presses de Sciences Po, Paris, 2020.
Et si vous voulez suivre cette séance sur zoom, il faut s’enregistrer sur : https://listsem.ehess.fr/

à 18h, l’Université Saint-Louis – Bruxelles propose une série de visioconférences sur Les droits humains à la lumière de la pandémie du COVID-19
et si vous voulez la suivre, rdv à 18h sur : www4.usaintlouis.be

À 18h encore, le centre d’études avancées sur la Russie de l’université de NY propose une visioconférence en anglais intitulée « Rouge et marron » : le patriotisme de gauche en Russie, son idéologie et sa base sociale, 1993-2021
au moment de l’effondrement de l’URSS, le gouvernement de Boris Eltsine s’est opposé à une coalition que les médias appelaient « les communofascistes » ou « les rouges-bruns ». Cette synthèse d’idées et de valeurs de gauche radicale et nationalistes se retrouve à l’époque Chez l’écrivain Alexander Prokhanov dans son roman-manifeste de 1999 « The Red-Brown Оne », ou encore dans le « Parti national-bolchevique » mené par Eduard Limonov.
Cette idéologie « rouge-marron » a reçu un soutien populaire important et elle s’appuyait notamment sur la réhabilitation de Staline qui après avoir été diabolisé par le pouvoir russe dans les années 90 a été réapproprié sous Poutine qui a fait de lui le symbole d’un ordre étatique inébranlable
et si vous voulez suivre cette visioconférence, rdv à 18h sur : https://www.facebook.com/NYUJordanCenter

à 18h30, la Commission de Mobilisation du Travail Social Ile-de-France organise une Réunion nationale virtuelle du travail social en lutte pour organiser collectivement la grève reconductible du secteur fin mars qui a été validée à la dernière AG du travail social en lutte
et si vous voulez participer à cette réunion nationale en ligne, rdv à 18h30 sur le lien du discord : https://discord.gg/4P7GvFc

à 18h30, la BPI propose une visioconférence intitulé ’le féminisme n’a jamais tué personne’
Et si vous voulez débattre de cette affirmation, avec :

  • Camille Froidevaux-Metterie, philosophe, professeure de sciences politiques, autrice de La révolution du féminin (Folio Essais, 2020) et de Seins. En quête d’une libération (Anamosa)
  • Noémie de Lattre, actrice et metteuse en scène
  • Geneviève Brisac, écrivaine, autrice de Sisyphe est une femme (Éditions de l’Olivier)
  • Iris Brey, journaliste et critique de cinéma, autrice de Le Regard féminin et Sex and the series (Éditions de l’Olivier)
  • Mounia El Kotni, chercheuse en anthropologie du genre et de la santé, chercheuse associée à l’Université de l’État de New York à Albany
    *rdv à 18h30 sur le site internet de la BPI : www.bpi.fr

à 18h30 aussi, l’Institut d’Études de Géopolitique Appliquée propose une visioconférence sur Les droits de l’Homme en Iran : pour faire le point sur la situation à l’approche du scrutin présidentiel
La répression du gouvernement iranien contre toute critique politique et du clergé chiite, touche toutes les catégories sociales, et surtout les femmes. Prison, exécutions, arrestations arbitraires, censure, harcèlement moral, la situation des droits humains est dramatique en Iran. Dans ce contexte, auquel s’ajoutent les sanctions américaines, l’effondrement de l’économie et la crise de la Covid : peut-on espérer un changement avec l’échéance des élection présidentielle prévues le 18 juin prochain ?
C’est autour de cette question que l’institut d’études géopolitiques propose de réfléchir et si vous voulez suivre cette visioconférence, il faut s’inscrire avant 18h sur :
docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdALdd-oQy3Gojb_1afR87AOxaGlgCu0C1QAlA_Nw1R5nuf3Q/viewform

rdv culturels

depuis ce matin, et jusqu’à vendredi, l’association Elan Interculturel propose un atelier entre femmes sur la sexualité, l’intimité et l’amour ?
Cet atelier d’une semaine vise à explorer ces thématiques et les questions inhérentes aux relations intimes et amoureuses : le consentement, la réciprocité, le rejet et le plaisir, à travers des activités issues de la pédagogie non formelle et à travers la pratique radiophonique et la réalisation d’un podcast.
cet atelier gratuit qui se fera uniquement en présentiel, est destiné aux personnes s’identifiant comme femmes (entre 18 et 30 ans), et si vous voulez y participer il faut vous inscrire sur : https://docs.google.com/.../1FAIpQLSfWw4o9RvzohT.../viewform
l’atelier se déroulera toute la semaine de 9h30 à 17h30 à la Maison de quartier de La Plaine Saint-Denis

à 18h, l’université de Standford propose une visioconférence en français et anglais sur Les archives numériques et les relations internationales entre les réseaux de bibliothécaires
Les bibliothécaires d’Amérique du Nord entretiennent des relations de longue date avec des bibliothèques et des fournisseurs de documents d’Europe occidentale pour soutenir la recherche en sciences humaines et maintenir des collections non anglophones. Dans le milieu de la recherche, des pressions croissantes s’exercent sur les sciences humaines traditionnelles, tandis que les progrès technologiques et les initiatives à grande échelle offrent de nouvelles possibilités de collaboration entre les bibliothèques, les éditeurs et les fournisseurs de contenu.
Avec cette visioconférence, il s’agira de réfléchir aux nouveaux modèles de développement et de services collaboratifs de collections ; à la gamme croissante de types de contenu et de format et à leur importance pour les bibliothèques et les chercheurs ; et à l’évolution du rôle des bibliothèques et des bibliothécaires dans le processus de recherche.
Et si vous voulez suivre cette visioconférence, il faut s’inscrire avant 18h sur : REGISTRATION REQUIRED

Les mutins de Pangée ont mis en ligne le film documentaire ’Un pays qui se tient sage’, réalisé par David Dufresne
et si vous voulez découvrir ou redécouvrir ce film qui invite des citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’État, avec en bonus une discussion entre l’écrivain Alain Damasio et le sociologue Fabien Jobard ; et un entretien avec David Dufresne, rdv sur : https://www.cinemutins.com/a-partir-du-18-fevrier-un-pays

Les mutins de Pangée ont aussi mis en ligne : City hall de Frederick Wiseman
Frederick Wiseman investit la municipalité de Boston, où le Maire démocrate Martin Walsh et ses équipes travaillent dans un esprit participatif et collaboratif avec les citoyens, à la mise en place d’une politique ambitieuse en matière de justice sociale, d’accès au logement, de lutte contre l’exclusion et d’action pour le climat.
et si vous voulez découvrir ou redécouvrir ce film, rdv sur : https://www.cinemutins.com/city-hall

Parution :

l’institut français d’études anatoliennes vient de publier un dossier intitulé ’Analyses pluridisciplinaires sur la crise sanitaire Covid-19 en Turquie’ (Bayram Balci, Philippe Bourmaud et Sümbül Kaya).
L’objet de ce dossier vise à croiser les regards et les approches disciplinaires pour proposer des analyses plurielles de la crise sanitaire COVID-19 en Turquie. Les différentes approches font émerger des questionnements transversaux. Un premier questionnement tient à la pertinence des différents pouvoirs (locaux, étatiques, internationaux) face à des épidémies qui présentent toutes des spécificités, tant du point de vue de la diffusion et de la prévention, que des savoirs ou de la prise en charge. Une deuxième interrogation transversale porte sur la compénétration des pratiques et rituels sociaux et des dispositifs techniques. Les épidémies transforment le quotidien en validant ou répudiant certaines pratiques, et en induisant des réponses techniques qui sont à leur tour ritualisées. Comment interpréter cette transformation des pratiques ? Enfin, Un troisième questionnement porte sur la frontière entre experts et profanes et à son évolution dans la temporalité de la pandémie. L’idée qu’un événement de l’ampleur d’une épidémie nécessitait une réponse organisée, et par conséquent un pilotage politico-sanitaire surplombant s’est heurtée à la durée de la pandémie, à l’évolution des connaissances à son sujet et à la compétition des objectifs stratégiques des politiques publiques, même lorsque ceux-ci, la santé et l’économie notamment, ne pouvaient aller l’un sans l’autre. 
Et si vous voulez retrouver ce dossier spécial, Il est disponible en open access intégral sur : http://books.openedition.org/ifeagd/3644 
Et au format PDF ici http://books.openedition.org/ifeagd/pdf/3644 

Julien Talpin, Hélène Balazard, Marion Carrel, Samir Hadj Belgacem, Sümbül Kaya, Anaïk Purenne et Guillaume Roux viennent de signer L’épreuve de la discrimination- Enquête dans les quartiers populaires, aux éditions PUF
La France n’a pas pleinement pris la mesure de l’ampleur du racisme et des discriminations qui la traversent. Des millions d’individus subissent au quotidien micro-agressions et stigmatisation, voient leurs opportunités d’ascension sociale entravées, leur espérance de vie écourtée. À partir d’une enquête inédite dans plusieurs quartiers populaires en France, mais aussi au Royaume-Uni et en Amérique du Nord, cet ouvrage analyse les conséquences du déni qui entoure les discriminations : dépression, exil, repli sur soi… Face au drame silencieux qui s’opère sous nos yeux, c’est une invitation à une prise de conscience collective. Paradoxalement, l’expérience des discriminations peut aussi nourrir des compétences et savoir-faire nouveaux, développer la capacité à agir des habitants des quartiers populaires qui se lèvent face aux violences policières, se mobilisent dans des associations ou investissent les partis politiques. On assiste ainsi peut-être à l’émergence d’une nouvelle génération militante, engagée pour l’égalité

Keivan Djavadzadeh vient de publier un livre intitulé : Hot, Cool & Vicious. Genre, race et sexualité dans le rap états-unien, aux Éditions Amsterdam (coll. Les Prairies ordinaires).
Communément associé à l’expression d’un discours misogyne, le rap reste un champ musical dominé par des hommes. Pourtant, les femmes l’ont très tôt investi : de la fin des années 1970 à aujourd’hui, de The Sequence à Megan Thee Stallion, en passant par Queen Latifah, Salt-N-Pepa, Lil’ Kim, Nicki Minaj et Cardi B, l’histoire du rap, c’est aussi celle des femmes talentueuses qui se sont emparées de ce genre. Qui ont écoulé des centaines de millions de disques et participé de manière significative au développement artistique et commercial de cette musique, sans pour autant être reconnues à la hauteur de leur contribution. En rendant compte des rapports de domination et des formes de subjectivation possibles pour celles qui évoluent dans cette industrie, cet ouvrage restitue toute la diversité et la complexité de leur musique. Elles ont ouvert un espace de discussion sur des problématiques relatives à la condition des femmes noires des classes populaires et, à rebours des représentations hégémoniques, fait évoluer les mentalités dans la culture hip-hop sur des sujets aussi brûlants que la race, la sexualité ou les violences de genre. Cet ouvrage leur donne enfin la place qu’elles méritent.

Musique : Bérurier Noir - Porcherie

Agenda du 2021-02-22

Documents joints

la Permanence santé et conditions de travail (...)