Agenda des luttes 14 décembre

lundi 14 décembre 2020
par  Julie agenda

Aujourd’hui, j’ai le grand plaisir d’être en studio avec L’1consolable et Slaï qui viennent nous parler du morceau 13’12 contre les violences policières, qui est sorti hier
Parce que la police tue en moyenne 18 personnes chaque année en France, majoritairement de jeunes hommes arabes ou noirs.
Parce que ça dure depuis trop longtemps et que trop peu s’en émeuvent.
Parce que l’agenda politique ne semble pas avoir pour objectif d’y mettre un terme, à l’heure où au contraire un projet de loi sur la ’sécurité globale’ prévoit entre autres choses d’interdire de photographier ou filmer les policiers dans l’exercice de leurs fonctions.
Pour que l’information circule. Pour assurer un soutien plein et entier aux victimes et à leurs familles. Pour que ces exactions cessent.
Et Parce qu’ils refusent d’être les complices silencieux de ces meurtres racistes, 33 rappeurs et rappeuses unissent leurs voix et leurs flows sur un seul morceau de ’13’12 contre les violences policières’
Pour acheter le CD, rdv sur : https://www.helloasso.com/.../soutien-au-lancement-du...
Tous les fonds récoltés iront aux victimes et familles de victimes de violences policières.

Piste 2

de 11h à 20h, l’association Autremonde ouvre ses portes pour sa braderie de la solidarité
et c’est au 30 rue de la Mare dans le 20ème

à 13h, les Brigades de solidarité populaire appellent à un rassemblement devant le TGI de Paris pour soutenir les personnes interpelées dans la manif de Samedi contre les lois liberticides et l’islamophobie
samedi, les interpellations ont été particulièrement nombreuses et violentes et contrairement à ce qu’en dit Darmanin, elles n’ont pas ciblée des personnes ultra-violentes, mais elles ont été parfaitement arbitraires et sur les 142 personnes arrêtées, 123 ont été placées en garde à vue et certaines y sont encore alors pour les soutenir à la sortie, ou s’il ya des comparutions immédiates dans l’aprem : rdv à 13h, devant le tribunal de Paris, à Porte de Clichy.

Jusqu’à 13h, le séminaire sur les Radios et Télévisions dans les Afriques, organisé par l’institut des monde africains du CNRS se poursuit, avec une séance virtuelle autour de Flora Losch, qui reviendra sur « la préservation des archives de la radiotélédiffusion publique à l’ère numérique : histoires et technologies circulatoires, tournant numérique, et le retour du passé en Afrique de l’Ouest »
Depuis les années 2000, les archives de la radiotélédiffusion sont numérisées en Afrique de l’Ouest. Cette migration numérique, présentée à la fois comme solution au problème de leur dégradation et comme étape nécessaire pour les emmener dans le nouveau siècle, pose des défis considérables. Flora Losch reviendra sur la valeur historiographique de ces archives en tant que sources et traces du passé, et s’attachera à montrer que ces processus, qui participent également de l’après-vie de ces objets techniques, sont liés à une histoire longue et circulatoire de coopération en matière de radiotélédiffusion. Situés à la jonction du passé, du présent et du futur, ils donnent également l’opportunité de remettre en question certaines lignes de fractures géopolitiques, notamment celles de la mémoire et du savoir.
Et pour suivre le séminaire en ligne, il faut s’inscrire en envoyant un mail à : seminaire.radio.tv@gmail.com

De 13h à 19h aujourd’hui, l’association Aceptess-Transgenres ouvre sa permanence psychologique
vous pouvez prendre rdv en appelant le 06.31.38.99.82
les rdv dure environ 30 minutes et se font soit par téléphone soit en présentiel tous les lundis de 13h à 19h et c’est au 39 bis bvd Barbès, métro Barbès-Rochechouart

à 14h, le séminaire sur la Justice et les inégalités au prisme des sciences sociales se poursuit avec une séance virtuelle consacrée à ’Comment les juges jugent’
Pour en discuter avec Sibylle GOLLAC, Sylvie GRUNVALD, Nicolas FREMEAUX, et Nicolas RAFIN, il faut s’inscrire en envoyant un mail à seminaire.justines@gmail.com.

À 14h30, l’organisation Statewatch et le Transnational Institute organisent un webinaire, en anglais, sur le rôle de l’agence européenne Frontex
A travers ce webinaire, il s’agira de montrer comment le rôle de l’Agence européenne des gardes-frontières et des garde-côtes, continue de croître, en s’intéressant, en particulier à son financement, et à son autonomie en terme de coordination et de réalisation d’opérations de renvoi forcé.
Ces nouveaux pouvoirs accordés à l’agence s’accompagnent-ils de mécanismes de transparence et de reddition de comptes suffisants ? Et Quel est l’impact de l’agence sur les droits de la personne ?
Pour explorer ces questions, avec :
- Andreas Pottakis, qui reviendra sur la création du groupe Nafplio, un mécanisme indépendant de surveillance externe des retours forcés par l’UE.
- Mariana Gkliati, juriste spécialiste des droits de l’homme dans le domaine de l’asile et de la migration, qui reviendra sur la responsabilité juridique de Frontex
- et Jane Kilpatrick, de Statewatch, qui reviendra sur l’extension des pouvoirs de Frontex depuis 2019, il faut s’inscrire sur : https://us02web.zoom.us/.../301.../WN_Kw-OvQKITCyxrnWdzi-bWA

de 15h à 17h, le séminaire ’Croyances et politiques’ du Cherpa, se poursuit avec une séance virtuelle autour de Mathieu Gervais qui présentera son ouvrage intitulé : Nous, on se sauve nous-mêmes. Sécularisation, identité et écologie, publié aux éditions Van Dieren en 2020.
La remise en cause actuelle d’un modèle agricole productiviste au profit d’une agriculture écologique et paysanne s’inscrit dans une histoire longue qui se confond avec celle de nos rapports à la nature. À partir d’une enquête historique et sociologique sur les mouvements paysans marqués par le christianisme, Mathieu Gervais propose des éléments pour repenser les multiples liens entre religion, politique et nature à l’heure où la dénonciation de la crise environnementale appelle aux pratiques et des savoirs alternatifs.
Et si vous voulez en discuter avec lui, il faut s’inscrire en envoyant un mail à : dilek.yankaya@sciencespo-aix.fr

à 16h, le séminaire ’Co-production sociale de la ville et recherche citoyenne. Regards croisés sur les quartiers populaires et précaires en France et au Brésil’ organisé par l’ANR Co-Polis se poursuit avec une séance consacrée aujourd’hui à la co-production dans le cadre d’expertises portées par des citoyen-nes sur le thème de l’habitat et du logement.
Diangou Traoré et François-Xavier Brabant (du Collectif des habitants de Franc-Moisin) et la sociologue Christine Bellavoine reviendront sur la co-construction d’une charte de relogement, à partir de l’étude du quartier Franc-moisin à St-Denis. A partir de témoignages d’habitants-es engagé-es, il s’agira de discuter de l’opportunité et des limites de ces démarches.
Et si vous voulez suivre le séminaire, rdv sur : https://framaforms.org/seminaire-public-de-lanr-copolis-1604763020?info=republished

de 17h à 19h, le séminaire sur les Mobilités et les reconfigurations des sociétés dans les Mondes russe, caucasien, centre-asiatique et centre-européen, organisé par l’EHESS propose une séance virtuelle autour de Jawad Daheur qui reviendra sur l’Environnement et les migrations, en s’intéressant à : l’économie forestière au prisme des mobilités de travailleurs en Pologne, au XIXe siècle
pour suivre ce séminaire, il faut s’inscrire sur : https://listsem.ehess.fr/

à 18h30, l’Iremmo - Institut de Recherche et d’Études Méditerranée Moyen-Orient organise une webinaire sur la « Liberté d’expression, la laïcité, et le blasphème : à qui profite l’instrumentalisation ? »
Pour suivre en direct le débat avec la diplomate palestinienne Leïla Chahid, et les politologues Olivier Roy et Haoues Seniguer, rdv sur le lien Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=JzZdXCsvn_E

à 19h, la librairie Les Fleurs Arctiques propose une discussion collective avec des participants du site Aux Enfermés du confinement, sur le thème du tri des vies humaines
Dès le début des différentes gestions sanitaires de la pandémie de covid, On a vu fleurir, à l’échelle internationale, des raisonnements cyniques calculant le prix et la valeur des « vies humaines » selon des critères comme : l’âge, la comorbidité, l’état de santé, le profil économique, etc... On a vu fleurir ces raisonnements à travers des éditos et des articles de presse, mais aussi comme raisonnements sous-jacents à des circulaires et consignes des Agences Régionales de Santé ou du ministère de la santé en France, faisant passer des mesures comme la fin temporaire du déplacement du SAMU dans les EHPAD, ou le maintien coûte que coûte des patients des établissements médico-sociaux hors des hôpitaux publics.
Une normalité du « tri des vies », de la sélection et de la priorisation des soins, donc été publiquement assumée ; et elle se manifeste à travers les différentes formes de gestion de crise, jusqu’aux situations critiques de l’accès en urgence aux salles de réanimation dans les hôpitaux, un accès refusé à des personnes jugées moins « prioritaires ». Si cette pratique existait déjà avant, le fait qu’elle puisse à ce point apparaître comme normale et justifiée par la « crise sanitaire », nous invite à prendre le temps de réfléchir à ce qui nous semble être un moment de l’histoire où de nombreux verrous sautent irrépressiblement.
Pourtant, il peut être aussi intéressant de réfléchir aux différentes formes qu’a pu prendre ce « tri des vies » dans l’histoire, et ce jusque dans ses applications gestionnaires extrêmes avec l’eugénisme, l’exclusion, voire la mise à mort...
A la librairie les Fleurs Arctiques, on réfléchit depuis un certain temps à l’hypothèse d’un nouveau paradigme de gestion en train de se mettre en place : celui de la « société assurantielle ».
La « société assurantielle », c’est l’hypothèse d’une gestion se faisant par anticipation et prédiction des risques, en agissant dans le but de se prémunir a priori contre tout ce qui pourrait aller à l’encontre du développement du capital et de l’État. En gros : C’est « s’assurer » en gérant. Or, ce rapport au temps qui vise à assurer l’avenir, se retrouve justement à déterminer des choix de soin et de traitements, de rapports à la vie et à la mort, en faisant passer le maintien en bonne santé, le « capital santé », avant la préoccupation de la maladie.
Bref, Cette hypothèse de « société assurantielle » pourrait aider à comprendre le « tri des vies » et mérite donc être approfondie à l’occasion de cette discussion, et elle pourra même s’enrichir d’une autre discussion qui est au programme des discussions collectives proposées par la librairie, et qui concerne les techniques sécuritaires dans l’urbanisme.
Voila donc un beau programme de discussion, et c’est donc ce soir à 19h à la librairie Les Fleurs Arctiques, 45 rue du pré saint Gervais, dans le 20ème.

pour les insomniaques : à 2h du mat, Le Comité général de défense de Détroit organise une discussion collective, en ligne, en anglais autour du capitalisme et de l’habitat
A partir du livre de Sam Stein intitulé : Capital City, la discussion collective explorera la marchandisation du logement, et pour y participer, il faut s’inscrire sur : https://forms.gle/MKDT7c2JKH8hhGfK8

Aujourd’hui et demain : la Carceral Geography Conference, organise sa quatrième édition en ligne, consacrée cette année à « Définir le carcéral à travers l’espace et le mouvement »
avec au programme de cette aprem, des discussions sur : Les prisons comme paysages post-militaires : espaces carcéraux de démobilisation et de transition militaire, sur la Propriété, capitalisme racial et exclusion des migrants, le rôle de l’espace et son arrangement dans l’expérience de l’incarcération, la gestion des transferts entre les établissements pénitentiaires et la mobilité, Les services de transport de visites en prison, ou encore sur les Représentations documentaires des espaces pénitentiaires, et Le capital social et culturel de la carcéralité en Géorgie
et demain matin, les discussions porteront sur : la Conceptualisation des mobilités carcérales par l’ethnographie judiciaire de caution, sur la législation sur les ordonnances de traitement communautaire comme incarcération fondée sur le handicap, sur la conceptualisation et l’exploration des régimes coercitifs espace-temps, sur le concept d’archipel carcéral, ou encore sur le Confinement numérique – et les Reconfigurations de la mobilité et de l’espace par voie électronique et sur la surveillance et la reconnaissance faciale pour le contrôle des migrations aux États-Unis
Pour suivre ce colloque, en anglais, rdv donc aujourd’hui et demain sur : https://carceralgeography.com/conferences/4th-international-conference-for-carceral-geography/

demain matin à 9h, Vincenzo Vechi passe en audience devant la Cour de Cassation de paris
alors rdv à 9h00 au Palais de Justice (sur l’île de la cité)

enfin, demain à 12h, La Fédération Cgt Spectacle appelle le monde du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel à un rassemblement
et le rdv est donné à 12h sur la Place de la Bastille

RDV CULTURELS

de 14h à 17h, le séminaire d’ethnoscénologie organisé par l’EHESS et la maison des sciences de l’Homme se poursuit avec une séance consacrée à l’Anthropologie historique des arts nomades
La notion de « spectacle vivant » est encadrée en France juridiquement par une loi sociale et fiscale de 1999 désignant par cette formule les spectacles « produits ou diffusés par des personnes qui, en vue de la représentation en public d’une œuvre de l’esprit s’assurent la présence physique d’au moins un artiste du spectacle vivant percevant une rémunération ». La présence physique de l’artiste distingue ainsi le spectacle vivant des autres formes spectaculaires, tel que le cinéma. Cette présence conduit davantage à tenir compte de l’histoire personnelle de l’artiste qui s’inscrit dans un réseau de relations écologiques intersubjectives.
Ce séminaire entend étudier les formes performatives, spectaculaires et à dimension dialogique forte, qui s’articulent autour d’un axe non seulement technique, entendu dans la perspective maussienne, mais aussi et surtout esthétique : cirque, mime, danse, théâtre, arts martiaux. Par sa perspective éthico-pratique, l’anthropologie théâtrale a montré comment l’artiste de spectacle vivant et ses créations se caractérisent par leur « nomadisme ». Or, il arrive que la liberté de créer des œuvres, éphémères par nature, se paie au prix de l’absence d’établissement fixe, de la circulation forcée, de l’exil, mais aussi au bénéfice de la rencontre, du devenir autre, de la connaissance, du partage et du métissage.
Le séminaire s’attachera d’abord à historiciser le nomadisme des arts du spectacle vivant, c’est-à-dire les processus négociés par l’artiste pour acclimater, adapter voire réinventer selon les circonstances, ses techniques du corps et de transmission, ses esthétiques et ses sensibilités.
Pour cela : Lucie Adelus reviendra sur une utopie théâtrale en milieu rural indien (Assam) et Corinne Mathou sur la Pratique du Môhiniyâttam dans le Kerala d’aujourd’hui : apprentissage, esthétique et mobilité des danseuses actrices
Pour rejoindre le séminaire en ligne, il faut s’inscrire en envoyant un mail à : tiziana.leucci@ehess.fr

Musique : 13’12 contre les violences policières

Piste 2

Documents joints

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