Agenda des luttes 1er décembre

mardi 1er décembre 2020
par  Julie agenda

Aujourd’hui on sera au téléphone avec Sophie du collectif Vie scolaire en colère pour parler de la journée de mobilisation des AED
Pour réclamer :
- La titularisation et la création d’un statut ’d’éducateur scolaire’,
- L’augmentation des salaires et la baisse du temps de travail
- L’obtention de la prime REP/REP+
- Le recrutement massif de personnels AED
- L’accès à une formation, l’augmentation du crédit d’heures formation et la VAE
- Des repas gratuits à la cantine
- Une prime COVID pour compenser les risques sanitaires
RDV : à 15h pour le rassemblement sur la Place Jacques Blainville, métro Solférino
Pour en savoir plus sur la situation des AED en milieu scolaire, Vous pouvez lire le témoignage publié sur Paris lutte info : [https://paris-luttes.info/constats-d-a-e-d-sur-la-situation-14509]

Agenda du 01122020

et on commence avec cet appel à soutien lancé par le Média en ligne Orient XXI
En décembre 2010, le peuple tunisien descendait dans la rue, ouvrant la séquence des « printemps arabes ». En quelques mois les autocrates d’Égypte, de Libye, du Yémen étaient balayés ; ceux de Syrie ou du Maroc ébranlés. Dix ans plus tard, c’est l’hiver qui s’est à nouveau abattu sur la région : pas l’hiver islamiste, mais celui des dictateurs.
Les guerres civiles s’éternisent, les voix dissidentes sont muselées, le désespoir s’enracine, symbolisé par la volonté de centaines de milliers de jeunes de fuir leur pays, y compris au péril de leur vie. Et en Occident domine un point de vue essentialiste, une grille de lecture simpliste de la région, une réduction de sa diversité à des clichés qui permettent de justifier un soutien à des pouvoirs antidémocratiques, mais prétendument « stables ».
C’est contre cette manière de voir qu’Orient XXI a été créé. Pour regarder les sociétés de la région dans leurs différences, leur vie quotidienne, leurs luttes persistantes pour la justice.
Le media continue à couvrir les conflits qui perdurent, et continue d’assurer la couverture du drame palestinien, convaincu.e.s qu’il reste au centre des frustrations dans la région. De la culture à l’économie, de l’histoire à la diplomatie, de la lutte des femmes aux mobilisations sociétales, Orient XXI a voulu en donner une image vivante, sans céder au pessimisme, avec au total près de 300 articles publiés en une année, dont certains sont traduits en arabe, en anglais, en persan et depuis le début de l’année en espagnol.
Ces choix, Orient XXI les fait à contre-courant du vent mauvais qui souffle sur la France comme sur l’Occident. Prenant prétexte des attaques contre des civils innocents, on cherche à imposer une vision simpliste du monde musulman et de l’islam. Alors qu’on n’a jamais autant invoqué « l’esprit Charlie », les voix qui contestent cette vision sont diabolisées et l’on a pu lire l’appel d’une centaine d’universitaires prônant une croisade contre les libertés académiques et appelant les autorités à mettre au pas leurs collègues « mal-pensants ».
D’où la détermination d’Orient XXI à poursuivre son effort d’information, à contre-courant. Et ce travail coûte cher. Un article revient en moyenne à 600 euros si l’on ajoute à la pige l’illustration, l’édition, la mise en ligne, la présence sur les réseaux sociaux et la traduction en arabe et/ou en anglais.
Aussi, pour pouvoir poursuivre ses activités, le média Orient XXI lance un appel à dons et si vous voulez les soutenir, rdv sur : [https://orientxxi.info/magazine/contre-le-debat-a-une-voix-soutenez-orient-xxi,4303]

à 12h, Condorcet en lutte contre la LPR et la précarité organise une AG virtuelle suivie d’une réunion publique d’information sur l’article 10A de la LPR relative au Campus Condorcet
en effet, dans la LPR, il est notamment stipulé que dorénavant le président ou la présidente du campus Condorcet sera nommé par décret ministériel, que le CA comprendra un certain nombre de personnalités qualifiées désignées par le ministère, et qu’au même CA figurera un représentant du ministère....Ce qui signifie concrètement la mainmise du ministère sur l’administration du campus.
Pour en parler, Condorcet en lutte contre la LPR et la précarité organise donc une AG virtuelle et pour y participer rdv sur le lien zoom : [https://zoom.univ-paris1.fr/j/94444211196?pwd=]

à 12h30, Act Up-Paris organise un rassemblement à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida
depuis 30 ans, Act Up-Paris est au front dans la lutte contre le VIH/SIDA, pour l’accès aux soins pour touTEs, pour défendre avec force l’exceptionnalité du sida, pour lutter contre les discriminations, dans la défense des droits des minorités, des personnes LGBTQI, des travailleurSEs du sexe, des personnes trans et intersexes, des personnes incarcéréEs et des usagerEs de drogues.
Et aujourd’hui, à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida, Act Up-paris organise donc un rassemblement déclaré et autorisé ; et le rdv est donné à 12h30 à l’angle de la rue Rambuteau et de l’Allée André Breton devant l’Église Saint Eustache

Jusqu’à 13h : l’Institut Jean-François Rey poursuit son séminaire consacré aux ’territoires de la santé’, avec une séance virtuelle autour de La coordination en santé : fonctions et métiers.
Pour rejoindre le séminaire en visio avec les économistes Anne Buttard et Christine Peyron et le sociologue François-Xavier Schweyer, il faut s’inscrire sur : [https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSep7v9O7d21R8VYK6gMisUJ4NtRnFg7kf8KDNnzbP5lfdae4Q/viewform?gxids=7628]

de 13:00 à 14:00, l’Institut de recherche sur le monde arabe et musulman, l’Iremam, organise un webinaire sur l’Histoire du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) avec l’historien Francesco Saverio Leopardi
A travers ses recherches, Leopardi analyse le déclin du FPLP depuis son départ du Liban suite à l’invasion israélienne de 1982. Il met en lumière les contradictions d’une stratégie combinant loyauté à l’Organisation de Libération de la Palestine et opposition au Fatah, une stratégie qui aurait empêché le FPLP de se renouveler idéologiquement et de proposer un véritable projet contre-hégémonique.
Pour en discuter avec Francesco Leopardi, rdv donc à 13h sur le lien zoom :
[https://univ-amu-fr.zoom.us/j/97356682201?pwd=ZEcrUHVHaWsraHFhOW43TmVoT1RPQT09]

À 16h30, le centre d’études stratégiques de Sanaa organise un webinaire en anglais, sur la Guerre et la maladie : ou comment Vivre avec Covid-19 en Syrie et au Yémen
Comment la dynamique des conflits et les parties belligérantes jouent-elles dans les efforts visant à relever les défis posés par la pandémie ? Alors que le coronavirus aggrave une situation déjà difficile, quelles sont les perspectives de mettre fin aux conflits dans les deux pays ? Comment les ramifications mondiales de la pandémie pourraient-elles affecter le flux d’aide internationale vers la Syrie et le Yémen ? Quels sont les effets socio-économiques probables à long terme de la pandémie dans ces zones de conflit ? Et Comment atténuer ou même prévenir les conséquences les plus négatives ?
C’est à ces questions que tenteront de répondre : Nadwa Al-Dawsari, le président de la Coalition nationale de la révolution syrienne et des forces d’opposition, Nasr Al-Hariri, et le coordonnateur humanitaire régional adjoint de l’ONU pour la crise syrienne Mark Cutts.
Pour en discuter avec eux, en anglais, rdv à 16h30 sur : [https://form.jotform.com/TRTWorldForum/Forum2020Registration]

de 17h à 19h, le Centre de recherches sur les politiques internationales de l’Université libre de Bruxelles poursuit son cycle de webinaires consacrés à ’rendre ’le vivant’ politique’, avec une séance virtuelle autour de Philippe Caumières qui reviendra sur ’l’agir face aux problèmes écologiques’
La gravité de la situation en matière d’écologie pousse à exiger d’agir au plus vite pour éviter, ou du moins limiter autant que faire se peut, les catastrophes qui menacent. S’il est difficile de préciser ce qu’il convient de faire concrètement, il est toujours possible d’indiquer ce qu’il s’agit d’interdire ainsi que l’a opportunément exprimé Hans Jonas dans Le principe responsabilité : ne jamais compromettre les conditions pour la survie indéfinie de l’humanité sur terre. Séduisante au premier abord, cette thèse perd toutefois sa force dès qu’on mesure qu’elle repose sur l’assurance que la nature, humanité comprise, vaut en soi. Non seulement une telle option métaphysique ne saurait limiter les abus de l’agir, mais elle reconduit à une clôture du sens, comme dit Castoriadis, quand il s’agit au contraire d’inviter à une interrogation sans fin à son propos – et se demander, par exemple, ce qu’il en est effectivement des conditions requises pour la vie humaine, laquelle ne saurait se résumer à sa dimension biologique et faire l’impasse sur la liberté et ses exigences. Affronter les défis de notre temps suppose de bien saisir ce qu’il en est de l’ordre social afin tout à la fois de reconnaître qu’il est impossible de conjurer définitivement les risques d’une hubris collective et de rechercher les meilleures voies pour l’éviter.
Pour en débattre avec Philippe Caumières, rdv donc à partir de 17h sur : [https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfBKPWcHRVWMDtBq86oFif1eVRWxtrNMrSeNc0coxOkG8BoTA/viewform]

de 18:30 à 20:00, le Centre Arabe de Recherches et d’études Politiques de Paris organise un webinaire sur les enjeux régionaux du Conflit du Haut-Karabagh
Entre le 27 septembre et le 10 novembre, de nouveaux combats ont opposé l’Azerbaïdjan et l’Arménie à propos de la région du Haut-Karabagh, une zone peuplée majoritairement d’Arméniens qui fait partie de l’Azerbaïdjan selon le droit international, mais qui a proclamé son indépendance en 1991, sans que celle-ci ne soit reconnue par la communauté internationale.
Le cessez-le-feu signé sous la responsabilité de la Russie, le 9 novembre dernier, démontre l’entente russo-turque sur ce dossier. Alors En quoi le conflit du Haut-Karabagh est-il révélateur d’un nouvel équilibre dans la région, désormais connecté au Moyen-Orient du fait du soutien de la Turquie et d’Israël à Bakou ? Et où se situe l’Iran par rapport à ces hostilités, alors que le pays a soutenu l’Arménie dans les années 1990 ? Enfin, que dit ce conflit des rapports de force entre les deux arbitres, la Turquie et la Russie, fortement impliqués dans les guerres du Moyen-Orient notamment en Syrie et en Libye ?
Pour en discuter avec le politologue Bayram Balci et le sociologue Thorniké Gordadzé, rdv à 18h30 sur : [https://www.carep-paris.org/evenements/webinaires/webinaire-24-conflit-du-haut-karabagh-quels-enjeux-regionaux/?fbclid=IwAR1pr1rbUxXiYzXlIwZNUX2rb1JN2ZAPnmDmqVhooln1NK4HabD6vA-A9-o]

de 18:30 à 20:00, l’Institut d’études de l’Islam et des sociétés du monde musulman propose un webinaire sur « Les sciences occultes contre la peste dans le monde arabo-islamique au XVe siècle » avec l’historien Jean-Charles Coulon
et pour le suivre, rdv à 18h30 sur : [https://webinaire.ehess.fr/b/bil-pnt-ga9]

à 19:00, le QG et Révolution Permanente organisent un Live pour faire le point sur 2 ans de lutte des GJ, 2 ans jour pour jour après la « prise de l’Arc de Triomphe »
Pour en discuter avec la GJ Priscillia Ludosky, Almamy Kanouté (Comité Adama), Laura Varlet (cheminote militante SUD Rail), Anton Deums (Xtinction Rebellion), Gaël Quirante (syndicaliste militant NPA), Torya Akroum (ACTA), Youcef Brakni (militant antiraciste), et des représnetants de partis politiques, rdv donc à 19h sur la page Facebook du QG ou de Révolution permanente.
[https://www.facebook.com/events/401758691014045/]

de 19:00 à 20:00, l’association Présage de Sciences Po organise un webinaire avec Genevieve Fraisse sur les paradoxes inhérents au féminisme ou comment les dépasser et s’émanciper en habitant la contradiction
pour en débattre avec elle, rdv donc à 19h sur : [https://bit.ly/2UQfnxZ?fbclid=IwAR3q2tEmh54nnlucv6m0TAV9SQBORU4-2X4ZabNP2fqN7jRimFxFukc9gQ0]

à 19:00, l’association Survie organise une rencontre en ligne avec Mathieu Rigouste autour de son livre ’Un seul héro le Peuple’, publié aux éditions Premiers matins de novembre
En décembre 1960, des manifestations gigantesques surgissent depuis les quartiers les plus ségrégués des villes algériennes. Durant plusieurs semaines, des cortèges organisés d’ouvriers en guenilles, de paysans déracinés, de maquisards blessés, de prisonniers à peine libérés, dont certains composés de femmes et d’enfants s’affrontent aux forces de l’ordre et repoussent les frontières de l’ordre colonial. La répression est impitoyable mais cet événement marque un tournant de la révolution algérienne.
Pour en discuter avec Mathieu Rigouste , rdv donc à 19h sur : [https://www.facebook.com/surviefrance/live/]

de 20:15 à 22:30, le Cercle du Marronnage Île de France propose un webinaire autour du ’Massacre de Thiaroye’
76 ans après le massacre prémédité par l’armée française des ex-prisonniers de guerre jetés dans des fosses communes, à Thiaroye au Sénégal, les mensonges et l’indécence restent de mise.
Alors pour faire le point, le cercle du marronnage propose ce webinaire et pour le suivre, rdv donc à 20h15 sur : https://www.facebook.com/events/667674570594672/
La pétition qui demande justice et vérité sur ce massacre :[https://www.change.org/p/vérité-et-justice-pour-les-victimes-du-massacre-de-thiaroye-exhumez-les-corps ?]

Les locaux de l’association Autremonde sont fermés, mais elle a mis en place des permanences téléphoniques et des permanences itinérantes pour maintenir le lien social avec des personnes en situation de précarité, d’isolement et de migration
vous pouvez contacter l’assoc du lundi au vendredi, au 01.43.14.96.87
pour une question juridique, vous pouvez les contacter du mardi au vendredi de 10h à 19h au 07.66.66.04.39
et pour retrouver la permanence itinérante, le camion sera stationné de 21h à 23h dans la rue d’Alsace, près de la gare de l’Est

à 21:00, l’association des Politistes de la Sorbonne organise une visio-conf débat sur le Désinvestissement et la privatisation, quel avenir pour le domaine public ?
Dans son œuvre Requiem pour le Rêve Américain , le linguiste et politiste américain Noam Chomsky déclarait : « Comment détruire un service public ? Commencez par baisser son financement. Il ne fonctionnera plus. Les gens s’énerveront. Ils voudront autre chose. C’est la technique de base pour privatiser un service public ». La logique de libéralisation des services publics ne fait de loin pas l’unanimité. C’est parce qu’il est aujourd’hui plus que jamais d’actualité que ce débat idéologique mérite d’être remis au gout du jour.
Quel doit être le rôle et la place du domaine public au sein de la société ?
Quelles sont les dangers d’une gestion publique ou privée de certains secteurs ? Sur le plan économique, et social, la libéralisation a-t-elle tenu ses promesses ? Qu’attendons-nous d’un service public ? Doivent ils s’inscrire dans une logique comptable de rentabilité ? La menace de la dette publique est-elle vraiment légitime ? Quelle est l’influence du système économique européen sur nos services publics ?
C’est à ces questions que tenteront de répondre : l’économiste atterré Thomas Porcher et Jean-Philippe Delsol, président de l’Institut de Recherche Économiques et Fiscales
Pour en discuter avec eux, rdv donc à 21h sur : [https://forms.gle/SFZNyMYGPTQoKxNR7]

à partir de demain à 9h et jusqu’à vendredi, le Comede - Comité pour la santé des exilés propose une formation sur les Soins, droits et accompagnement social des demandeur·e·s d’asile
Cette formation pluridisciplinaire s’adresse aux professionnel.le.s et bénévoles participant à la prise en charge médicale, psychologique, sociale ou juridique de demandeur.e.s. d’asile.
Et pour en savoir plus sur le programme, et pour s’inscrire, rdv sur le site : [www.comede.org]

enfin, à partir de demain matin, à 10h, Médiapart organise une journée portes ouvertes numériques, en accès libre, à l’occasion du 13ème anniversaire du lancement du site d’information
rdv à partir de 10h demain sur le site de médiapart.[https://evenements.mediapart.fr]

infos et rdv culturels
depuis 10:00 ce matin, le Centre lgbtqi+ Paris-ÎdF propose une exposition virtuelle à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le Sida
Pour cette occasion, le Pôle Culture du Centre LGBTQI+ de Paris-IDF a fait appel à des artistes en leur proposant d’exposer virtuellement une œuvre ou plusieurs de leurs œuvres, parfois inédites, autour du préservatif masculin ou féminin, du ruban rouge ou de tout autre moyens de prévention.
Pour découvrir cette exposition collective, rdv donc toute la journée sur : [https://www.facebook.com/events/380384143186350/]

de 17:30 à 19:30, le Service culturel de l’Université Rennes 2 organise un débat en ligne sur le thème : la littérature jeunesse a t-elle un genre ?
A l’heure où le genre est reconnu comme construction sociale, la prise de conscience d’une nécessité de déconstruire les stéréotypes de genre dès le plus jeune âge s’accentue. Ce débat virtuel propose d’explorer la manière dont la littérature jeunesse s’empare de ces questions. Comment écrire, illustrer, éditer, vendre et promouvoir une littérature jeunesse non-genrée, qui dépasse des approches stéréotypées et construit des représentations plus égalitaires ?
Pour en débattre en ligne avec Jessie Magana, autrice jeunesse et éditrice indépendante, et Ayla Saura de la Librairie La Nuit des temps, rdv à partir de 17h30 sur : [www.billetweb.fr/mardi-de-legalite-litterature-jeunesse]

parutions :
Léo Montaz vient de publier Retour au village - Jeunesse et pouvoirs en Côte d’Ivoire aux éditions Karthala.
Ce livre s’intéresse à la jeunesse rurale au coeur du conflit sociopolitique ivoirien. Il s’appuie sur une enquête ethnographique menée entre 2012 et 2018, dans les villages bété de la région de Gagnoa, dans le Centre-Ouest du pays. En suivant le parcours de nombreux jeunes qui ont quitté la ville pour s’installer dans leur village d’origine, Léo Montaz retrace l’émergence de la jeunesse comme catégorie politique dans cette région. Il interroge également les processus d’individualisation des jeunes ruraux, trop souvent renvoyés à la catégorie de cadets sociaux, et retranscrit les profonds bouleversements qu’ont connus les arènes villageoises sous les effets conjugués de la crise de l’économie de plantation, des tensions de l’ivoirité et des violences de guerre. Il analyse enfin la multiplicité des registres d’opposition mobilisés par ces jeunes, à l’échelle nationale comme micro-locale, en particulier les critiques de la gérontocratie, du clientélisme et des différents conservatismes qui régissent la vie politique ivoirienne. Léo Montaz propose ainsi une relecture de l’histoire et de la crise ivoiriennes sous l’angle des tensions intergénérationnelles au village. En étudiant les résistances et l’ambivalence du positionnement de la jeunesse, il montre la difficile quête d’émancipation des jeunes en Afrique.

Musique : La Cigale - M. Le Président

Agenda du 01122020

Documents joints

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