Agenda des luttes 19 novembre

jeudi 19 novembre 2020
par  Julie agenda

Aujourd’hui on sera au téléphone avec Élisa de la CGT pour parler de la grève dans les crèches parisiennes
La CGT, Supap-FSU et l’UCP ont déposé un préavis de grève jusqu’au 1er décembre.

Agenda 19.11.20

Et on commence avec cet appel lancé par la Marche des solidarités pour l’Acte 4 des Sans-Papiers prévu le 18 décembre prochain.
Malgré les centaines de kms parcourus par les Sans-Papiers lors de l’Acte 3, la Marche nationale des Sans-Papiers du 19 septembre au 17 octobre, les milliers de villes et villages traversés, les centaines de réseaux mobilisés, les multiples rencontres et les dizaines de milliers de participantEs à la manifestation du 17 octobre à Paris... rien. Macron n’a pas eu un mot pour les Sans-Papiers.
Macron et ce pouvoir méprisent les habitantEs de ce pays, avec ou sans papiers.
Ils parlent de liberté. Mais après avoir refusé la liberté de circuler aux migrantEs, ils la limitent pour toute la population.
Le gouvernement prétend défendre la liberté d’expression mais a interdit à la Marche nationale des Sans-papiers de défiler vers l’Élysée.
Par ailleurs, ils ne respectent pas le droit d’asile, alors même que l’État français est en partie responsable de guerres et de partenariats économiques honteux qui provoquent l’exil.
Ils parlent d’égalité mais ils la refusent aux Sans-Papiers et les inégalités explosent dans toute la société.
Ils disent agir pour la santé mais ils n’ont en tête que la défense des profits des plus riches. C’est ce qu’ils appellent l’économie, mais ils refusent de donner les moyens nécessaires à l’hôpital ou à l’école, ils mettent des migrantEs à la rue, ils continuent d’expulser des pauvres de leur logement, ils font exploser le chômage, ils laissent des Sans-Papiers sans protection en première ligne et ils remplissent les centres de rétention.
Le pouvoir fait partie du problème des crises de ce pays et les amplifie, semant la misère, le désespoir, le racisme et la haine là où il faut plus de solidarité, de liberté et d’égalité. 
Le 17 octobre dernier, malgré le couvre-feu, malgré l’assassinat d’un professeur la veille, malgré le black-out médiatique sur le mouvement et malgré l’interdiction de tout l’Ouest parisien : des dizaines de milliers de personnes ont participé à la marche des solidarités, ensemble, avec et sans papiers, venuEs de tout le pays pour la liberté et l’égalité des droits, pour la régularisation de touTes les Sans-Papiers, uniEs contre le racisme, la xénophobie et l’islamophobie.
Alors le collectif de la marche appelle à renforcer encore ce mouvement avec l’Acte 4 et c’est prévu pour le 18 décembre prochain !
D’ici là, les organisations qui veulent se joindre à l’appel doivent envoyer un mail à : marche.des.solidarites@gmail.com

on poursuit avec cet appel lancé par l’association les 2 rives pour demander à L’Union européenne de reconnaitre le résultat des urnes au Venezuela alors que le 6 décembre prochain, les citoyens vénézuéliens sont appelés aux urnes pour choisir de nouveaux représentants à l’Assemblée nationale.
Outre la diversité pléthorique des propositions politiques (avec 107 partis en lice, et 14.400 candidats pour 277 sièges de députés), les signataires de cet appel considèrent que l’occasion de cette élection représente surtout une sortie possible, démocratique, légale et pacifique à la crise politique et institutionnelle ouverte par l’auto-proclamation, en janvier 2019, de Juan Guaido comme ’président intérimaire’ du Venezuela.
Au cours de l’année 2020, les discussions entre le gouvernement et une partie de l’opposition résolue à rejoindre le chemin constitutionnel, ont conduit à l’établissement de nouvelles garanties électorales, unanimement acceptées par toutes les tendances politiques impliquées dans ce processus électoral. Mais malgré ses appels répétés au dialogue au Venezuela, l’Union européenne a refusé d’accepter ce nouveau consensus démocratique et a finalement décidé de repousser l’invitation de l’État vénézuélien d’envoyer des d’observateurs comme garants du bon déroulement des élections.
Pour la plateforme les 2 rives : Cette contradiction est le fruit des pressions constantes de l’administration des États-Unis, embourbée au Venezuela dans une entreprise pour laquelle la priorité n’est pas le respect de la démocratie ni des processus électoraux, mais bien le ’changement de régime’. Cet alignement sur la politique de Washington signe l’abdication d’une politique étrangère indépendante pourtant mise en avant dans de nombreux discours d’intention.
C’est pourquoi la pétition demande à l’Union européenne qu’elle reconnaisse le verdict qui sortira des urnes le 6 décembre, et qu’elle soutienne le choix démocratique des vénézuéliens.
Si vous voulez signer la pétition, rdv sur : https://www.les2rives.info/petition6d_fra

Le Syndicat du Travail sexuel, le Stras met en place une permanence virtuelle pour vous aider si vous rencontrer des difficultés d’indemnisation en lien avec le confinement et la crise
vous pouvez écrire à : service-juridique@strass-syndicat.org

La Bourse du Travail de Paris est fermée au public, mais elle a mis en place une permanence juridique en distanciel que vous pouvez joindre :

à 13h, les personnels de la BNF organisent une AG en présentiel ou virtuelle
pour le présentiel ça se passe dans le hall ouest de la BNF ; et pour y participer en visio, il faut envoyer un mail à cgt.bnf@gmail.com

à 16:30, le Groupe Regards Critiques organise une visio-conférence sur’ la déclaration contre l’avortement’ signée par 32 pays
Le 22 octobre dernier, une initiative américaine a été lancée pour attaquer une des principales demandes des mouvements féministes : le droit à l’avortement pour tout-x-es. Le document, nommé « Déclaration de consensus de Genève » est parti de la Maison Blanche et s’inscrit dans la politique rétrograde menée depuis son arrivée au pouvoir par le président Trump. Cette déclaration commune a été paraphée par trente-deux pays et parmi les signataires, on retrouve Jair Bolsonaro, Viktor Orban, Andrzej Duda, Alexandre Loukachenko ou encore le maréchal Sissi et Mohammed Ben Salmane.
Où en est le mouvement féministe aujourd’hui à l’échelle internationale et plus particulièrement dans les principaux pays signataires ? Qu’en est-il des mobilisations féministes massives en Pologne pour le droit à l’avortement ? Pourquoi une telle déclaration a-t-elle été lancée ? La crise économique joue-t-elle un rôle ? Comment expliquer que Loukachenko a signé la déclaration ? Quel rôle la dimension religieuse joue-t-elle ? C’est à ces questions que tentera de répondre la militante féministe, Paola Salwan Daher qui travaille au Centre pour les Droits Reproductifs.
Pour suivre la discussion en ligne, rdv donc à 16h30 sur : [https://www.asso-unil.ch/grc/]

de 18:00 à 20:00, les Brigades de solidarité populaire d’Aubervilliers ouvrent leur point de collect-Distrib au laboratoire écologique zéro déchet
et vous pouvez déposer vos dons donc de 18h à 20h au labo zéro déchet qui se trouve au 20 avenue Édouard Vaillant, à Pantin
et de 19:00 à 21:00, tjr au labo zéro déchet les GJ de Pantin tiendront leur AG hebdomadaire pour échanger sur les luttes en cours et préparer les prochaines

les agents territoriaux de la ville de Saint-Denis poursuivent leur grève lancée le 2 octobre dernier pour protester contre la réforme de leurs primes et de leur temps de travail imposée par le maire socialiste, Monsieur Hannotin
ce soir, ils organisent un rassemblement à 18h30 devant le Conseil Municipal et demain matin, à partir de 11h30, un nouveau rassemblement avec déjeuner solidaire est prévu devant la mairie de St-Denis.

À 18h, l’Union des Étudiant.e.s Communistes propose une discussion en visio pour organiser la riposte des étudiant et des enseignants face au passage en force de la LPR
pour rejoindre la discussion, rdv donc à 18h sur : https://visio.mjcf.fr/b/lol-eca-vqv-zxf

De 18h30 à 20h30, le collège international de philo organise une visio-conférence autour de Christophe ANGEBAULT qui reviendra sur L’institution du peuple : éducation, irrationalité et thérapeutique
Depuis trois ans, Christophe ANGEBAULT étudie le projet moderne d’une « institution du peuple » par l’éducation scolaire, dans la perspective du processus de l’« institution imaginaire de la société » qu’a analysée Castoriadis. La notion de « peuple souverain » s’est construite comme un imaginaire instituant, et la fonction mythique de l’« instituteur » républicain peut être vue comme une tentative d’instituer un peuple qui soit sujet rationnel de la démocratie. Mais une part irréductible d’irrationalité résiste à cette ambition prométhéenne : d’abord parce que le peuple reste duel, sa part éduquée étant opposée sans fin à l’irrationalité et au débordement passionnel des masses ; mais aussi parce que des fractions réputées marginales ou anormales du peuple semblent réfractaires à l’entreprise éducative malgré toutes les tentatives de l’éducation spécialisée de créer des dispositifs adaptés aux « inéducables ». L’irrationalité se loge également au cœur des savoirs enseignés, quand il s’agit d’assumer dans les programmes scolaires les grandes apories du rationalisme moderne : la violence dans l’Histoire, le bouleversement épistémologique des sciences, ou la crise écologique qui suit la maîtrise technologique de la nature. Enfin, le problème est fondamentalement celui de l’irrationalité des systèmes éducatifs modernes et de leur idéal de rationalisation, qu’on cherche à conjurer par l’obsession économétrique et le contrôle managérial.
Pour discuter avec Christophe Angebault des conditions d’une thérapeutique éducative qui assumerait d’interroger la pathogénèse individuelle et collective des systèmes éducatifs et son lien avec la crise politique de la démocratie, rdv donc à 18h30 sur le lien zoom : https://us02web.zoom.us/j/86796964694

de 18h30 à 20h30, le collège international de philo organise aussi une Visioconférence autour de Fabienne BRUGÈRE qui reviendra sur le féminisme aujourd’hui
Des mouvements de femmes très différents les uns des autres se constituent partout dans le monde : du phénomène #metoo au chant du collectif féministe chilien Las Tesis, en passant par les féministes algériennes dans la rue en 2019.
Dans ce contexte, l’éthique du care (du « prendre soin ») est une ressource. D’un côté, elle permet de décrire et de dénoncer l’assignation des femmes aux tâches de soin et à la vie domestique pour déconstruire l’idée d’une naturalité morale des femmes. De l’autre, il apparaît nécessaire de repenser la démocratie et ses voix étouffées par différentes oppressions : celles des femmes, des pauvres et des migrants.
En faisant de la libération de la parole une arme politique, en ouvrant le concept de « femme » à toutes les voix qui ne comptent pas, et en faisant du « prendre soin » le fondement d’un programme à la fois social et écologique : une nouvelle vague de féminisme se structure t-elle ?
C’est à cette question que tentera de répondre Fabienne Brugère, alors pour en discuter avec elle, rdv à 18h30 sur le lien zoom : https://us02web.zoom.us/j/89942037747

de 19:00 à 20:30, Extinction Rébellion France propose une réunion publique en ligne pour présenter l’histoire, la stratégie, et les moyens d’action d’XR
pour en discuter avec des militantes et militants d’XR, rdv donc à 19h, sur : https://meet.nixnet.services/b/max-vqf-we9

à partir de 19h, l’association Survie propose une visio-conférence sur les événements au Mali ?
Après une série de gigantesques manifestations populaires, un groupe d’officiers, le 18 août, arrête le président I.B.Keita qui démissionne quelques heures plus tard. Aujourd’hui des instances de transition ont été mises en place, mais le mouvement M5 qui a porté la contestation populaire n’y retrouve pas son compte.
Pour en discuter avec :
- Fanse Coulibaly, membre du M5-RFP de la diaspora malienne Europe
- Many Camara, sociologue, membre de Espoir Mali Kura (EMK, diaspora)
- et Raphaël Granvaud, et Gérard Moreau, de l’association Survie, rdv donc à 19h sur : https://www.facebook.com/events/391162268588014

de 20:00 à 22:00, l’Union Communiste Libertaire Nord – Lille/Douai organise un apéro-visio libertaire avec une discussion collective sur la crise sanitaire et la gestion démocratique
pour en parler avec l’UCL de Lille, rdv donc à 20h sur le lien du discord : https://discord.gg/47QmMKP

de 20:30 à 21:45, le collectif Feminists in the City organise une visio-conférence sur l’avocate et militante féministe franco-tunisienne, Gisèle Halimi
De l’affaire Djamila Boupacha au procès de Bobigny (1972) en passant par la rédaction du Manifeste des 343, Claudine Monteil révélera les secrets d’années d’engagement de l’avocate et de sa relation et de ses combats communs avec Simone de Beauvoir.
Alors jeune militante féministe dans les années 1970 auprès de l’autrice du ’Deuxième Sexe’, Claudine Monteil témoignera de son militantisme au côtés de Gisèle Halimi.
Alors pour revenir avec elle sur le parcours de Gisèle Halimi, rdv à 20H30 ce soir sur le site : [www.feministsinthecity.com]

à 21H, le groupe Révolution permanente du NPA organise une discussion en visio sur l’islamophobie, l’islamo-gauchisme et l’islam politique avec :
Said Bouamama, Francoise Verges, Thomas Deltombe, Ludivine Bantigny et Anasse Kazib
pour rejoindre le facebook live, rdv sur la page de révolution permanente

à 2h du matin, heure française, le Workers World Party organise une visio-conférence, en hommage à l’activiste transgenre Leslie Feinberg, décédée en 2014
Leslie avait développé la première analyse marxiste des origines de l’oppression transgenre dans « Transgender Warriors : Making History » ( publié en 1997).
Pour rejoindre la visio-conférence qui lui rend hommage, rdv donc à 2h du mat, sur : https://bit.ly/LeslieFeinbergTribute

à partir d’aujourd’hui, et jusqu’à vendredi, l’université de Nanterre organise un colloque virtuel intitulé : Les projets communautaires : Empowerment, action collective et solidarités en contexte néolibéral
Dans le contexte néolibéral d’amoindrissement de l’État social largement analysé par les sciences sociales, le développement de « projets communautaires » semble être érigé en nouveau paradigme de l’action politique, que celle-ci soit portée par les institutions, les citoyens ou les mouvements sociaux. L’auto-organisation de communautés autour de projets vise à répondre à une problématique collective par la production d’un ensemble de biens, de services ou d’activités en commun. Elle peut dès lors apparaitre comme un outil salvateur de restructuration de l’espace démocratique et de création de nouvelles formes de solidarité et d’action dans des domaines aussi divers que la santé, le travail, le soin, l’alimentation, l’éducation, la culture, le logement ou les transports. C’est du moins comme un tel moyen de démocratisation des institutions et des formes de vie que ces projets sont présentés par les organisations et groupes humains divers, voire antagoniques, qui les mettent en œuvre et/ou les financent, de la Banque mondiale à l’Union Européenne en passant par les municipalités et les zadistes « porteurs de projet ».
Dans ce spectre empirique très large, deux concepts fondamentaux, stimulants et problématiques, sont amplement mobilisés et méritent d’être pris ensemble comme objet d’étude.
D’une part, la notion de communauté connait un regain d’intérêt en sciences humaines et sociales, comme dans certains secteurs de l’action publique et de l’action collective. La communauté désigne alors a minima un groupe qui repose sur le partage d’un espace social, de problèmes politiques et sociaux concrets, et d’un ensemble de références, de croyances et de valeurs à même de motiver l’action. Les principes d’unification d’un tel groupe peuvent être divers et entraînent d’importantes similitudes entre les comportements des différents membres du groupe, et par conséquent leur adhésion et leur participation à la vie communautaire. La communauté peut-elle dès lors être envisagée comme l’espace propice à la formation d’identités sociales et de solidarités susceptibles de compenser le déficit de solidarités publiques voire de remplacer certaines missions fondamentales de l’État social.
D’autre part, le concept de projet désigne un mode spécifique d’organisation et d’action des communautés. Cette forme a deux propriétés principales, qui la distinguent en théorie de l’action sur le mode de la planification : d’une part elle est censée fonctionner de manière souple et adaptée aux particularités de chaque communauté, d’autre part elle doit permettre aux communautés, même les plus précaires, de ne pas être cantonnées à un statut passif. En effet, le forme du projet est censée donner aux membres de la communauté une autonomie relative dans la décision, la production, l’allocation, la répartition des biens, des activités et des services communautaires.
Partant de là, Ce colloque vise à analyser, du point de vue des sciences humaines et sociales, la notion de « projet communautaire », largement mobilisée par des acteurs sociaux et à en interroger l’unité conceptuelle, la portée et les présupposés normatifs ainsi que les effets concrets sur les modes d’organisation, d’action collective et de gouvernement.
Au programme d’aujourd’hui : les discussions porteront sur la démocratie et les Projets communautaires comme nouveaux espaces du politique, ou encore sur Projets communautaires et politiques environnementales : de la gestion publique à la citoyenneté communautaire ?
Et demain matin : les discussions porteront sur : Projets communautaires et travail : une néolibéralisation des rapports de production ?
Pour suivre ce colloque en visio-conférence, rdv donc aujourd’hui et demain matin, à partir de 9h sur :
lien du jeudi 19 novembre
ID de réunion : 824 4672 1013 ; Code secret : 273306
lien du vendredi 20 novembre
ID de réunion : 873 6751 0734 ; Code secret : 576544

A partir de 9h demain, L’Association des droits et des frontières et l’Université de Palerme organisent un colloque virtuel, en italien, intitulé : ’GUERRES, MIGRATIONS ET DROITS EN MÉDITERRANÉE’
Avec au programme, des discussions sur : L’Europe et le non-accueil des migrants, les politiques d’externalisation, la Surveillance des frontières et la militarisation de la Méditerranée, sur la responsabilité pénale des États, ou encore sur la construction des migrants comme ennemis de l’intérieur
Et pour suivre ce colloque en, visio, rdv sur : https://www.facebook.com/AssociazioneDirittiEFrontiere/

Enfin demain matin, à l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, MSF France, les Midis du MIE, TIMMY - Soutien aux Mineurs Exilés, Utopia 56 et le Comede organisent un rassemblement de soutien aux mineurs isolés
La Journée internationale des droits de l’enfant a été instituée en 1995 par le parlement français, pour commémorer la signature de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), le 20 novembre 1989 - ratifiée par la France en 1990.
C’est l’occasion de rappeler les droits fondamentaux de tout être humain de moins de 18 ans qui doit être considéré comme un enfant. La CIDE affirme en effet qu’un enfant n’est pas seulement un être fragile qu’il faut protéger, mais que c’est une personne qui a le droit de s’exprimer, d’être éduquée, soignée et protégée, quel que soit l’endroit du monde où elle est née.
Cette convention introduit également le concept important d’« intérêt supérieur de l’enfant ».
Pourtant en 2020, des centaines de mineurs isolés étrangers (MIE) ou mineurs non accompagnés (MNA) sont en errance sur notre territoire.
Ils vivent dans la rue, déscolarisés, sans encadrement éducatif ni aucune ressource, le temps de longues procédures pour faire reconnaître leur droit à une protection en tant que mineurs isolés, c’est à dire sans tuteur ou adulte légalement responsable d’eux ici.
Leur situation est plus tragique que jamais en cette période de pandémie, puisqu’ils n’ont accès à aucune aide en dehors de celle des citoyens et associations, ni aucun hébergement malgré le confinement ordonné par le gouvernement.
Les associations se battent au quotidien pour faire reconnaître leurs droits, afin notamment, que tous les mineurs en recours soient protégés en tant que tels, au nom du principe de présomption de minorité.
Comme les associations l’ont déjà fait sur le campement du square Jules Ferry de Paris, elles se mobilisent pour interpeller le gouvernement et les départements sur leurs responsabilités et engagements, afin que toute sorte de maltraitance physique ou morale à l’encontre de ces jeunes en détresse cesse, et que leur avenir puisse se construire dans des conditions adaptées à leur vulnérabilité.
Pour les soutenir, rdv donc demain matin pour le rassemblement,déclaré et autorisé par la Préfecture : le rdv est donné à 10h sur la Place Pierre Laroque.

rdv culturels
de 14h à 16h, le Centre européen de sociologie et de science politique poursuit son séminaire sur les « Productions et circulations des biens culturels : le cas des pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient » , avec une séance virtuelle autour de Aziliz Kondracki qui reviendra sur « l’adaptation d’une émission de télé-réalité britannique pour le monde arabe »
À partir de l’observation de la chaîne de circulation du format Idols du distributeur jusqu’au diffuseur, la politologue analysera comment ce bien économique et culturel se transforme pour la production d’une émission locale. La transaction de ce format est encadrée par des dispositifs qui veillent à fixer les règles inhérentes à son processus d’adaptation et à réguler le processus de recyclage dont il fait l’objet. Les systèmes médiatiques britanniques et français participent à la formation du système médiatique panarabe en accompagnant les producteurs locaux dans la production de cette émission formatée. Dans ce décor, le format fait donc l’objet d’appropriations multiples, et le modèle de production dont le format est le véhicule devient le support d’un long processus d’agrégation et d’accumulation de savoirs, de techniques mais aussi de normes et de valeurs. En cela, l’émission dite locale est le résultat d’un processus transactionnel complexe dans lequel les idées circulent, sont générées ou reformulées. Dès lors, la construction et le maintien de relations sociales significatives entre acteurs divers semble devenir alors une condition sine qua non pour que ce bien circule, s’échange, se transforme.
Et pour en discuter avec elle, rdv donc à 14h sur : https://groupes.renater.fr/sympa/subscribe/culturemena?previous_action=info

À 18h30, Le musée universitaire de Louvain, propose une Conférence en ligne de Victor Burgin intitulée ’L’eau sous le pont : des corps de temps en temps’
Figure de l’art conceptuel, Victor Burgin explore la relation entre le langage et l’image, avec un intérêt particulier pour les intersections du désir subjectif et de l’organisation socio-politique dans le champ de la représentation.
Pour discuter avec lui de la question de la représentation du corps dans la culture artistique et visuelle des quatre dernières décennies rdv à 18h30 sur : [https://www.museel.be /.../ registration-victor-burgins]

de 19:00 à 20:15, La Gaîté Lyrique et le collectif artistique Disnovation.org proposent la dernière séance virtuelle du cycle PROTOTYPES POUR PENSER L’APRÈS-CROISSANCE
Ce cycle propose des méthodes artistiques pour conspirer et concevoir des horizons au-delà de la croissance économique, un dénominateur commun des crises contemporaines, en expérimentant collectivement des prototypes de réorientation éco-politique. Et pour cette dernière séance, le collectif vous invite à explorer des prototypes de jeux critiques pour décoloniser les doctrines de la croissance économique, à reprogrammer vos imaginaires et à envisager les conséquences radicales d’un modèle économique reconnecté aux sources d’énergie élémentaires provenant du soleil, de la terre et du cosmos.
Et pour suivre cette dernière séance du cycle PROTOTYPES POUR PENSER L’APRÈS-CROISSANCE, rdv donc à 19h sur le lien zoom : [us02web.zoom.us/j/85413275622]

Musique : Iam et la Fonky Family - Bad Boys de Marseille

Agenda 19.11.20

Documents joints

De 18h30 à 20h30, le college international de (...)